On continue notre semaine cinéma 🙂 Alors que je continue à batailler avec mon « Blonde » et la vie romancée et fantasmée de Marilyn, a eu lieu au cinéma Mac Mahon un joli festival consacrée à l’actrice. Étant absents le week-end dernier nous nous y sommes rendus vendredi après-midi, pendant que nous faisions l’école buissonnière. Au programme: « Bus stop » de Joshua Logan, un film inconnu pour Mr Papillon et moi. Bien sûr j’en connaissais le titre, savais combien il avait été important dans la carrière de Marilyn, mais je ne l’avais jamais vu. Il fait partie de ces films auxquels le temps fait du mal, à cause de la société qu’ils décrivent. Mais c’est aussi tout leur intérêt: donner à voir ce qu’Hollywood avait dans la tête et donnait à voir à son public à la fin des années 50. Et là il n’y a pas le filtre que l’on trouve dans une série comme MadMen qui porte un regard extrêmement
Salle obscure
Who’s afraid of Virginia Woolf?
Décidément le cinéma Mac Mahon propose des films qui interrogent le couple ces temps-ci. Ou du moins sont-ce ceux que nous allons voir. Après le sublime « Amour » de Hanneke qui nous faisait nous interroger sur le grand âge et ce qu’il inflige au couple, voici Mike Nichols et son « Qui a peur de Virginia Woolf », ô combien mythique et je sais maintenant pourquoi. Le cinéma américain des années 60 aimait visiblement secouer l’ordre établi et le puritanisme ambiant (enfin pour les femmes surtout, hein :-)). Les diamants sur canapé de Blake Edwards remuaient violemment la règle selon laquelle une femme comme il faut ne pouvait qu’épouser, le couple Taylor-Burton nous montre ici que le mariage n’est visiblement pas la panacée… Prends toi ça dans les dents le publicitaire de Madison avenue qui vend de la famille parfaite. Ah oui c’est vrai, tu picoles du whisky à 10h30 le matin et trompe ta femme entre midi et deux… Bref, vive le
5ème avenue, 5h du matin
Encore un coup de Philippe Collin et Xavier Mauduit. Encore un coup de France Inter. Le nombre d’expo, pièces de théâtre ou films vus, de livres lus grâce à eux!! (Il faudra que je vous raconte un jour mon OneNote spécial bouquins, musique, théâtre, films, expos, etc. Je suis une grande malade!) Début Janvier mon cher cinéma Mac Mahon remettait Breakfast at Tiffany’s à l’affiche (en version restaurée) et Holly et moi retournions pleurer devant les aventures et mésaventures de Miss Golightly. A tous les coups ça marche. La faute au chat roux, évidemment 🙂 La sortie tombait à pic, quelques semaines auparavant était parue la version française du livre de Sam Wasson « 5ème avenue, 5 heures du matin« . Ce livre raconte l’histoire derrière le film « Breakfast at Tiffany’s », sa génèse, ses petits secrets de tournage. On le lit comme un excellent roman, de ces histoires qu’on a du mal à lâcher tant qu’on n’a pas achevé le dernier chapitre.
Amour…
Le mariage ne se vit pas, il se danse. C’est la phrase qui m’est instantanément venue à l’esprit lorsque j’ai vu Georges (Jean-Louis Trintignant) prendre fermement Anne (Emmanuelle Riva) dans ses bras pour la faire passer de son fauteuil roulant à son fauteuil habituel. C’est aussi ça le mariage. C’est aussi ça une histoire d’Amour. « Amour » c’est ce film étrange – mon premier Michael Haneke – que l’on voit sereinement, avec émotion certes, mais sans larme, sans drame, et qui vous fait pleurer pendant 2 heures ensuite. Nous sommes sortis du cinéma, j’ai voulu parler, et j’ai fondu en larmes. Et à mon bras Mr Papillon ne faisait pas le malin. Haneke n’a mis aucun pathos dans son extraordinaire film. De la dignité, de la noblesse, de la souffrance, du courage, de l’Amour. Infiniment d’amour. Et c’est ainsi qu’il nous touche. Anne et Georges ce sont mes grands-parents. C’est Papy André et Mamie Madeleine, partis l’un après l’autre, à une
Certains univers
Peut-être faut-il y lire mon manque de vraie culture cinématographique: j’aime tout particulièrement les réalisateurs qui possèdent des univers très forts. Almodovar, Burton, Mendes, Anderson, Allen, Ozon comptent parmi mes réalisateurs favoris. En deux semaines nous avons été gâtés: le dernier James Bond, puis ce week-end les derniers films de Wes Anderson et de François Ozon à l’occasion du festival Telerama dans notre bien aimé Mac Mahon. Nous avons commencé vendredi soir – après ma si longue semaine de boulot – par « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson dont j’aime tellement le monde et l’image si décalés, si poétiques, si délicatement frapadingues. J’attendais avec impatience de voir à quoi ressemblait son île de New Penzance, ses sixties, ses pré-ado amoureux, son art de la fugue, son royaume au lever de la lune. Je n’ai pas été déçue, le film est une merveille que j’ai adoré de la première (au son de la « Postcard to Henry Purcell« ) à la dernière minute. C’est
