Victor ou les enfants au pouvoir

Son « Rhinocéros » de la saison dernière nous avait éblouis (oui, même si mon état de fatigue de l’époque m’avait fait frôler l’endormissement), « Casimir et Caroline » il y a trois ans nous avait enthousiasmées Holly et moi, en résumé j’aime beaucoup le travail de mise en scène d’Emmanuel Demarcy-Mota. J’aime son audace, son anti-conformisme, sa mise en valeur de ses personnages, sa capacité à glisser un petit quelque chose d’Hollywoodien (au meilleur sens du terme) sur une scène de théâtre. C’est donc pour cette raison que j’ai inscrit « Victor ou les enfants au pouvoir » de Roger Vitrac à notre programme annuel au Théâtre de la Ville. Le nom de la pièce me disait quelque chose mais je n’arrivais pas à savoir pourquoi. Et puis j’ai compris en lisant le petit fascicule remis au théâtre: j’en ai probablement entendu parler lors de l’exposition sur le Dadaïsme à Beaubourg il y a quelques années. Son sujet en est difficile et assez perturbant: nous

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Parmi les nuages d’argent

Jeudi après-midi, alors que le compte à rebours avant Noël commençait sa course folle, les premières «Susan» (seconde édition) de Chloé refaisaient leur apparition sur Twitter (cela commence toujours sur Twitter), un intéressant échange a eu lieu avec quelques blogueuses dont j’aime autant la plume que le style. Et il était intéressant de voir combien ce coup marketing assez cynique lorsque l’on regarde le tarif exorbitant de ces bottines décevait des fans inconditionnelles de cette jolie maison et de vraies accros aux souliers (quels que soient ces souliers : baskets ou escarpins, boots rock ou ballerines de petits rats).

En attendant… Anne Teresa de Keersmaeker

Jeudi dernier Mr Papillon avons retrouvé avec plaisir le Théâtre de la Ville et la troupe d’Anne Teresa de Keersmaeker dont nous avions tant aimé le dernier spectacle pour découvrir « En attendant », sa création 2010, présentée l’été dernier à Avignon, dans un cloître, en lumière naturelle, à la tombée du jour. J’ai regretté d’avoir manqué un tel spectacle car le lieu et la mise en scène sont clairement symboliques du travail actuel d’Anne Teresa de Keersmaeker: épure, simplicité, fusion avec les éléments naturels. Impossible d’avoir un cloître ou un soleil couchant sur la scène du Théâtre de la Ville, mais l’esprit de ce soir de Juillet 2010 était symbolisé par un fin trait de terre déposé sur la scène et un savant jeu de lumière qui nous a doucement fait glisser dans la nuit noire. Sur scène, une petite dizaine de danseurs (hommes & femmes), deux musiciens et une chanteuse lyrique. La musique nous offre un voyage jusqu’aux sonorités du

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Nicomède et Suréna

Non il ne s’agit pas des noms donnés par Chloé ou Givenchy à leurs nouveaux sacs à main ni du nom de nouvelles molécules magiques qui font maigrir en mangeant des macarons. Il s’agit des titres de deux œuvres de Pierre Corneille. Tout simplement. Du théâtre français dans ce qu’il a de plus classique. Dans des mises en scène qui ne le sont pas du tout. Elle est signée Brigitte Jacques-Wajeman cette mise en scène, et elle est fantastique. Elle dépoussière les œuvres et leur donne une modernité et une actualité redoutables.