La Source

J’espérais vous parler de ce ballet avant la fin des représentations, mais le temps a passé, mon agenda a débordé et je n’ai pas réussi. La Source est un ballet qui a une histoire intéressante: créé en pleine période romantique, il a complètement disparu et son livret a été perdu. Jean-Guillaume Bart et Clément Hervieu-Léger ont donc recréé ce ballet de toute pièce. Le résultat est éminemment romantique, très gracieux et plaisant pour les yeux, sans rien révolutionner. Mais ce n’était pas nécessairement ce que l’on attendait d’eux. Voici un lien sur le site de l’opéra dans lequel le chorégraphe explique comment il a travaillé: le livret et la dramaturgie ; la musique ;  la chorégraphie. Là où le travail sur La Source devient intéressant, c’est lorsque l’on parle de scénographie et de costumes. Aux manettes Eric Ruf et Christian Lacroix, pour un résultat enchanteur pour les yeux. Commençons par les décors: celui d’un théâtre d’antan. Ou du moins, les

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La fille aux yeux d’émail

Il y a quelques semaines nous avons été découvrir un ballet classique s’il en est: Coppélia. Après avoir vu quelques ballets plus contemporains, nous sommes revenus aux racines du ballet romantique, avec cette histoire de jeune homme amoureux d’une poupée mécanique, de jeune fille qui s’apprête à devenir femme. Si l’histoire et le ballet sont extrêmement classiques (rien ne manque: le petit village d’Europe de l’Est et les danses folkloriques), on y trouve une vraie fraîcheur et de la drôlerie. J’ai particulièrement aimé la tenue de Swanilda et de ses amies: des tutus en voile très léger et ceinturés de soie de couleur pastelle qui m’ont immédiatement fait penser aux tutus des adorables ballerines de Degas. Ravissant!!

Caligula version Nicolas Le Riche

Il y a des spectacles comme ça. ENTHOUSIASMANTS. Vous vous y rendez pour le seul nom du chorégraphe. Nicolas Le Riche. Immense danseur étoile. Être bondissant éblouissant devenu chorégraphe une fois l’heure de la retraite pour les chaussons sonnée. Je me suis démenée comme un beau diable pour avoir ces places, je ne le regrette pas. Tout comme je suis contente d’avoir attendu ce spectacle pour les étrenner, elles

Un week-end de danse

Le grand week-end de Pentecôte fut placé sous le signe de la danse pour la maison Papillons: La Bayadère à l’Opéra Garnier pour commencer, trois ballets par le Ballet de l’Opéra de Lyon pour le terminer. Deux moments de plaisir et d’émerveillement, deux très beaux cadeaux. La Bayadère pour commencer. Des années qu’elle n’avait été présentée à Paris. Comme toutes les œuvres reprises par Noureev, La Bayadère est devenu un ballet totalement époustouflant par sa technicité et sa magnificence. Je passe sur l’histoire, elle est classique: amour, promesses, trahison, vengeance, désespoir et rédemption… les ingrédients habituels d’un livret de ballet classique. Ce qui change un peu, c’est que l’action se passe – selon le livret – en Inde, ce qui permet un joli renouvellement des décors et costumes. Dans la version que nous avons vue vendredi dernier ce n’est pas en Inde qu’elle nous emmène, c’est dans un Orient de rêve, un Orient imaginaire, qui n’existe que dans nos songes

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« Raymonda » – Rudolf Noureev – Opéra Garnier

Je viens de souffler ma 31ème bougie. Couverte de petits mots, cartes, messages téléphoniques plus adorables les uns que les autres. Et à l’Opéra. Mr Papillon, Lulu et moi avons été voir « Raymonda », le merveilleux ballet chorégraphié par Rudolf Noureev (sur la base de la chorégraphie initiale de Marius Petipa). Rudolf Noureev est un dieu pour toute personne qui a mis une fois ses pieds dans une paire de pointes (qu’il a pratiquées lorsqu’il était élève à l’Opéra). Un danseur extraordinaire, un chorégraphe moderne qui a dépoussiéré grand nombre de ballets classiques. Son « Raymonda » est un rêve pour le spectateur ; un cauchemar pour ses danseurs. Ce ballet très rapide (à part quelques rares tableaux) est techniquement très difficile: rapidité, nombre de danseurs sur scène, difficulté des pas. Il est donc facile de se planter lorsqu’on le monte. Les premières critiques ont d’ailleurs été dures, très dures même. Autant dire que j’ai eu un peur en m’installant dans ma « baignoire »

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