Avant de vous parler de ce premier spectacle de notre saison 2014-2015 je voudrais partager avec vous ma petite résolution à moi-même: partager avec vous chacun des spectacles que nous verrons cette année. La saison dernière a été très légère en termes de comptes-rendus et je trouve ça dommage. Alors voilà, croisons les doigts pour que j’aie l’énergie nécessaire pour tenir ma plus après chaque spectacle. Nous avons achevé la saison dernière avec « Palermo, Palermo », spectacle spectaculaire et ébouriffant de la toujours magique Pina Bausch. C’est avec elle qui nous démarrons cette saison, à l’Opéra de Paris cette fois, pour un spectacle tout aussi ébouriffant et au démarrage assez perturbant. La troupe de Pina Bausch à l’Opéra de Paris, voilà qui est rare, exceptionnel même – la compagnie est plutôt une habituée du Théâtre de la Ville – et alléchant. La modernité, la loufoquerie et l’irrévérence de Pina Bausch sous les ors de Garnier. Le public risque d’être un peu
opéra garnier
La Source
J’espérais vous parler de ce ballet avant la fin des représentations, mais le temps a passé, mon agenda a débordé et je n’ai pas réussi. La Source est un ballet qui a une histoire intéressante: créé en pleine période romantique, il a complètement disparu et son livret a été perdu. Jean-Guillaume Bart et Clément Hervieu-Léger ont donc recréé ce ballet de toute pièce. Le résultat est éminemment romantique, très gracieux et plaisant pour les yeux, sans rien révolutionner. Mais ce n’était pas nécessairement ce que l’on attendait d’eux. Voici un lien sur le site de l’opéra dans lequel le chorégraphe explique comment il a travaillé: le livret et la dramaturgie ; la musique ; la chorégraphie. Là où le travail sur La Source devient intéressant, c’est lorsque l’on parle de scénographie et de costumes. Aux manettes Eric Ruf et Christian Lacroix, pour un résultat enchanteur pour les yeux. Commençons par les décors: celui d’un théâtre d’antan. Ou du moins, les
La fille aux yeux d’émail
Il y a quelques semaines nous avons été découvrir un ballet classique s’il en est: Coppélia. Après avoir vu quelques ballets plus contemporains, nous sommes revenus aux racines du ballet romantique, avec cette histoire de jeune homme amoureux d’une poupée mécanique, de jeune fille qui s’apprête à devenir femme. Si l’histoire et le ballet sont extrêmement classiques (rien ne manque: le petit village d’Europe de l’Est et les danses folkloriques), on y trouve une vraie fraîcheur et de la drôlerie. J’ai particulièrement aimé la tenue de Swanilda et de ses amies: des tutus en voile très léger et ceinturés de soie de couleur pastelle qui m’ont immédiatement fait penser aux tutus des adorables ballerines de Degas. Ravissant!!
Caligula version Nicolas Le Riche
Il y a des spectacles comme ça. ENTHOUSIASMANTS. Vous vous y rendez pour le seul nom du chorégraphe. Nicolas Le Riche. Immense danseur étoile. Être bondissant éblouissant devenu chorégraphe une fois l’heure de la retraite pour les chaussons sonnée. Je me suis démenée comme un beau diable pour avoir ces places, je ne le regrette pas. Tout comme je suis contente d’avoir attendu ce spectacle pour les étrenner, elles
Un week-end de danse
Le grand week-end de Pentecôte fut placé sous le signe de la danse pour la maison Papillons: La Bayadère à l’Opéra Garnier pour commencer, trois ballets par le Ballet de l’Opéra de Lyon pour le terminer. Deux moments de plaisir et d’émerveillement, deux très beaux cadeaux. La Bayadère pour commencer. Des années qu’elle n’avait été présentée à Paris. Comme toutes les œuvres reprises par Noureev, La Bayadère est devenu un ballet totalement époustouflant par sa technicité et sa magnificence. Je passe sur l’histoire, elle est classique: amour, promesses, trahison, vengeance, désespoir et rédemption… les ingrédients habituels d’un livret de ballet classique. Ce qui change un peu, c’est que l’action se passe – selon le livret – en Inde, ce qui permet un joli renouvellement des décors et costumes. Dans la version que nous avons vue vendredi dernier ce n’est pas en Inde qu’elle nous emmène, c’est dans un Orient de rêve, un Orient imaginaire, qui n’existe que dans nos songes
