Mon anniversaire et l’approche de Noël signifient une chose très importante : le ballet de Noël de l’Opéra de Paris. Je me transforme en enfant de 7 ans tous les ans à la même époque, attendant le soir du ballet comme l’ouverture des cadeaux le 25 décembre au matin. Cette année c’était « Don Quichotte » – signé par Noureev – qui est à l’honneur et à l’affiche. Un ballet inconnu pour moi, un double cadeau donc. Les esprits chagrins diront que le livret est un peu pauvre, et en effet on ne peut pas dire que le scenario soit bien épais, mais qu’importe, ce ballet est si beau. Car c’est bien dans la danse que tout réside. Ce ballet est l’un des plus techniques et des plus difficiles pour les danseurs qui soient. Rudolf Noureev s’est fait plaisir lorsqu’il l’a chorégraphié, des pirouettes insensées, des manèges étourdissants, des changements de rythme et de quart permanents, je n’ose imaginer l’état de fatigue
opéra bastille
Roméo et Juliette version Sasha Waltz
Shakespeare, Berlioz et Sasha Waltz. Et Aurélie Dupont en cerise sur le gâteau. Lorsque l’on regarde la recette sur le papier, on se dit qu’elle a tout pour donner un résultat succulent et très original. Musique, danse et chant sur la même scène, que de grands talents et l’une des histoires les plus universelles qui soit, voilà les raisons pour lesquelles j’avais inscrit ce « Roméo & Juliette » dans notre abonnement à l’opéra. Je m’étais dit que c’était parfait pour le goût de Mr Papillon qui n’aime rien tant que de voir de la danse contemporaine encore très teintée de son origine classique sous les ors de l’opéra. Point d’ors ce soir-là puisque nous étions à Bastille (symphonie dramatique oblige), mais tout le reste était là. Las la chorégraphie présente – mon goût – un certain nombre de défauts qui gâchent le résultat final. Pour commencer aucun des mouvements des grands ensembles ne fonctionnent. Dès qu’il y a plus de trois
Manon Lescaut
Je vous le disais il y a quelques mois, je ne connais rien à l’opéra. Je ne connais que les œuvres archi-classiques et les interprètes médiatisés. Ma culture en la matière reste à faire. Il reste néanmoins qu’il n’y a rien de mal dans les grands classiques et que ces artistes ne sont pas connus sans raison. Ainsi quand Natalie Dessay se produit à l’opéra, on s’empresse de prendre des places pour le spectacle. S’il y a bien une cantatrice que je rêvais d’entendre « en vrai », c’est elle. Son interprétation de la reine de la nuit dans « La flûte enchantée » me met dans un état extatique à chaque audition du CD. Quel dommage qu’elle ne puisse plus l’interpréter, j’aurais donné beaucoup pour l’entendre dans cet opéra inoubliable de mon cher Mozart. Là c’est « Manon » de Massenet qu’interprète la fabuleuse cantatrice, et le moins que l’on puisse dire c’est que cette année l’opéra frappe fort dans ses mises en scène (signée
Once upon a time…
« Il était une fois un Gentilhomme qui épousa en secondes noces une femme, la plus hautaine et la plus fière qu’on eût jamais vue. Elle avait deux filles de son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le Mari avait de son côté une jeune fille, mais d’une douceur et d’une bonté sans exemple ; elle tenait cela de sa Mère, qui était la meilleure personne du monde.« Ainsi commence un conte que tout petit occidental a entendu au moins une fois dans son enfance: « Cendrillon ».
Une soirée avec Méphistophélès
Le 28 septembre dernier avait lieu l’un de mes événements favoris de l’année: la début de la saison culturelle 2011-2012. Chaque année à la rentrée je trépigne et tape du pied en attendant la soirée où nous retournons à l’opéra ou au théâtre.
