Fred & Jean-Baptiste… encore

  Il y a deux grands types de romans chez Fred Vargas (enfin pour moi): ses romans « faciles » et parisiens où elle joue avec la langue, et ses romans préparés où l’on devine un sacré boulot de préparatoire. « L’homme aux cercles bleus » et « Coule la Seine » sont de la première catégorie, « Pars vite et reviens tard » ou « Temps glaciaires » sont de la seconde. Dans ces romans-là Fred Vargas ne s’amuse pas qu’avec les mots et le rythme de son histoire et de ses phrases, elle nous crée également tout un univers, lui donne une couleur, un parfum ou une odeur – « L’homme à l’envers » sent le suint à plein nez, j’ai eu l’impression de le lire assise dans une bergerie – un bruit, une atmosphère, une légende et des histoires (si possibles à dormir debout, elle est vraiment française jusqu’au bout). Ce que ces romans plus complexes ont de génial et de commun c’est qu’ils nous emmènent ailleurs (et nous

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« Un lieu incertain » – Fred Vargas

Je viens de passer une semaine en compagnie de Jean-Baptiste Adamsberg et ce fut délicieux. Certes Jean-Baptiste a une légère tendance à parler de manière confuse et décousue. Certes il aime pelleter les nuages, parfois. Ou souvent. Certes il aime les ennuis, les choses pas claires ou très louches, les trucs qui puent et attirent les emmerdes comme personne. Mais vraiment passer une semaine en sa compagnie est un régal. Il n’est pas toujours facile à suivre, et avec lui un GPS, une boussole et un atlas sont indispensables, mais ce qui est sympa c’est qu’on voit du pays. En l’occurrence cette semaine grâce à lui j’ai été à Londres, à Guarches et à Kisilova en Serbie. Et j’ai rencontré des Autrichiens, des Suisses, des Béarnais et des Bretons. Pas mal non, en une semaine? Bon, j’ai aussi été traîner dans un cimetière, un autre cimetière, les 2 vieux et remplis de sales bêtes à longues dents, dans un caveau

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