« Un lieu incertain » – Fred Vargas

Je viens de passer une semaine en compagnie de Jean-Baptiste Adamsberg et ce fut délicieux.

Certes Jean-Baptiste a une légère tendance à parler de manière confuse et décousue. Certes il aime pelleter les nuages, parfois. Ou souvent. Certes il aime les ennuis, les choses pas claires ou très louches, les trucs qui puent et attirent les emmerdes comme personne.

Mais vraiment passer une semaine en sa compagnie est un régal.

Il n’est pas toujours facile à suivre, et avec lui un GPS, une boussole et un atlas sont indispensables, mais ce qui est sympa c’est qu’on voit du pays.

En l’occurrence cette semaine grâce à lui j’ai été à Londres, à Guarches et à Kisilova en Serbie. Et j’ai rencontré des Autrichiens, des Suisses, des Béarnais et des Bretons. Pas mal non, en une semaine?

Bon, j’ai aussi été traîner dans un cimetière, un autre cimetière, les 2 vieux et remplis de sales bêtes à longues dents, dans un caveau (ça change un peu), sur les bords du Danube et sur un lieu de carnage.

Pour finir j’ai assisté à la naissance et au sauvetage de chatons…c’est plus gai que les cimetières et leurs morts.


Trêve de plaisanteries, j’ai failli louper mes stations de métro tous les jours de la semaine à cause de cette histoire de pieds coupés qui vont visiter le cimetière de Highgate et de cette pulvérisation de bouts humains dans un salon style Louis XIII.

Et il y a une heure la pauvre Shali ne savait plus quoi inventer pour attirer mon attention parce que – c’est pas tout ça mon bon chat – mais moi j’ai un livre à terminer!

Je me suis régalée de l’intrigue super-alambiquée et parfois à la limite du tirage de cheveux de Fred Vargas. J’ai retrouvé avec un grand plaisir l’équipe de la brigade dirigée par Adamsberg, cette chère Violette, Danglard et ses bouteilles remplies de savoir, et tous les autres.

Je me suis aussi parfois demandé comment la miss Vargas allait retomber sur ses pattes et démêler de manière rationnelle son histoire si compliquée et si proche du fantastique.

Mais cette femme n’est pas une archéozoologue médiéviste, cette femme est un chat. 9 vies 10 romans et elle retombe toujours sur ses pattes.
Et pourtant elle va loin avec son histoire de vampires.

En fait en refermant ce roman je me suis dit que Fred Vargas était de la même veine qu’Agatha Christie (que j’adore!!!!).

Bien sûr elles ne parlent pas des mêmes choses, bien sûr l’époque est différente.

Mais toutes les deux aiment les héros qui ne rentrent pas dans les cases, impressionnent et agacent en même temps et ne sont pas faits pour vivre parmi les communs des mortels.

Toutes les deux adorent brouiller les pistes de manière systématique et quasi diabolique pour mieux vous emmenez là où vous ne pensiez pas du tout aller.

Et au final elles gagnent toujours. Le méchant qui n’est celui qu’on pensait est démasqué, les gentils qui ne le sont pas tant que ça vont à la case prison sans toucher les 20.000 et nous on reste bluffés.

« Un lieu incertain » me rappelle les « Dix petits nègres » pour une raison que je ne saurais expliquer. Peut-être est-ce cette idée d’élimination, peut-être est-ce les multiples facettes des différents personnages.
Je ne sais pas, il faut que je relise les « Dix petits nègres », je saurai peut-être après.

Fans de romans policiers je vous recommande donc vivement la lecture de ce roman, vous devriez vous régaler.

2 réflexions sur “« Un lieu incertain » – Fred Vargas

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