Amour…

Le mariage ne se vit pas, il se danse. C’est la phrase qui m’est instantanément venue à l’esprit lorsque j’ai vu Georges (Jean-Louis Trintignant) prendre fermement Anne (Emmanuelle Riva) dans ses bras pour la faire passer de son fauteuil roulant à son fauteuil habituel. C’est aussi ça le mariage. C’est aussi ça une histoire d’Amour. « Amour » c’est ce film étrange – mon premier Michael Haneke – que l’on voit sereinement, avec émotion certes, mais sans larme, sans drame, et qui vous fait pleurer pendant 2 heures ensuite. Nous sommes sortis du cinéma, j’ai voulu parler, et j’ai fondu en larmes. Et à mon bras Mr Papillon ne faisait pas le malin. Haneke n’a mis aucun pathos dans son extraordinaire film. De la dignité, de la noblesse, de la souffrance, du courage, de l’Amour. Infiniment d’amour. Et c’est ainsi qu’il nous touche. Anne et Georges ce sont mes grands-parents. C’est Papy André et Mamie Madeleine, partis l’un après l’autre, à une

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Certains univers

Peut-être faut-il y lire mon manque de vraie culture cinématographique: j’aime tout particulièrement les réalisateurs qui possèdent des univers très forts. Almodovar, Burton, Mendes, Anderson, Allen, Ozon comptent parmi mes réalisateurs favoris. En deux semaines nous avons été gâtés: le dernier James Bond, puis ce week-end les derniers films de Wes Anderson et de François Ozon à l’occasion du festival Telerama dans notre bien aimé Mac Mahon. Nous avons commencé vendredi soir – après ma si longue semaine de boulot – par « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson dont j’aime tellement le monde et l’image si décalés, si poétiques, si délicatement frapadingues. J’attendais avec impatience de voir à quoi ressemblait son île de New Penzance, ses sixties, ses pré-ado amoureux, son art de la fugue, son royaume au lever de la lune. Je n’ai pas été déçue, le film est une merveille que j’ai adoré de la première (au son de la « Postcard to Henry Purcell« ) à la dernière minute. C’est

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Des hommes et des dieux

Autant nous sommes plutôt bons quand il s’agit de réserver des places de théâtre ou de ballet, autant nous sommes assez moyens quand il s’agit d’aller au cinéma. Des mois que nous n’y avons pas mis les pieds. Loupés « Harry Potter », les « petits mouchoirs » et autres œuvres cinématographiques récentes. Et autant on peut très bien vivre sans avoir vu le dernier Canet ou le dernier opus made in Poudlard, autant louper « Des hommes et des dieux » me dérangeait bien davantage. Parce que le sujet est trop important, parce que les critiques sont toutes unanimes. Notre bonne étoile ciné à Mr Papillon et moi s’appelle le cinéma Mac Mahon. Nous adorons cette petite salle charmante et cosy, à quelques minutes à pieds de chez nous. « Des hommes et des dieux » y est de nouveau à l’affiche depuis presque 2 semaines. Pas de surprise à attendre, ce film est aussi bien que tout ce qu’on en a dit. C’est un chef d’œuvre,

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Petit déjeuner avec Truman Capote

La confrontation entre un film et le livre dont il est extrait est parfois difficile. Un livre trop dense, trop riche, rend son adaptation difficile et souvent décevante. Ce fut par exemple le cas de « L’irrégulière », merveilleuse bible consacrée à Gabrielle Chanel mais dont le très esthétique film qui en a été tiré n’exploite qu’une infime partie. Et parfois on touche la perfection, le film se trouve être une merveilleuse interprétation du livre, un hommage à l’esprit qui habite les pages. « Autant en emporte le vente » en est pour moi le meilleur exemple. Le temps d’un week-end en Berry j’ai lu « Breaksfast at Tiffany’s » de Truman Capote, histoire de voir ce qui se cache derrière l’un de mes films préférés.