Joana Vasconcelos est la première artiste FEMME invitée à Versailles (révolution!!!!!!), et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a su rendre hommage au lieu et à son histoire et tirer partie d’une manière extraordinaire de ce cadre fou et baroque qui accueille son exposition. Dieu sait si j’avais adoré les expositions de Jeff Koons et et Murakami, mais je crois que cette fois-ci nous avons atteint un certain summum. C’est gai, drôle, parfaitement adapté au lieu et la plupart des œuvres font des clins d’œil hilarants aux ors décadents du palais. Et pourtant nous avons vu cette exposition dans des conditions atroces comme rarement vues jusqu’à présent. La manière dont le château de Versailles « accueille » ses visiteurs est absolument terrifiantes. Qu’il y ait un monde fou est une chose, mais que rien ne soit fait pour améliorer les choses en est une autre, et en l’occurrence c’est lamentable. On parle ici de l’un des monuments les plus visités
Quand l’art fait son show
Chez le comte de Camondo
Paris, un week-end d’Août écrasé de soleil et de chaleur. Désert. L’un de mes moments préférés de l’année, ces quelques jours d’Août où c’est le plein été, il fait beau, chaud et les Parisiens ayant quitté la ville, elle est à vous, tout à vous, rien qu’à vous. Un cadeau fabuleux que me fait ma ville préférée. Sur les conseils de ma N+2 et de son mari (rien à voir avec la choucroute mais cette femme et sa famille sont les gens les plus gentils du monde. Ils sont tous les 4 totalement adorables. Une famille idéale…) nous avons passé notre samedi aux Musées des Arts Décoratifs. Nous avons commencé par l’un de ces endroits méconnus mais tellement fous dont Paris recèle et qui sont de vrais trésors: l’hôtel particulier Nissim de Camondo. L’histoire de cette famille et de son hôtel particulier est originale, exceptionnelle et tragique. Le 61 de la rue Monceau a connu trois générations de De Camondo,
Issermann et Pellegrin à la MEP
Lorsque j’ai lu dans le Daily Elle que l’expo de Dominique Issermann à la MEP était prolongée de quelques jours j’ai aussitôt envoyé un mail à Mr Papillon en lui disant qu’il fallait que nous y allions pendant le week-end. Dimanche matin nous avons donc été voté puis avons filé direction Le Marais et sa merveilleuse maison consacrée à la photographie et aux photographes. Nous nous attendions à une queue conséquente et agaçante. Que nenni, nous devions être une dizaine dans le bâtiment, des conditions de visite parfaites! Nous avons expédié l’expo consacrée à Dominique Issermann assez vite. Malheureusement. Issermann et Casta c’est une longue histoire d’amour entre une photographe et un modèle, j’attendais donc beaucoup de cette séance dans les termes de Vals, dans la rencontre de ce lieu aux lignes et aux matières brutes et le corps de Mademoiselle Casta. Mais j’ai trouvé tout cela facile, téléphoné, terriblement convenu. Caricaturalement séance photo pour Vogue. C’est beau, hein, mais
Revoir Matisse et Beaubourg
Cela faisait une éternité que je n’avais pas été voir une expo à Beaubourg. Je sais que j’en ai loupé des fameuses. Beaucoup. Cela m’a chagrinée à chaque fois que j’ai vu annoncés les derniers jours sans avoir pris le temps d’y aller. Mais c’est la vie. Les journées n’ont que 24h, les week-ends seulement 48 et j’ai toujours mille choses – petites ou grandes – à faire. Mais voilà, de Beaubourg Mr Papillon ne connaît que le « George », le café-restaurant du dernier étage. Parfait pour la vue mais limité d’un point de vue culturel. Lorsque j’ai vu qu’il y avait en ce moment une exposition sur les travaux de Matisse et sur ceux de Art Spiegelman je me suis dit que c’était l’occasion de rectifier cette anomalie (5 ans à Paris sans visiter Beaubourg, faut arrêter de déconner!). Nous avons adoré l’exposition Matisse! Malgré le lâcher de grumeaux mal élevés, de vilains ado glousseurs et de bobos plus caricaturaux
Un animal inconsolable et gai
C’est ainsi que Mr Sempé définit l’Homme. Je trouve cela tellement juste et tellement vrai. Inconsolable de notre enfance achevée, de nos amours perdues, de nos illusions évanouies. Malgré cela un enfant continue à occuper notre cœur et nous nous émerveillons à l’infini de bonheurs minuscules, de petits miracles quotidiens. Nos cœurs se brisent pour mieux tomber amoureux à nouveau, nos larmes sont effacées par nos éclats de rire. L’Homme, ses bonheurs et ses tracas, ses espoirs sous la plume et les couleurs de Sempé est tellement attendrissant. Qu’il soit timide, mégalo, déprimé, euphorique, pédant ou ridicule, il est toujours touchant, attendrissant ou amusant. Sempé à le dessin doux et tendre. Quand je contemple ses dessins j’ai l’impression d’être enveloppée d’un plaid en cachemire moelleux, chaton sur mes genoux, que la lumière est soudainement adoucie, que l’air embaume le thé Earl Grey et que rien de grave ne peut se produire. Sempé regarde notre quotidien, en détecte la magie et
