Le donneur de bain

Le théâtre c’est souvent comme ça: vous allez voir une pièce (Face au Paradis en l’occurrence) et vous voyez l’affiche de la prochaine pièce annoncée dans ce théâtre et vous vous dites « à surveiller ». C’est donc ce qui s’est passé pour « Le donneur de bain ». L’affiche annonçait Charles Berling, Barbara Schulz et Bruno Wolkowitch. Pas moins. Si je ne l’ai jamais vue – elle – « en vrai » sur une scène, eux par contre, j’ai eu l’occasion de les applaudir. Le premier en Caligula déjanté en tutu et vernis à ongles, le second en type pas très fréquentable dans « Mademoiselle Julie ». Et je n’ai pas honte de le dire: je suis fan. Ces deux messieurs, André Dussollier, Xavier Gallais, Francis Huster, Francis Weber, Fabrice Luchini, Edouard Baer… Mettez-les sur une affiche de théâtre et normalement je m’arrête devant et essaie d’avoir des billets. « Le donneur de bain » donc. Le pitch était assez étonnant: fin du XIXème les gens qui ont de

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Le pedigree de Mr Baer

Il y a tant de choses que je dois vous raconter, et je manque tellement cruellement de temps ces jours-ci. Une fois encore j’ai trop de boulot. J’en promène avec moi dans le métro, en rapporte à la maison le soir et le week-end, il m’empêche un peu de dormir parfois. En conséquence j’écris moins, ce blog me manque, les idées s’accumulent… et je suis frustrée. Mais j’arrête de me plaindre et vous parle d’un spectacle vu il y a quelques semaines et que j’ai beaucoup aimé: Edouard Baer interprétant « Un pedigree » de Modiano, tout seul sur scène, au Théâtre de l’Atelier. « Un Pedigree » est une œuvre incroyablement intime dans laquelle Patrick Modiano fait le récit de sa vie, jusqu’à ce qu’il soit publié. Il y raconte sa vie, de sa naissance d’humain à sa naissance d’auteur. Il y raconte sa maïeutique d’auteur (désolée pour ce gros mot, mais je le trouve très beau). C’est fort, très émouvant, fascinant. Je

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Deux duos, quatre solos

Paris est vraiment ma ville de rêve. Pour sa beauté et son charme incomparables bien sûr, mais aussi pour sa capacité à exhausser des vœux et réaliser des rêves. Franchement, on m’aurait dit il y a quelques années, alors que j’admirais cet immense artiste dans le rôle de Carrie Bradshaw, que je verrais un jour Mikhail Baryshnikov sur scène, j’aurais refusé d’y croire. Mais magie de Paris et des achats online en 3 clics, il y a quelques heures c’est bien lui que nous admirions enflammer la scène du Théâtre de la Ville. Devant une salle comble et subjuguée il a interprété en compagnie de l’incroyable Ana Laguna « Three solos and a Duet », ballet pêle-mêle de différentes œuvres de différents chorégraphes: Jerome Robbins (un morceau spécial pour la Première) ; Alexeï Ratmansky ; Mats Ek et Benjamin Millepied. Cinq ballets très différents, mais avec comme génial point commun l’humour et l’énergie et des mises en scène que j’ai adorées, complétant

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Un week-end de danse

Le grand week-end de Pentecôte fut placé sous le signe de la danse pour la maison Papillons: La Bayadère à l’Opéra Garnier pour commencer, trois ballets par le Ballet de l’Opéra de Lyon pour le terminer. Deux moments de plaisir et d’émerveillement, deux très beaux cadeaux. La Bayadère pour commencer. Des années qu’elle n’avait été présentée à Paris. Comme toutes les œuvres reprises par Noureev, La Bayadère est devenu un ballet totalement époustouflant par sa technicité et sa magnificence. Je passe sur l’histoire, elle est classique: amour, promesses, trahison, vengeance, désespoir et rédemption… les ingrédients habituels d’un livret de ballet classique. Ce qui change un peu, c’est que l’action se passe – selon le livret – en Inde, ce qui permet un joli renouvellement des décors et costumes. Dans la version que nous avons vue vendredi dernier ce n’est pas en Inde qu’elle nous emmène, c’est dans un Orient de rêve, un Orient imaginaire, qui n’existe que dans nos songes

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L’audition au théâtre Edouard VII

On se donne parfois des objectifs un peu étranges dans l’existence. Des choses sans importance, sans conséquence, mais dont on se dit que – quand même – si on les atteignait, ce ne serait pas si mal. L’un de mes petits objectifs sans importance était de voir Jean-Pierre Marielle un jour sur scène. Peu importe le spectacle, pourvu qu’il soit sur scène. Pourquoi ? A cause de Philippe Noiret et Jean Rochefort que j’ai eu l’occasion (et l’immense chance) de pouvoir applaudir. Cela fait partie de ces immenses joies minuscules qui émaillent ma décennie parisienne.