S’il y a une chose que j’aime par dessus tout en vivant à Paris, c’est la possibilité de voir de très grands comédiens jouer sur scène. C’est une chance que je savoure à chaque fois que je vais au théâtre ou presque. Surtout ne jamais devenir blasée, continuer à apprécier, goûter pleinement et apprécier ce moment magique à sa juste valeur. En ce moment à la Comédie des Champs-Elysées se joue « Le roi se meurt de Ionesco« . 100 représentations, avec Michel Bouquet et Juliette Carré (son épouse viens-je de découvrir). Mr Papillon ne comprenait pas forcément très bien mon insistance à prendre des places pour cette pièce et je crois que c’est davantage l’idée de Ionesco que de Bouquet qui l’a emporté. A la fin du spectacle je crois qu’il a compris mon attachement pour ce comédien incroyable.
Au théâtre ce soir
Merce Cunningham, 1er programme
La dernière fois que nous avons assisté à un ballet de la Merce Cunningham Company c’était il y a quelques mois seulement. A l’époque une partie du spectacle nous avait laissés légèrement perplexes. Nous étions un peu passés à côté, ce qui est toujours un peu désagréable. Rien de telle cette fois-ci. Ce spectacle nous a littéralement enchantés. Il marquait le début de notre saison au Théâtre de la Ville et ce fut un début en fanfare. Ce 1er programme (2 programmes Merce Cunningham sont proposés au Théâtre de la Ville cette année) est une balade dans l’univers créatif de grand Merce: du récent, du plus vieux et du quasi originel. Dans cet ordre. « Pond way« , créé en 1998 sur une musique de Brian Eno et un décor de Roy Lichtenstein (l’un de mes artistes pop préférés – « Landscape with boat » utilisé ici est une splendeur zen) est une merveille d’élégance. « Pond Way » ou 24h dans la vie d’une mare.
De si jolies Noces
Je crois pouvoir dire que j’ai grandi à l’Amour familial, au Nutella et sur un air de Mozart. J’ai toujours vu un pot de Nutella dans les placards familiaux (ou dans les miens et ceux de ma sœur), même lorsque personne n’en consomme vraiment. Il est là juste au cas où, parce qu’une tartine de Nutella est une envie qui doit être satisfaite immédiatement. Mozart… Mozart c’est la musique de mon enfance et le fond sonore de la maison de mes parents. Au moins dans ma tête. Si on n’entend pas résonner du Mozart au moins une fois dans la journée dans la maison, c’est que ses propriétaires ne sont pas là. Mozart c’est aussi le « WAM » (Wolfgang Amadeus Mozart) tant adoré de l’un de mes merveilleux professeurs de musique au collège. Je lui dois de connaître un peu mieux ce cher Wolfgang et mon amour pour Jean-Jacques Goldman (oui, oui, oui, je sais…). Bref, tout ça pour dire que
Appelle Télérama…
Ceux qui me suivent sur Twitter ont pu voir passer l’info: il y a quelques semaines j’avais rendez-vous avec Fabrice « Chouchou d’amour » Luchini. Je suis légèrement – très légèrement – théâtralement amoureuse de Fabrice Luchini. Cinématographiquement aussi, mais un peu moins. Figurez-vous que depuis quelques mois Fabrice (oui je me permets, au bout de 3 spectacles à ruiner mon mascara et à ressembler à un panda hystérique j’ai le droit!) lit des textes de Philippe Muray – à prononcer à l’américaine pour rendre un bel hommage à une brillante présentatrice de journal de 20h – au théâtre de l’Atelier. Philippe Muray kesaco? Philippe Muray* est un pamphlétaire et essayiste qui s’est focalisé sur l’analyse de la société moderne. Son regard et son analyse sont pointus & tranchants. Je vous laisse imaginer ce qu’une critique acérée de notre société, ses travers, ses icônes, ses contradictions et autres ridiculeries jubilatoires dans les mains – et surtout la bouche – de Fabrice Luchini.
Miam Miam… Miaaam !!!!
Titre totalement débile, je le concède, mais tellement tentant après le régal qu’a été le Miam Miam d’Edouard Baer (au théâtre Marigny). En vieillissant j’ai développé un véritable goût pour l’absurde, le fou, l’un peu dingue, le « bien débile ». Les mouvements surréalistes et dadaïstes m’enthousiasment et les expositions qui y sont consacrés m’enchantent. Il me paraît donc assez logique que j’adore des comédiens et amuseurs comme Fabrice Luchini et Edouard Baer. Le premier, je vais le voir début Octobre au théâtre de l’Atelier et je compte presque les jours. Le second, je viens d’avoir le plaisir de le revoir la semaine dernière dans son succulent « Miam Miam ».
