Ma fournisseuse officielle de places de spectacles (comprendre la demoiselle en charge du service Loisirs de ma boîte) m’avait prévenue: spectacle top, brillant, mais plombant. Vraiment plombant. J’ai donc – pour une fois – été un peu prévoyante et ait été faire un tour sur le site du Théâtre de l’Atelier pour m’informer sur ce spectacle avant de m’y rendre, dimanche dernier. J’étais toujours malade et surveillait l’évolution de mon virus d’amour. La bestiole a mal tourné, je suis ressortie du théâtre à moitié sourde.
Au théâtre ce soir
Swinging Billy
Je suis épouvantablement familière. Le Billy dont je veux vous parler n’a rien à voir avec un sac à main hautement désiré par la blogosphère mode, mais de William Forsythe, le brillant chorégraphe, partenaire hautement désirable du Ballet de l’Opéra de Lyon.
Caligula version Nicolas Le Riche
Il y a des spectacles comme ça. ENTHOUSIASMANTS. Vous vous y rendez pour le seul nom du chorégraphe. Nicolas Le Riche. Immense danseur étoile. Être bondissant éblouissant devenu chorégraphe une fois l’heure de la retraite pour les chaussons sonnée. Je me suis démenée comme un beau diable pour avoir ces places, je ne le regrette pas. Tout comme je suis contente d’avoir attendu ce spectacle pour les étrenner, elles
En attendant… Anne Teresa de Keersmaeker
Jeudi dernier Mr Papillon avons retrouvé avec plaisir le Théâtre de la Ville et la troupe d’Anne Teresa de Keersmaeker dont nous avions tant aimé le dernier spectacle pour découvrir « En attendant », sa création 2010, présentée l’été dernier à Avignon, dans un cloître, en lumière naturelle, à la tombée du jour. J’ai regretté d’avoir manqué un tel spectacle car le lieu et la mise en scène sont clairement symboliques du travail actuel d’Anne Teresa de Keersmaeker: épure, simplicité, fusion avec les éléments naturels. Impossible d’avoir un cloître ou un soleil couchant sur la scène du Théâtre de la Ville, mais l’esprit de ce soir de Juillet 2010 était symbolisé par un fin trait de terre déposé sur la scène et un savant jeu de lumière qui nous a doucement fait glisser dans la nuit noire. Sur scène, une petite dizaine de danseurs (hommes & femmes), deux musiciens et une chanteuse lyrique. La musique nous offre un voyage jusqu’aux sonorités du
Nicomède et Suréna
Non il ne s’agit pas des noms donnés par Chloé ou Givenchy à leurs nouveaux sacs à main ni du nom de nouvelles molécules magiques qui font maigrir en mangeant des macarons. Il s’agit des titres de deux œuvres de Pierre Corneille. Tout simplement. Du théâtre français dans ce qu’il a de plus classique. Dans des mises en scène qui ne le sont pas du tout. Elle est signée Brigitte Jacques-Wajeman cette mise en scène, et elle est fantastique. Elle dépoussière les œuvres et leur donne une modernité et une actualité redoutables.
