Une après-midi au musée d’art moderne

A force de louper des expos pour cause de queue d’une longueur démesurée, j’ai fini par adopter le réflexe de prendre la carte annuelle du musée (vive la carte Sésame par exemple) ou de réserver des billets à l’avance, avec un créneau réservé et tout et tout.

Et bien je vous le dis, parfois ça ne suffit pas.
Enfin, ça ne suffit pas quand je confonds 2 musées et nous emmène donc à la mauvaise adresse.
C’est ce qui s’est passé il y a peu lors de notre visite au Musée d’Art Moderne. Je nous ai emmené au Petit Palais au lieu du Palais de Tokyo.

Et ça se prétend parisienne… Remballe tes 10 ans et des poussières sur place et ressort ton plan (cuvée 60’s s’il vous plaît!) cruchette!!

Après avoir couru un peu nous sommes finalement arrivés à bon port et presque à l’heure et avons pu savourer l’expo Basquiat.

De Jean-Michel Basquiat je ne connaissais rien à part sa relation avec Warhol et la Factory de ce dernier.
Je l’avais notamment découvert lors de l’expo Warhol du Grand Palais, lui qui fut l’une des muses du grand Andy.
Mais de là à penser et savoir que ce jeune homme avait une œuvre personnelle (et quelle œuvre!!!), il y a avait un pas que je n’avais pas encore franchi.

Lorsque la rétrospective a été annoncée, le nom a sonné comme bien connu à mes oreilles, et j’ai dit à Mr Papillon qu’il serait bien d’aller la voir car entre les expos Warhol, Saint-Laurent et celle-ci, nous restions dans la même époque et le même cercle de connaissances.

Bon, je n’avais pas prévu qu’il faudrait réserver nos billets pour y aller tant l’expo est prise d’assaut…

Que vous dire de l’œuvre de Basquiat?
Qu’elle n’est pas ce à quoi je m’attendais. Je suis arrivée en pensant découvrir un artiste du pop-art ou du pré pop-art. Tout simplement parce que j’avais mon prisme warholien sur les yeux. Forcément.

Et bien en fait pas du tout et rien à voir.
Si ce n’est leurs quelques œuvres communes, le travail de Basquiat est très singulier.

Viscéral, puissant, au bord de la folie voire complètement barré, ses œuvres sont extrêmement fortes et puissantes.

J’ai eu un coup de foudre pour ses œuvres à matière(s), peintes sur des fenêtres, des planches bizarrement accrochées ensemble, ses pièces mélangeant les matériaux.

Ce type peignait et créait avec ses tripes, avec son immense culture et son sens inné de l’histoire américaine, haïtienne, afro-américaine. Toutes ses œuvres construites sur l’histoire de l’esclavage ou sur l’idée de rejet de l’altérité ont une puissance inouïe et valent tous les bouquins écrits sur le sujet. C’en est quasi palpable.

Toutes les œuvres ne m’ont pas plu (et vu leur nombre c’est normal), mais devant un certain nombre d’entre elles Mr Papillon et moi nous sommes dits que nous les verrions bien dans notre nid (oh ça va, hein, on peut toujours rêver!).

A voir donc!

Comme nous étions au Musée d’Art Moderne, je me suis dit que nous pourrions en profiter pour voir l’expo Larry Clark. La fameuse expo interdite aux moins de 18 ans. Celle dont tous les médias ont forcément beaucoup parlé.

Mouais, mouais, mouais…

Énorme déception. Voilà ce qu’est cette expo.
Il s’agit paraît-il d’une exposition sur l’adolescence.

Mouais, mouais, mouais.

Rectifions: il s’agit d’une étude anthropologique sur l’adolescence d’un groupe de jeunes américains d’origine sud-américaine et vivant dans les banlieues défavorisées de grandes villes américaines.
Nous sommes donc un peu loin de l’Adolescence au sens très général du terme.

Moi qui m’attendais à des portraits assez variés et divers de l’adolescence américaine, j’ai été déçue. Forcément.
Rien qui ne puisse faire résonner mon adolescence en moi, rien qui ne réveille le moindre souvenir. Nothing to ring a bell. Quel dommage!

Les portraits sont techniquement et photographiquement réussis, mais je suis restée sur le pas de la porte. Les visages n’ont pas réussi à m’émouvoir.

Quant au grand scandale, et bien oui, il y a des pénis en érection, des mecs qui se branlent, des couples qui font l’amour et des mecs manifestement très fiers de leur service 3 pièces (ah si, ça c’est l’adolescence universelle! :-)), mais franchement pas de quoi fouetter un chat. Et rien que nos ados n’aient vu 10 fois à la télévision à des horaires pas si tardifs.

Ce qui m’a choqué c’est le portrait de cette adolescente enceinte et en train de se piquer. Et la photo d’un bébé dans son cercueil juste après. Là je me fige, je regarde et je sens l’horreur monter.
Mais personnellement je n’ai entendu aucun journaliste parler de ces 2 clichés. Nous n’avons probablement pas le même sens du « choquant ».

Bilan de notre après-midi: une belle découverte et un régal devant l’expo Basquiat, un affreux pétard mouillé qui nous a laissés sans émotion pour Larry Clark.
Pas vraiment de juste milieu, mais c’est pour ça que je vais dans les musées et au théâtre.

Désolée pour ces étranges photos mais je voulais montrer quelques images du travail de Jean-Michel Basquiat et je n’ai pas vraiment réfléchi en les prenant…

Une réflexion sur “Une après-midi au musée d’art moderne

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