Arditi, Berléand et Testud sont dans un champ…ou Sentiments Provisoires au Théâtre Edouard VII

Je ne parviens pas à être raisonnable lorsqu’il s’agit de théâtre.

J’essaie pourtant. Oh oui j’essaie.

Mes les affiches que j’aperçois dans le métro, les interviews de comédiens ou de metteurs en scène que je lis ou attends me font presque toujours abandonner mes tentatives de raison.

Entre un abonnement au Théâtre de la Ville et à l’Opéra (mais pour 3 ballets, ça ne compte presque pas!), Mr Papillon m’avait dit qu’il fallait être raisonnables.

C’est vrai ça, on ne peut pas passer ses soirées à courir les théâtres non plus!!

Mais la tentation est trop forte et l’offre trop riche!

Ainsi à Noël, pendant nos quelques jours de repos dans notre nid, je me trouve à me maquiller pendant que France Inter rediffuse une interview de Pierre Arditi par les Fous du roi au sujet de la pièce « Sentiments provisoires ».

Je n’ai pas loupé l’affiche alléchante, non, non. Je crois que la regarde avec envie depuis fin Aout 2009 ou quelque chose comme ça (je suis finalement aussi obsessionnelle de théâtre que de boots Marc Jacobs…). Mais raison oblige je n’avais pas pris de billets.

On retourne le couteau dans le bobo, forcément je recommence à me dire que vraiment, est-ce bien raisonnable de manquer Arditi, Berléand et Testud ensemble sur scène.

Non.

Non, non, non.

Je me suis donc installée devant Gros-ordi (l’ami d’Ordi-mini), et j’ai exploré Résathéâtre de fond en comble afin de faire le tour des pièces que nous pouvions peut-être ne pas manquer au moment où toutes les affiches vont changer.

J’ai aussi mis Magic Katia, la responsable loisirs de ma boite pour dégoter les billets introuvables.

Et grâce à Magic Katia nous avons pu voir « Sentiments Provisoires » (à l’affiche jusqu’à Vendredi – il reste des strapontins, courez-y!)

Au menu de la pièce: l’amour, l’amitié, la durabilité des sentiments, les raisons de l’amour et du désamour.

Vaste programme, nous sommes d’accord.

Mais jolie réussite que cette pièce qui aurait – c’est vrai – mérité une fin un peu plus rapide.

La longueur finale n’enlève néanmoins rien à la saveur et à la richesse du texte, rien à son humour, rien à la belle mise en scène de Bernard Murat et surtout rien au talent de ses interprètes.

Arditi prend son pied à jouer, ça se voit, ça se sent. Il fait du Arditi, of course, mais c’est précisément pour ça que je l’aime. Berléand est un merveilleux grincheux sentimental et poète et Sylvie Testud est charmante de désinvolture et de légèreté ambigüe.

Cette pièce a été l’une des grosses productions théâtrale de la saison dernière, et comme toutes les grosses productions à succès, si elle ne révolutionne rien, elle enthousiasme malgré tout et nous n’avons pas boudé notre bonheur.

La pièce a été filmée par France 2 le soir où nous y assistions, ceux qui ne pourront pas y assister en live pourront se rattraper derrière leur petit écran.

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Sentiments Provisoires
Théâtre Edouard VII
10 Place Edouard VII (8ème)

Jusqu’au 22 Janvier 2010

6 réflexions sur “Arditi, Berléand et Testud sont dans un champ…ou Sentiments Provisoires au Théâtre Edouard VII

    • Chère Isabelle tu as mille fois raison, je n’ai pas assez de temps pour pouvoir voir toutes les pièces qui me tentent. Mais quelle joie et quelle chance de pouvoir en profiter ne serait-ce qu’un peu!

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