Est-ce un signe de paresse? Ou de vieillissement prématuré? Ou juste le signe que je commence à savoir ce que j’aime et me va et vis très bien avec? Je n’en sais rien, et quelle qu’en soit la raison, cet uniforme me convient. Je m’y sens moi, je ne me sens ni empruntée ni déguisée et si j’osais je dirais que j’y trouve mon élégance. Je m’y sens suffisamment bien pour adopter de nouveau ces réflexes acquis dans l’enfance lors de mes cours de danse classique: dégager les épaules, les descendre légèrement et relever la tête, imperceptiblement.
adeline affre
La dame en noir
Rien de triste ou sinistre, juste une envie de sobriété et de netteté pour une journée de boulot un peu particulière. Je n’avais pas envie que mes fringues me perturbent.
Tenue doudou
L’hiver m’est douloureux ces jours-ci. Pas assez de lumière, trop de pluie, trop de grisaille, des jours trop courts, des nuits qui commencent trop tôt (et quand je suis encore au bureau). Du coup je deviens terriblement paresseuse devant mon dressing et je tourne sur les mêmes pièces. Très bof donc.
Eonnagata
Comme vous me voyez là je rentre juste de la réalisation d’un rêve. Un de ces trucs dont on rêve à l’adolescence en poussant un gros soupir parce que « même pas en rêve ». En l’occurrence voir Sylvie Guillem danser sur scène, dans la même « pièce » que moi, devant mes yeux à moi. Pourquoi? Parce qu’à l’époque où elle quittait l’opéra de Paris je n’étais qu’une petite fille qui commençait tout juste à apprendre la danse classique. Aucune chance donc de la voir dans le répertoire classique de l’opéra. Et si l’on songe à l’âge auquel les danseuses sont sensées prendre leur retraite, il n’y avait en effet qu’une chance infime que je voie ce génie de la danse sur les planches.
The back is a must-see
Je ne sais pas trop d’où cela vient, mon goût pour les vêtements avec un décolleté dans le dos. De mes années de danse classique et de justaucorps à immense décolleté dans le dos qui ont habillé de longues heures de travail acharné? C’est le seul vêtement auquel je pense dans mon histoire vestimentaire personnelle. J’ai adoré chacune de mes tenues de danseuse. Alors peut-être. En tout cas lorsque j’ai découvert le dos de ce bête pull légèrement oversize je me suis dit qu’il était pour moi. Il avait donc intérêt à être en laine (et pas en vulgaire acrylique ou autre horreur synthétique mais qui arrive parfois chez une marque aussi jolie que Paul & Joe Sister) et ne pas être trop oversize pour que je ne flotte pas lamentablement dans la seule taille 2 restante. Dieu merci, la maison taille petit.
