Avant de vous parler de ce premier spectacle de notre saison 2014-2015 je voudrais partager avec vous ma petite résolution à moi-même: partager avec vous chacun des spectacles que nous verrons cette année. La saison dernière a été très légère en termes de comptes-rendus et je trouve ça dommage. Alors voilà, croisons les doigts pour que j’aie l’énergie nécessaire pour tenir ma plus après chaque spectacle. Nous avons achevé la saison dernière avec « Palermo, Palermo », spectacle spectaculaire et ébouriffant de la toujours magique Pina Bausch. C’est avec elle qui nous démarrons cette saison, à l’Opéra de Paris cette fois, pour un spectacle tout aussi ébouriffant et au démarrage assez perturbant. La troupe de Pina Bausch à l’Opéra de Paris, voilà qui est rare, exceptionnel même – la compagnie est plutôt une habituée du Théâtre de la Ville – et alléchant. La modernité, la loufoquerie et l’irrévérence de Pina Bausch sous les ors de Garnier. Le public risque d’être un peu
Au théâtre ce soir
Au théâtre, lately
C’est la chose la plus frustrante avec un blog: ne pas avoir le temps de tout écrire, de tout partager. Et c’est d’autant plus cruel et agaçant lorsqu’il s’agit de théâtre car c’est l’un de mes plus grands plaisirs. Alors je vais essayer de me rattraper un peu en vous parlant brièvement de deux pièces vues récemment. L’une n’est plus à l’affiche mais est – je l’espère – en tournée ; l’autre est toujours à l’affiche, mais avec d’autres comédiens dans les rôles… Ce qui peut être intéressant également. La première des pièces est « Oncle Vania« , vue au Théâtre de la Ville. Je suis une nullité crasseuse en auteurs russes. Bien sûr j’ai lu « Lolita », mais on peut à peine considérer Nabokov comme un auteur russe tant il a vécu et écrit ailleurs et dans d’autres langues. Je n’y connais donc absolument rien en littérature russe et j’avoue n’avoir jamais été vraiment tentée de m’y plonger, je ne saurais trop
Une flûte enchanteresse
Cela faisait une semaine que j’étais excitée comme une puce à la perspective du spectacle – nos voisins n’en peuvent
Le Faiseur et le magicien
Vous le savez je suis membre depuis quelques années maintenant du fan club presque officiel d’Emmanuel Demarcy-Mota, le brillant directeur du Théâtre de la Ville (dont je suis membre du fan club depuis plus longtemps encore). La conséquence est que depuis que j’ai repris la concoction de notre abonnement annuel je ne me pose pas de question: je prends toujours des places pour la pièce mise en scène par Demarcy-Mota, c’est la garantie quasi assurée d’une œuvre moderne, intelligente et brillante. Ça n’a pas manqué cette année, Holly, Cécile et moi sommes ressorties enthousiasmées par son « Faiseur« . Mieux, Demarcy-Mota a réussi à obtenir un silence presque parfait d’une classe de collégiens venus voir la pièce avec leur enseignant. Comme le dit très justement Cécile qui en sait quelque chose puisqu’elle enseigne: c’est peut-être même le meilleur moyen de mesurer la qualité de la pièce, de ses comédiens et de sa mise en scène. La troupe est celle du Théâtre de
La porte à côté
Juste avant de partir pour le théâtre j’ai lu la critique de la pièce sur le site de Télérama. Une boucherie, ils ont détesté. La pièce et le public de la pièce je crois. Deux heures plus tard je sortais du théâtre enchantée, très joyeuse et en me disant qu’on venait de prendre Télérama en flag’ de Téléramaïte aigüe. Et du coup ça m’a fait encore plus rire. Je voulais voir cette pièce parce que je rêvais de voir Emmanuelle Devos sur scène. J’adore cette comédienne, et je crois que j’aime aussi la femme qui se cache derrière (son interview dans Eclectik m’avait beaucoup beaucoup plu). Et puis évidemment j’adore Edouard Baer, mais qui n’aime pas Edouard Baer?? C’était donc un peu « peu importe la pièce, les chouchous sont dedans » lorsque j’ai pris les billets. Évidemment une comédie est toujours un peu casse-gueule au théâtre. Trouver l’équilibre, la justesse, éviter la caricature et le ridicule n’est jamais simple. Mais vous
