Comme promis la suite de notre visite au Cadre Noir! Les bâtiments – construits au début des années 80 – n’ont aucun charme particulier et ne se bonifient pas avec le temps (la faute aux années 80 :-)) mais ont le grand mérite d’être extrêmement fonctionnels et surtout abritent quelques 400 chevaux, leurs 50 palefreniers et les 43 écuyers (dont – youhou miracle! Il n’y en a jamais eu autant!!!! – 3 femmes (oui oui vous lisez bien ce chiffre de malade!)). Le moins que l’on puisse dire est que les chevaux sont hyper choyés, très bien installés et soignés (ils ont 3 vétos à plein temps juste pour eux), de vrais coqs en pâte!! Nous n’avons pas assisté à des soins en particulier, uniquement à la séance de préparation du gala, à savoir essentiellement le tressage des queues et crinières que je trouve toujours aussi beau et spectaculaire. J’ai pensé très fort à Régis et Véronique – les moniteurs
Au théâtre ce soir
Le ballet géo-politique pour Bernard G.
La qualité immense du Théâtre de la Ville est de permettre de retrouver chaque année les nouvelles créations d’artistes contemporains appréciés (typiquement Anne Teresa de Keersmaeker) mais aussi – et peut-être surtout – de permettre la découverte de nouveaux auteurs ou chorégraphes ou la rencontre entre une troupe et un artiste invité. C’est ce qui s’est passé doublement jeudi soir pour notre dernier spectacle de la saison. Nous ne connaissions pas la troupe du Ballet de Lorraine et c’est un coup de cœur que nous avons eu pour cette troupe nombreuse, jeune, métissée et très variée, aussi athlétique qu’élégante. Elle présentait une œuvre éminemment politique signée Faustin Linyekula et intitulée « La création du monde 1923 – 2012 ». « La création du monde » est en effet un ballet ancien, premier « ballet nègre » de l’histoire, créé en 1923 pour les Ballets Suédois qui souhaitaient à l’époque surpasser les Ballets Russes, troupe iconique de l’époque. Ils atteignirent leur objectif grâce à la participation d’artistes
Roméo et Juliette version Sasha Waltz
Shakespeare, Berlioz et Sasha Waltz. Et Aurélie Dupont en cerise sur le gâteau. Lorsque l’on regarde la recette sur le papier, on se dit qu’elle a tout pour donner un résultat succulent et très original. Musique, danse et chant sur la même scène, que de grands talents et l’une des histoires les plus universelles qui soit, voilà les raisons pour lesquelles j’avais inscrit ce « Roméo & Juliette » dans notre abonnement à l’opéra. Je m’étais dit que c’était parfait pour le goût de Mr Papillon qui n’aime rien tant que de voir de la danse contemporaine encore très teintée de son origine classique sous les ors de l’opéra. Point d’ors ce soir-là puisque nous étions à Bastille (symphonie dramatique oblige), mais tout le reste était là. Las la chorégraphie présente – mon goût – un certain nombre de défauts qui gâchent le résultat final. Pour commencer aucun des mouvements des grands ensembles ne fonctionnent. Dès qu’il y a plus de trois
1980
La pièce de Pina Bausch la plus étonnante et ébouriffante qu’il m’ait été donnée de voir! Construite sur le thème de l’enfance et du jeu, cette pièce est probablement l’une des moins dansées de la géniale chorégraphe. Tout commence avec la pelouse sur laquelle nous faisons quelques pas avant d’aller nous installer à nos places et le mignon Bambi empaillé installé tout au fond de la salle et qui veille sur tout le spectacle. 32 ans le Bambi, il est là depuis la création de la pièce, un vrai pilier de la troupe du Wupertal, un monument du monde de la danse 😉 Dans ce spectacle on souffle des bougies d’anniversaire, on coupe des oignons consciencieusement, on joue à traverser la rivière de toutes les manières possibles, on bronze à poil et dans toutes les positions imaginables, on dit des tongue twisters, on parle des dinosaures, on se dit au revoir, on boit du thé… On fait tellement de choses
Hiroshima mon Amour
Faute de trouver une photo de la belle mise en scène de Christine Letailleur alors je vous mets un extrait du film d’Alain Resnais, ainsi vous aurez une idée du texte de Marguerite Duras. Une femme française, actrice en tournage à Hiroshima, rencontre un homme Japonais, ils deviennent amants, ils parlent de leurs passés, de la guerre. De son amant Allemand. Sujet joyeux et gai s’il en est… Je n’ai jamais vu le film d’Alain Resnais, je n’ai jamais lu le texte de Marguerite Duras, je savais juste que cette histoire était importante. Et puis j’aime tellement « La Douleur » de la même Duras, que j’étais curieuse de voir ce qu’elle avait pu « faire » du drame d’Hiroshima. Je ne m’attendais donc pas au récit auquel j’ai assisté avec Holy et Mr Papillon. La scène est plongée dans la pénombre, seulement éclairée par un spot qui pourrait être une lampe de chevet ou un éclairage de rue perçant à travers des rideaux
