Trois spectacles sinon rien

Holly, Mr Papillon et moi aimons bien les petits challenges culturels. Genre 3 spectacles au Théâtre de la Ville la même semaine.
Parce que nos vies sont assez pleines de temps libre pour que nous puissions faire ça les doigts dans le nez (Je plaisante Mr Holly, je plaisante, merci d’avoir gardé les pimousses pendant que nous prenions du bon temps au TDV!!).

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Nous avons commencé par The Old Woman de Robert Wilson avec Mikhael Baryshnikov et Willem Dafoe.
Histoire sinistre et drolatique, tout en répétitions, miroirs, mises en abime racontée par 2 clowns tristes, descendants du Mime Marceau à moins que ce ne soit de Guignol qui font autant rire qu’ils effraient.
C’est gentiment barré, cela fait passer du grand fou rire à l’inquiétude sortant de nos peurs d’enfants, de nos peurs d’adultes face à la vieillesse, à l’oubli, à la mort.
Nous sommes ressortis sans avoir forcément compris tout ce dont il avait été question mais absolument ravis, hilares, et nous sentant privilégiés d’avoir vu deux artistes prendre autant de plaisir sur scène.
Je lisais dans un article de Libération qu’on avait l’impression que les deux comédiens prenaient beaucoup de plaisir à jouer le texte de Daniil Kharms, et je confirme, cette impression s’impose dès les premières minutes de la pièce et demeure jusqu’à la fin des saluts.
A noter que la mise en scène et la mise en lumière de la pièce étaient absolument incroyable, avec quelques accessoires et habillage de lumière prodigieux, la scène se transformait en quelques secondes… assez scotchant!

Je crois que j’ai rarement autant savouré un spectacle que j’ai si peu compris 🙂

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Nous avons ensuite refait un marathon cornélien, comme il y a deux ans.

« Pompée » et « Sophonisbe » ( à prononcer après avoir manger un baba au rhum bien imbibé, pour voir).
Grandeur et décadence de grandes dames, puissance et violence des intrigues politiques. Puissance et violence de l’amour.

On s’accroche toujours autant pour suivre les beaux mots anciens et si ciselés de Corneille mais on est totalement emporté par le talent de la troupe qui donne une vie si moderne à ces personnages éternels.
On a jamais dit qu’un marathon était facile, nous sommes sortis de nos spectacles bien fatigués (surtout avec une semaine de boulot intense dans les pattes) mais très satisfaits de ce que nous avions vu.

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