6000 miles away…

Elle sera toujours pour moi la danseuse classique ultime. LA danseuse classique. Quoi qu’elle danse. Parce que son alchimie est parfaite: technique impeccable sans jamais l’impression du moindre effort, d’une énergie incroyable et autant de grâce, la rigueur absolue mélangée à une souplesse quasi surnaturelle, un corps de liane si fin et si puissant, élégant toujours. Ses pieds hurlent « classique », le bout de ses doigts hurle « classique », son port de tête de reine hurle « classique » Sylvie Guillem est la danseuse classique dont personne n’a osé rêver je pense. Un fantasme vivant pour chorégraphe. Et le caractère qui va avec. Évidemment elle fut la plus jeune étoile de l’Opéra de Paris. Évidemment elle en claqua la porte pour voler de ses propres ailes. C’est à cause d’elle que ma sœur et moi avons pratiqué cet art s’exigeant. Elle est ma danseuse absolue. Quoi qu’elle danse elle m’hypnotise et m’enchante. Et en la matière « 6000 miles away » est la perfection. Conçu par

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Danser sur les tables

Cette semaine j’ai eu la chance et la joie de voir un très très bon spectacle de danse. Trois morceaux signés William Forsythe, l’immense chorégraphe américain. Souvenez-vous, la dernière fois que j’avais vu de la danse au Théâtre de la Ville j’avais été un peu désarçonnée (c’est le moins que l’on puisse dire). Les espérances et attentes sur le spectacle du jour étaient donc plutôt haute. Premier passage: « Second detail ». 14 danseurs. Du gris souris du sol au plafond et en passant par les danseurs. Une musique signée Thom Willems toute métallique.