Une tradition est en train de s’instaurer: mes soirées d’anniversaire se passent à l’opéra, à rêver devant un ballet. Casse-Noisette l’année dernière, Le lac des cygnes cette année. Rudolf Noureev toujours. Une splendeur, évidemment. Le prince Siegfried, Odette et Odile, Rothbart et la terrible malédiction, tout ceci est connu à l’extrême et on peut considérer ce ballet comme un cliché du romantisme. Mais la magie de Noureev opère et summum du romantisme en ressort dépoussiéré et chargé de psychanalyse!
rudolf noureev
Un week-end de danse
Le grand week-end de Pentecôte fut placé sous le signe de la danse pour la maison Papillons: La Bayadère à l’Opéra Garnier pour commencer, trois ballets par le Ballet de l’Opéra de Lyon pour le terminer. Deux moments de plaisir et d’émerveillement, deux très beaux cadeaux. La Bayadère pour commencer. Des années qu’elle n’avait été présentée à Paris. Comme toutes les œuvres reprises par Noureev, La Bayadère est devenu un ballet totalement époustouflant par sa technicité et sa magnificence. Je passe sur l’histoire, elle est classique: amour, promesses, trahison, vengeance, désespoir et rédemption… les ingrédients habituels d’un livret de ballet classique. Ce qui change un peu, c’est que l’action se passe – selon le livret – en Inde, ce qui permet un joli renouvellement des décors et costumes. Dans la version que nous avons vue vendredi dernier ce n’est pas en Inde qu’elle nous emmène, c’est dans un Orient de rêve, un Orient imaginaire, qui n’existe que dans nos songes
« Raymonda » – Rudolf Noureev – Opéra Garnier
Je viens de souffler ma 31ème bougie. Couverte de petits mots, cartes, messages téléphoniques plus adorables les uns que les autres. Et à l’Opéra. Mr Papillon, Lulu et moi avons été voir « Raymonda », le merveilleux ballet chorégraphié par Rudolf Noureev (sur la base de la chorégraphie initiale de Marius Petipa). Rudolf Noureev est un dieu pour toute personne qui a mis une fois ses pieds dans une paire de pointes (qu’il a pratiquées lorsqu’il était élève à l’Opéra). Un danseur extraordinaire, un chorégraphe moderne qui a dépoussiéré grand nombre de ballets classiques. Son « Raymonda » est un rêve pour le spectateur ; un cauchemar pour ses danseurs. Ce ballet très rapide (à part quelques rares tableaux) est techniquement très difficile: rapidité, nombre de danseurs sur scène, difficulté des pas. Il est donc facile de se planter lorsqu’on le monte. Les premières critiques ont d’ailleurs été dures, très dures même. Autant dire que j’ai eu un peur en m’installant dans ma « baignoire »
