Parmi les nuages d’argent

Jeudi après-midi, alors que le compte à rebours avant Noël commençait sa course folle, les premières «Susan» (seconde édition) de Chloé refaisaient leur apparition sur Twitter (cela commence toujours sur Twitter), un intéressant échange a eu lieu avec quelques blogueuses dont j’aime autant la plume que le style. Et il était intéressant de voir combien ce coup marketing assez cynique lorsque l’on regarde le tarif exorbitant de ces bottines décevait des fans inconditionnelles de cette jolie maison et de vraies accros aux souliers (quels que soient ces souliers : baskets ou escarpins, boots rock ou ballerines de petits rats).

Merce Cunningham, 1er programme

La dernière fois que nous avons assisté à un ballet de la Merce Cunningham Company c’était il y a quelques mois seulement. A l’époque une partie du spectacle nous avait laissés légèrement perplexes. Nous étions un peu passés à côté, ce qui est toujours un peu désagréable. Rien de telle cette fois-ci. Ce spectacle nous a littéralement enchantés. Il marquait le début de notre saison au Théâtre de la Ville et ce fut un début en fanfare. Ce 1er programme (2 programmes Merce Cunningham sont proposés au Théâtre de la Ville cette année) est une balade dans l’univers créatif de grand Merce: du récent, du plus vieux et du quasi originel. Dans cet ordre. « Pond way« , créé en 1998 sur une musique de Brian Eno et un décor de Roy Lichtenstein (l’un de mes artistes pop préférés – « Landscape with boat » utilisé ici est une splendeur zen) est une merveille d’élégance. « Pond Way » ou 24h dans la vie d’une mare.

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Un week-end de danse

Le grand week-end de Pentecôte fut placé sous le signe de la danse pour la maison Papillons: La Bayadère à l’Opéra Garnier pour commencer, trois ballets par le Ballet de l’Opéra de Lyon pour le terminer. Deux moments de plaisir et d’émerveillement, deux très beaux cadeaux. La Bayadère pour commencer. Des années qu’elle n’avait été présentée à Paris. Comme toutes les œuvres reprises par Noureev, La Bayadère est devenu un ballet totalement époustouflant par sa technicité et sa magnificence. Je passe sur l’histoire, elle est classique: amour, promesses, trahison, vengeance, désespoir et rédemption… les ingrédients habituels d’un livret de ballet classique. Ce qui change un peu, c’est que l’action se passe – selon le livret – en Inde, ce qui permet un joli renouvellement des décors et costumes. Dans la version que nous avons vue vendredi dernier ce n’est pas en Inde qu’elle nous emmène, c’est dans un Orient de rêve, un Orient imaginaire, qui n’existe que dans nos songes

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