Au pays de Bambi

Semaines de dingue, la suite. Toujours autant de boulot. De plus en plus même puisqu’en ce moment il est fait en anglais et que cela rajoute – l’air de rien – pas mal de fatigue. J’ai perdu mon entraînement, et retrouver mon vieux rythme professionnel d’antan ne se fait pas sans peine. Je vis mes journées sans pause (dieu que je déteste commencer la journée sans mon mug de thé géant!) et ayant du mal à faire une pauvre pause pipi (on rêve!) Le pire c’est que j’adore ça. Expliquer, montrer, ré-expliquer, échanger, débattre, décortiquer, démonter, remonter les outils et les process avec mes copains de partout en Europe m’éclate. Les journées sont tellement denses qu’elles me laissent sur les genoux, mais elles passent aussi trop vite.

Uniforme

Est-ce un signe de paresse? Ou de vieillissement prématuré? Ou juste le signe que je commence à savoir ce que j’aime et me va et vis très bien avec? Je n’en sais rien, et quelle qu’en soit la raison, cet uniforme me convient. Je m’y sens moi, je ne me sens ni empruntée ni déguisée et si j’osais je dirais que j’y trouve mon élégance. Je m’y sens suffisamment bien pour adopter de nouveau ces réflexes acquis dans l’enfance lors de mes cours de danse classique: dégager les épaules, les descendre légèrement et relever la tête, imperceptiblement.