J’ai cru un instant que je n’irais pas au bout, mais finalement hier soir j’ai terminé les dernières pages de « L’irrégulière : l’itinéraire de Coco Chanel » d’Edmonde Charles-Roux avec mon petit soupir de « dommage que ce soit déjà fini ». Ce livre est le gros pavé qui a inspiré « Coco avant Chanel », film que j’ai malheureusement loupé à sa sortie. Gabrielle Chanel a eu une vie totalement romanesque : amour, gloire, trahison, chagrin, drame, vengeance, tous les ingrédients des meilleurs romans y sont. Gabrielle Chanel a vécu en traversant des périodes constituant elles aussi d’excellents décors de romans : années folles, guerres mondiales, front populaire, après guerre. Gabrielle Chanel a passé sa vie en compagnie des grands artistes et des grands personnages de son temps : Picasso, Churchill, Max Jacob, les princes russes, les ducs britanniques, l’aristocratie française. Ce livre est donc une plongée dans la vie d’une femme exceptionnelle, dans presque un siècle d’Histoire, dans l’histoire de la mode française à une période où
Je suis une souris de bibliothèque
La recette de la tourte aux épluchures de patates
Non je n’ai pas essayé une nouvelle recette du dernier Elle à Table. J’ai lu un roman. Que dis-je ?! J’ai dévoré un roman intitulé « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ». « Absolument délicieux » dixit Anna Gavalda sur le petit ruban rouge qui entoure le livre. Je confirme (un truc de dingue, je confirme ce qu’écrit Anna Gavalda !). Ce roman est écrit sous forme épistolaire. Juliet – l’héroïne du roman – écrit à son éditeur, ses amis, des inconnus, des inconnus qui ne le sont plus. Et reçoit des réponses de tout ce petit monde, qui s’écrit aussi des lettres et des télégrammes. Nous sommes entre Londres et Guernesey en 1946 et c’est effet délicieux et savoureux. Le roman peut paraître très léger, et pourtant il parle de choses terriblement graves. Il est souriant, mais émeut plus souvent qu’à son tour, et certaines situations sont cocasses, elles ne tombent jamais dans le ridicule. Si je voulais faire une comparaison culinaire
« La fenêtre panoramique » de Richard Yates
… »Noces rebelles » au cinéma. Etant donné que depuis mon retour de Nouvelle-Zélande je suis une nullité crasseuse en termes de visites de salle obscure je me rattrape en lisant. Au programme Benjamin Button, Slumdog Millionnaire et la Fenêtre Panoramique…avec un petit détour par la Nouvelle-Zélande (encore!) et son auteur phare Katherine Mansfield. » La fenêtre panoramique » raconte l’histoire d’un jeune couple américain des années 50 vivant dans la banlieue de New-York, dans l’une de ces maisons disposant d’une immense baie vitrée en façade dans le salon. Il travaille à New-York, elle s’occupe de la maison et de leurs 2 enfants dans leur jolie maison blanche dans une banlieue proprette.
« Journal » d’Hélène Berr
Hélène Berr est née en Mars 1921 à Paris et est morte en Avril 1945 à Bergen-Belsen. D’Avril 1942 à Février 1944 elle tient son journal, dans un premier temps pour noter les petits événements de sa vie, puis avec une volonté de témoigner, d’écrire pour ne jamais oublier les horreurs nazies. Ce journal est magnifiquement écrit, très émouvant et ouvre une petite fenêtre plus personnelle sur une période que nous connaissons tous par ce que nous en avons appris à l’école ou par quelques oeuvres majeures (Shoah, de Nuremberg à Nuremberg). Ce témoignage n’en est que plus poignant. Adolescente j’avais lu – que dis-je dévoré – le journal d’Anne Franck. Mais ce sont plus les émotions d’une jeune fille du même âge que moi que le témoignage des horreurs nazies qui m’avaient touchées. Et puis mes cours d’histoire et mes grands-parents m’instruisaient des faits historiques. Là, c’est autant l’histoire personnelle, intime d’Hélène Berr (son histoire d’amour naissante avec Jean) qui
« L’élégance du hérisson » – Muriel Barbery
Voilà c’est terminé. Je viens de tourner la dernière page et de refermer ce très joli livre. J’ai laissé Marie-Antoinette et la Révolution pour m’installer pendant quelques jours au 7 rue de Grenelle, dans la loge de Renée la concierge. Et qu’est-ce que j’ai aimé y être, avec Léon son chat trop grassouillet et gourmand…comme un chat, sa télévision en fond sonore, et surtout ses livres, son thé parfumé et ses pensées.
