« Turba » de Maguy Marin – Théâtre de la Ville

Le billet indiquait « Danse ». Tout comme le site du Théâtre de la Ville. Pourtant le spectacle auquel j’ai assisté mardi soir avec Holly n’avait pas grand chose de dansé. Spectacle vivant. Théâtre chorégraphié. Happening mis en scène. Ce que vous voulez, mais pas danse. Première chute d’armoire, les 10 premières minutes  sont passées avec mes yeux ronds comme des soucoupes. Les 10 suivantes aussi d’ailleurs, et c’est un peu là le problème. J’adore les surprises. Surtout culturelles. J’aime qu’on me secoue un peu, qu’on m’oblige à ouvrir grand mes yeux et mes oreilles et qu’on m’oblige à faire évoluer ma vision du monde. Rien de mieux pour sentir son esprit vivant. Mais il y a des limites au secouage, et surtout il y a des limites à ce que j’appelle l’élitisme culturel à la noix. Je déteste me sentir totalement idiote et inculte tout au long d’un spectacle.

« La Ville » de Martin Crimp – Théâtre de la Ville

Mon retour de Nouvelle-Zélande a concordé presque au jour près avec la reprise de mes spectacles au Théâtre de la Ville avec Holly. J’ai malheureusement loupé Pina Bausch car Mr Papillon souffrait d’une grosse angine et d’une petite otite et avait besoin de quelques soins. Holly est ressortie du spectacle un peu déçue, cela a donc calmé mes regrets. La grève de Jeudi dernier n’a par contre pas réussi à nous empêcher d’aller au théâtre (mini-angine donc cette grève), nous avons donc pu découvrir « La Ville » du dramaturge britannique Martin Crimp. Je ne connaissais absolument pas ce monsieur avant d’aller voir la pièce et suis ravie d’avoir fait la connaissance de son œuvre. L’histoire est très simple et tient en quelques lignes: un couple de londoniens un peu bobos vit son quotidien. Elle est traductrice, on comprend qu’il est cadre dans une grosse boîte qui va mal et s’apprête à licencier du monde. Ils ont deux enfants, une belle maison

read more « La Ville » de Martin Crimp – Théâtre de la Ville

Réviser ses classiques…

Aaaaaaaahhhhh !!!!!!!!!!!!!!!! [cri d’hystérique total] Non Manolo Blahnik n’ouvre pas une boutique à Paris Non il n’a pas fait de moi son héritière Non je ne viens pas de gagner une année de chaussures gratuites chez Bruno Frisoni Non je n’ai pas croisé Marc Jacobs dans la rue Non je n’ai pas pris un café avec George Non Ladurée ne crée pas un macaron spécial pour notre mariage Non, rien de tout ça. Mieux que tout ça! Je ne sais pas pourquoi je crois que vous êtes déçus là. OK j’explique. Il y a quelques années Philomène, Mlle Cupidon et moi avons été assistée à une lecture d’extraits de « La recherche » au théâtre de l’Atelier. Au pupitre Jean-Pierre Cassel, André Dussollier et Xavier Gallais (je sens que vous commencez à faire le rapprochement là). Résultat? Une soirée extraordinaire, pleine de rires, un pur régal. Et la confirmation du talent de Xavier Gallais que nous suivons fidèlement depuis ce moment là.

read more Réviser ses classiques…

« Raymonda » – Rudolf Noureev – Opéra Garnier

Je viens de souffler ma 31ème bougie. Couverte de petits mots, cartes, messages téléphoniques plus adorables les uns que les autres. Et à l’Opéra. Mr Papillon, Lulu et moi avons été voir « Raymonda », le merveilleux ballet chorégraphié par Rudolf Noureev (sur la base de la chorégraphie initiale de Marius Petipa). Rudolf Noureev est un dieu pour toute personne qui a mis une fois ses pieds dans une paire de pointes (qu’il a pratiquées lorsqu’il était élève à l’Opéra). Un danseur extraordinaire, un chorégraphe moderne qui a dépoussiéré grand nombre de ballets classiques. Son « Raymonda » est un rêve pour le spectateur ; un cauchemar pour ses danseurs. Ce ballet très rapide (à part quelques rares tableaux) est techniquement très difficile: rapidité, nombre de danseurs sur scène, difficulté des pas. Il est donc facile de se planter lorsqu’on le monte. Les premières critiques ont d’ailleurs été dures, très dures même. Autant dire que j’ai eu un peur en m’installant dans ma « baignoire »

read more « Raymonda » – Rudolf Noureev – Opéra Garnier

IN-I

L’actrice, peintre, sculptrice Juliette Binoche et le chorégraphe et danseur Akram Khan sont actuellement sur scène au Théâtre de la Ville pour un spectacle mi-danse, mi-théâtre intitulé IN-I (à prononcer à l’anglaise). Ce spectacle est le fruit de la rencontre de ces deux artistes et de leurs univers autour du thème de l’amour. La base et source de ce travail et de cette histoire est les 14 mots dont les Grecs disposent pour parler de l’amour (un peu comme les Inuits et la neige). Binoche et Kahn ont donc écrit une histoire d’amour qu’ils dansent et interprètent. L’idée est séduisante, l’exercice est intéressant. Car c’est beaucoup plus que la simple rencontre entre une actrice multi-activités et un chorégraphe de talent. Il s’agit aussi d’une rencontre entre des cultures, des religions, des langues différentes. C’est beau de voir des artistes prendre des risques, essayer de créer différemment des choses différentes de leur quotidien. Le petit prospectus distribué à l’entrée du théâtre

read more IN-I