« La Ville » de Martin Crimp – Théâtre de la Ville

Mon retour de Nouvelle-Zélande a concordé presque au jour près avec la reprise de mes spectacles au Théâtre de la Ville avec Holly.

J’ai malheureusement loupé Pina Bausch car Mr Papillon souffrait d’une grosse angine et d’une petite otite et avait besoin de quelques soins. Holly est ressortie du spectacle un peu déçue, cela a donc calmé mes regrets.
La grève de Jeudi dernier n’a par contre pas réussi à nous empêcher d’aller au théâtre (mini-angine donc cette grève), nous avons donc pu découvrir « La Ville » du dramaturge britannique Martin Crimp.

Je ne connaissais absolument pas ce monsieur avant d’aller voir la pièce et suis ravie d’avoir fait la connaissance de son œuvre.

L’histoire est très simple et tient en quelques lignes: un couple de londoniens un peu bobos vit son quotidien. Elle est traductrice, on comprend qu’il est cadre dans une grosse boîte qui va mal et s’apprête à licencier du monde. Ils ont deux enfants, une belle maison avec un joli jardin. Tout ce qu’il y a de plus normal donc.

Sauf que…

Sauf qu’ils ont une voisine un peu bizarre. Sauf qu’elle a rencontré un écrivain étrange et torturé (dans tous les sens du terme). Sauf que leur fille est elle aussi bien spéciale.

Nous sommes donc promené dans un univers très normal, mais qui déraille et tressaute plus souvent qu’à son tour et nous balade entre rire et angoisse. On rit de bon cœur mais dans la seconde qui suit cet éclat de rire Martin Crimp nous glace le sang avec des allusions sinistres et violentes.

La violence – urbaine notamment – actuelle est omniprésente, insidieuse, cruellement réaliste. Comme la ville, que ce soit Londres, une ville qu’on imagine quelque part au Moyen Orient ou la ville intérieure de l’héroïne.

Le texte est très réussi, et est servi par une mise en scène et des décors dont je suis tombée amoureuse.

Une scène laquée de noir brillant. Un fond qui passe des paillettes anthracites, aux paillettes rouge sang puis qui se mu en silhouette d’arbre japonisante. Des chaises et tabourets Kertel, un piano à queue, des verres, un Mac book. C’est tout. La lumière fait le reste.

Quant à l’interprétation, et bien j’ai entendu des spectateurs s’en plaindre à la sortie, nous nous sommes ressorties sous le charme de la lumineuse Marianne Dénicourt notamment. Le charme et le talent de cette actrice sont évidents.

La Ville
Théâtre de la Ville – Théâtre des Abbesses
Du 28 Janvier au 13 Février @ 20h30

2 réflexions sur “« La Ville » de Martin Crimp – Théâtre de la Ville

  1. Sinon par chez moi, tu as le groupe de danseurs folkloriques qui font des représentations pendant la saison.

    ….. J’en ai marre de ce trou….. Y’a que quand on perd quelque chose qu’on s’aperçoit de ce que ça valait.

    • Ca peut être super bien aussi les danses folkloriques…ça dépend du folklore en même temps 😉
      C’est vrai qu’on se rend souvent compte de la valeur des choses quand on ne les a plus. Bon courage!! Bisous

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