L’amour, la mort, les fringues

Les femmes et leurs vêtements.
Les femmes et leurs accessoires.

Ce qu’ils disent de nous.
Ce que nous leur faisons raconter.
Les souvenirs et les histoires petites ou grandes qui s’y attachent.

Interrogez n’importe quelle femme sur telle ou telle pièce de son dressing et cette robe vous parlera d’un rendez-vous amoureux, ces chaussures d’un chagrin d’amour, ce sac d’une promotion professionnelle.

Que nos rapports avec nos souliers soient fusionnels ou celui avec notre sac à main extrêmement conflictuel, ce que portent les femmes, et bien c’est souvent juste elles-mêmes, des représentations textiles d’un état d’âme, d’une envie ou d’un trouble. Autant de vêtements pour mettre en valeur et exprimer toutes nos facettes.

C’est ce que raconte le texte de Ilene Beckerman, transformé en pièce par Nora et Delia Ephron et mis en scène par Danièle Thompson. En feuilletant le carnet de dessins de robes de l’auteure, c’est toute sa vie que nous parcourons.
Et la notre par la même occasion.

Mr Papillon s’attendait à un texte plus profond, un peu moins léger.
Mais c’est ce que le vêtement et l’accessoire apportent à notre existence: un peu de légèreté même dans les moments les plus tragiques.
Une belle robe un peu folle pour penser à sa maman disparue, de la dentelle et des bijoux avant de passer sur la table d’opération. Une robe sexy et qui donne confiance pour se séparer de celui qu’on n’aime plus.

Mon adorable mari – qui a suggéré que nous allions voir cette pièce – est donc prêt pour aller écouter le texte d’Eve Ensler, dans lequel il n’y a pas de bout de chiffon derrière lequel cacher la Femme. Je crois que ça lui plaira beaucoup.

J’ai adoré ce texte lu à 5 voix. Cinq femmes pour raconter tous nos âges, cinq femmes pour raconter nos facettes, notre douce schizophrénie, nos forces et nos fragilités qui cohabitent bien souvent dans nos escarpins d’amazones romantiques.

Bonheur de voir la magnifique Françoise Fabian sur scène (l’élégance des grandes actrices françaises, encore plus divines – si c’était possible – à 60 ans et plus qu’à 30!!).
Féline Rachida Brakni, gourmande et sexy Julie Ferrier, pétillante et hilarante Alexandra Lamy, adorable et élégante Anne Suarez
Toutes très très belles, et ce n’est pas que de leur apparence dont je parle, et jubilatoires à écouter.

Courez les voir. Courez voir cette pièce, ça fait du bien de parler de nos fringues autrement.

2 réflexions sur “L’amour, la mort, les fringues

  1. toi qui aimes le théâtre, je crois qu’il y a un « On ne badine pas avec l’amour » (aux Amandiers à Nanterre, il me semble…sais plus) à ne pas manquer…

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