Emportée par le vent

Si je ne l’ai pas dit 100 fois, je ne l’ai pas dit du tout: j’adore le théâtre. Voir des acteurs sur scène est l’un de mes grands plaisirs. Et dans le théâtre il y a un exercice que j’aime particulièrement, que j’admire spécialement, c’est voir un acteur ou une actrice seul(e) sur scène, et emmener le public avec lui dans son histoire. Que ce soit des monstres sacrés ou de sacrés monstres, des artistes dans leur tête, Cyrano ou du Céline, je m’enthousiasme et m’émerveille…et accours au théâtre pour retenir mon souffle le temps du spectacle. Ainsi lorsque j’ai appris que Caroline Silhol interprétait seule sur scène l’une de mes actrices préférées pour sa dernière conférence de presse, j’ai annoncé à Mr Papillon que nous y serions. Oui, même si Vivien Leigh n’est pas sa tasse de thé ou Autant en emporte le vent son film favori. Une actrice donne sa voix à cette immense comédienne le temps de

read more Emportée par le vent

Guitry, cher Guitry

Ah ce cher Sacha! Pas de bonne saison théâtrale sans une pièce de Sacha Guitry. Nous avons besoin de classiques chez moi. Pourquoi? Mais pour ses bons mots, sa misogynie et son humour bien sûr! Qui font toujours mouche et suscitent toujours rires et sourires. Mr Papillon et moi avons été applaudir Robin Renucci et Marianne Basler dans « Désiré » au théâtre de la Michodière. Désiré ou l’histoire du valet de chambre dont les patronnes sont amoureuses et qui le cœur tendre. Une jolie comédie sur les employés (de maison) et leurs patrons, les hommes et les femmes, nos rêves et leur sens caché. Une pièce au discours plus moderne qu’il n’y paraît, car si femmes de chambre et valets ont disparu (ou presque), la relation patron / salarié elle n’a finalement pas beaucoup changé. Comme toujours chez Guitry les portraits sont soignés et savoureux, que ce soit celui de Mme Adèle la cuisinière volage ou celui du Ministre des postes.

read more Guitry, cher Guitry

Arditi, Berléand et Testud sont dans un champ…ou Sentiments Provisoires au Théâtre Edouard VII

Je ne parviens pas à être raisonnable lorsqu’il s’agit de théâtre. J’essaie pourtant. Oh oui j’essaie. Mes les affiches que j’aperçois dans le métro, les interviews de comédiens ou de metteurs en scène que je lis ou attends me font presque toujours abandonner mes tentatives de raison. Entre un abonnement au Théâtre de la Ville et à l’Opéra (mais pour 3 ballets, ça ne compte presque pas!), Mr Papillon m’avait dit qu’il fallait être raisonnables. C’est vrai ça, on ne peut pas passer ses soirées à courir les théâtres non plus!! Mais la tentation est trop forte et l’offre trop riche! Ainsi à Noël, pendant nos quelques jours de repos dans notre nid, je me trouve à me maquiller pendant que France Inter rediffuse une interview de Pierre Arditi par les Fous du roi au sujet de la pièce « Sentiments provisoires ». Je n’ai pas loupé l’affiche alléchante, non, non. Je crois que la regarde avec envie depuis fin Aout 2009

read more Arditi, Berléand et Testud sont dans un champ…ou Sentiments Provisoires au Théâtre Edouard VII

Le Petit Prince au Théâtre de la Ville

Quelque part entre Noël et le jour de l’an j’ai fait un rêve. J’ai rêvé que le Petit Prince avait vécu, avait grandi et était devenu un incroyable funambule dignes de nos songes les plus fantaisistes. Il avait pris le nom de Raoul. Son univers se résumait à un vieux tapis, un gramophone, quelques ustensiles domestiques, un vieux baril à couvercle et quelques murs faites de tubes métalliques. Son monde est peuplé d’animaux étranges: un gros poisson très poétique, un éléphant mélancolique, une méduse ressemblant à une ballerine, un oiseau tout en fil et en tiges. Il fait danser la lumière ; chanter l’électricité. Il sait se transformer en cheval ou en gorille en 2 secondes. Il rêve notre monde et nous emmène avec lui dans son voyage émerveillé. Il nous transporte là où c’est avec le cœur qu’on regarde. Il nous fait rire, pleurer, puis rire de nouveau. Il réveille notre enfant intérieur et le fait rire aux éclats

read more Le Petit Prince au Théâtre de la Ville

Le songe d’une nuit de Noël

Il est des rêves d’enfant qui nous suive et nous accompagnent alors que nous grandissons. Des rêves tenaces qui restent au chaud dans un recoin de notre cœur et grandissent avec nous. Pas forcément des rêves audacieux et immenses, mais de vrais rêves d’enfant dont on pense, lorsqu’on a 10 ans qu’ils seront bien difficiles à réaliser. Ce rêve que je viens de réaliser est un rêve gigogne, un rêve à plusieurs mains. Un rêve de rêve. Voir un jour le rêve de la petite Clara sur la scène de l’opéra de Paris. Casse-Noisette, puisque c’est de spectacle dont il s’agit est probablement mon ballet préféré. J’ai regardé le film de Noureev une douzaine de fois. J’ai rêvé des pas, des mouvements, des tableaux. Mes pieds ont mimé certains pas. Il suffit que j’entende quelques notes du livret pour que mon imagination s’envole. Quelques images de l’un des mouvements me figent et m’hypnotisent. Toutes les petites filles qui ont un

read more Le songe d’une nuit de Noël