Girls… sans suite

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Mr Papillon et moi sommes des adopteurs tardifs des séries à la mode, à part peut-être dans le cas de MadMen et Downton Abbey que nous avons commencé à regarder assez rapidement après leurs débuts respectifs et que nous suivons de très très près (genre je pré-commande sur Amazon UK 6 mois à l’avance… tout va bien dans ma tête, tout va bien dans ma tête).
Mais pour la plupart des autres, les Boardwalk Empire, les Girls et autres Game of Thrones, comment dire? Nous avons 2 ou 3 saisons de retard.

A force d’entendre et lire des critiques dithyrambiques sur « Girls » j’ai fini par commander la saison 1, intriguée et curieuse, moi la fan inconditionnelles de quatre autres new-yorkaises célèbres.
Oui, au cas où vous ne le sauriez pas, Sex & The City est MA série préférée. Celle que j’ai vu plusieurs fois, que je revois les soirs de trop grande fatigue ou de début de déprime, celle que j’aurai toujours un plaisir immense à revoir avec mes copines et amies, celle qui m’a aidée à grandir et m’a aider d’une certaine manière à devenir la femme que je suis.

On a beaucoup présenté Girls comme l’anti-SATC: point de paillettes, point d’argent facile et coulant à flots, point de Manolo et autres talons de 12, points d’hommes jetables, de la vraie vie, du réalisme, des vraies filles avec de vrais problèmes et auxquelles s’identifier.

Mouaaaaaaaaaiis.

On va dire que je suis trop vieille. Que j’ai trop de paires de chaussures.
Je trouve mes quatre pré-quarantenaires plus inspirantes et plus proches de ma vie et de mes problématiques que ces quatre demoiselles qui me paraissent tellement caricaturales et à côté de leurs pompes que je n’arrive à me prendre d’affection pour aucune.

Je suis trop vieille, ma vie est sûrement trop plan-plan et probablement beaucoup trop « bourgeoise » pour qu’il puisse y avoir identification.
Les troubles d’Hannah sont amusants… pendant un épisode et demi, ensuite ils mettent juste mal à l’aise et on a envie de lui conseiller un psy pour arrêter de se regarder le nombril de la sorte (punaise on a trouvé une apprentie écrivain new-yorkaise qui ne consulte pas son psy 4 jours par semaine?!) et commencer à entrer dans la vraie vie justement. Les gens mal dans leurs baskets peuvent être passionnants, mais point trop n’en faut sinon on sombre dans le glauque.
Marnie est… jolie. Très jolie. Ce serait intéressant que ce personnage soit autre chose. Une Nième caricature de l’ex-pom-pom girl bien élevée et gentiment coincée n’apporte pas grand chose. Forcément on pense à Charlotte, sauf que Charlotte est drôle à force de principes dont elles pètent les rotules dans sa quête de Mr Right.
Jessa, pfff Jessa la British excentrique… impossible d’en penser quoi que ce soit en 10 épisodes. Elle tape un peu sur le système, est un mignon poil à gratter gentiment choquant. Un peu comme ses ado qui sont prêts à tout pour vous pousser à bout et se faire remarquer.
Seule Shoshanna me fait vraiment rire. Une très jolie poupée toujours bien mise, qui vit dans un appartement ressemblant à une bonbonnière, essaie de respecter les règles mais qui est d’une franchise et d’une sorte de sagesse désarmantes. Ce personnage est un extra-terrestre qui fait du bien dans cet ensemble de gens un peu trop perturbés à mon goût.

Cette série parle de gens qui ne sont pas de ma génération.
Ni même de celle qui arrive tout de suite après la mienne. Nous ne parlons pas de la fameuse génération Y dans Girls, mais de la génération Z.
Du coup quitte à passer pour une grand-mère rabat-joie, j’ai presque envie de dire qu’heureusement je ne me sens pas proche de ces personnages. Leur conception de la vie n’a rien à voir avec la mienne, ce n’est pas avec la peur du sida qu’ils ont vécu leur adolescence, mais avec le 11 Septembre et la crise, et que forcément cela forge des êtres bien différents. Leurs parents n’ont pas eu la même histoire et ne nous ont donc pas élevés avec les mêmes désirs, aspirations ou souhaits pour nous mais aussi pour eux-mêmes.

Donc non, il n’y aura pas de saison 2 de Girls chez les Papillons, malgré la qualité indéniable de cette série et le talent inouï de sa jeune auteure, je ne m’y retrouve pas assez, je ne ris pas suffisamment, je n’ai pas assez la gorge qui se noue d’émotion pour vouloir en savoir plus sur l’avenir de ses quatre héroïnes.

Damn’ I’m an old fart! 😉

2 réflexions sur “Girls… sans suite

  1. J’aime beaucoup te lire Mme Papillon. Ca facilite la priorisation de mon programme culturel des prochains mois 🙂
    La bise

  2. Je suis d’accord. J’ai revu plusieurs fois SATC (qui a d’ailleurs inspiré le nom de mon blog!). Dans les séries plus « jeunes », « how I met your mother » (les amours et le mariage) et « mon oncle Charlie » (les problèmes avec les ex femmes, la mère et le fils pré-ado) sont plutôt réussies.
    Il y a aussi « Brothers and Sisters » qui est à la fois très américaine (chaque épisode se termine par une grande réconciliation ou presque) et très addictive (ah cette fratrie, cette mère, les pièces rapportées….). A essayer si tu ne connais pas. Les coffrets se trouvent pour pas trop cher.

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