Murkami au Château de Versailles

Ce n’était qu’il y a quelques semaines et j’ai pourtant l’impression que cela fait une éternité.
Le changement de saison a eu lieu, la température a baissé, les couleurs de mon dressing sont elles aussi passées à l’automne, les courges ont remplacé les melons dans ma cuisine. Bref j’ai l’impression qu’un siècle a passé depuis cette merveilleuse après-midi à Versailles, sous un soleil tel que nous avons mangé des glaces!

La raison de notre visite?

Et oui, l’exposition Murakami évidemment!

Après le coup de cœur pour l’expo Jeff Koons il y a deux ans, il était certain que j’allais me précipiter à Versailles pour voir celle-ci.

Comme précédemment, cette exposition d’objets « so kawaï » a fait couler beaucoup d’encre, fait parler beaucoup de monde et défrise une fois encore un certain nombre de visiteurs.
Moi je dis « Continuez, c’est génial, j’adooooooooooorre! »

Des personnages très mignons donc, mais qui a bien y regarder ne sont jamais gentillets ou aussi innocents qu’ils en ont l’air. Ceux là sont certes roses, mais ils ont de méchantes petites dents pointues et un goût prononcé pour les têtes de mort. Quand même.

 

Ce petit personnage est sensé être Murakami lui-même, accompagné de son petit chien. Il est présenté avec deux autres petits personnages, aux visages tout aussi lunaires…

J’aime beaucoup le visage très doux de la petite fille. Pour une fois elle a l’air vraiment gentille.

 

Ah le lion en or…
Oui, en or, la bêbête est couverte de feuilles d’or. Shali en rêve comme copain de jeu.

 

Ah la petite serveuse sexy…
Oui elle a bien une culotte sous sa robe, j’ai vérifié. Mr Papillon en rêve comme copine de jeu.

Pfff, mais non, n’importe quoi. Mais le parallèle avec le lion en or était tentant.

Nous voici maintenant dans la sublime galerie des glaces (merci Vinci pour la restauration!)

Et le clou de l’exposition (enfin pour moi!)…

Encore des fleurs, toujours des fleurs, dont Mr Papillon pense qu’elles sont aussi carnivores que souriantes. Planquez vos doigts!!

Nous avons ensuite découvert une œuvre spéciale.
Perso j’ai envie de l’appeler « Le déclin de l’empire américain, en pierres précieuses »…

Des objets de grande consommation uniquement (un cupcake de chez Magnolia Bakery, du ketchup, du Pepsi, une basket de je ne sais plus quelle marque, un préservatif, des chips et une lotion pour bébé. En diamants, saphirs, rubis et autres pierreries un peu couteuses.

Si l’Amérique ne peut se résumer qu’à ça (pour Murakami et Pharrell Williams en l’occurence), et bien il y a – à mon sens – comme un petit problème.
Mais bon, ça donne une oeuvre assez rigolote.

Autre œuvre qui nous a beaucoup, beaucoup plus: « Les nouveaux habits de l’empereur »…

Inspiré du conte éponyme et installé dans le salon où est accroché le sacre de Napoléon, on ne peut s’empêcher de sourire 🙂

On passe ensuite à l’invasion de la pâquerette…

Partout, partout, partout!!!!

Et maintenant on peut sortir du château et aller faire un tour dans le jardin.

Oh les belles dents (en or!!)!!!!

La suite dans quelques jours. Plus de kawaïeries cette fois, mais d’autres jolies choses du château.

6 réflexions sur “Murkami au Château de Versailles

  1. Ah la la, tu me donnes envie d’affronter le looong trajet pour aller jusqu’au château. Autant Jeff Koons n’avait pas réussi à m’attirer dans le 78, autant là je me posais des questions. Vile tentatrice !
    Par contre, je vais peut-être devoir envisager un détour seule par la serveuse, histoire que le rouquin garde ses yeux jusqu’à la fin de la visite 😉
    P.S. : dernière sortie de mes Mimnor fuchsia vendredi ; je ne pourrais pas faire un raccord couleur avec les fleurs, pffff…

  2. suis d’accord avec toi: le bidule fleuri sous la suspension en verre, c’est vraiment le plus genial… Je ne vois pas pourquoi ça a fait polemique, tout ça, c’est sympa, ce contraste temporaire entre le Grand Siècle et les bidules japonais modernes

  3. Moi je dis que Louis le Grand n’aurait sûrement pas rater l’occasion de faire parler de lui, et il surfait sur la vague de l’art controversé dans son temps.
    Donc je ne suis pas fan (mais alors pas du tout, ça me fait penser à des jouets pour chats, vous imaginez?), mais ça a le mérite de redonner à Versailles de l’actualité de pointe, sa destination première voulu par son créateur, et de sortir ces murs de la naphtaline, à laquelle ils n’étaient pas destinés.

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