Expo Courbet – Grand Palais

Expo_Courbet___Grand_PalaisWeek-end culturel pour les papillons (on arrête de dire que les amoureux sont des autistes, ce n’est pas vrai…enfin pas tout le temps) puisque les papillons ont été voir l’exposition Courbet au Grand Palais. En fait d’exposition il s’agit presque d’une rétrospective car pas moins de 120 toiles du maître sont présentées, parmi lesquelles les plus célèbres d’entre elles. Sont également présentées de nombreuses photographies d’époque, et pour la fan de photo que je suis, c’est toujours un régal de pouvoir admirer des clichés datant des années 1850.

Comme très souvent au Grand Palais, l’exposition est organisée de manière à nous faire découvrir plusieurs facettes de l’œuvre de l’artiste présenté, mais aussi son histoire, sa vie, sa manière de s’intégrer à la société. L’expo Courbet ne déroge pas à la règle.
On découvre les séries d’autoportraits de l’artiste (qui était très beau) faits pendant sa jeunesse et qui font penser au « Portrait de Dorian Gray » tant la physionomie de Courbet évolue et se déforme d’année en année ; on devine la société privée dans laquelle il évoluait grâce à ses toiles de famille ou ses portraits d’amis et la société publique et l’opinion qu’il en avait dans ses grandes toiles engagées et sombres. On le découvre également paysagiste ou chasseur, mais surtout on le voit peintre de nus éblouissants ou peintre engagé politiquement…dans ses toiles qui sont tout sauf politiques…à moins qu’une truite ne symbolise quoi que ce soit en politique. Mais l’engagement politique a un prix, que Courbet a dû payer et a payé très cher.

Je ne suis pas une grande fan du maitre. Ses portraits sont beaux, souvent saisissants. Ses paysages et ses scènes de chasse ne m’émeuvent pas voire me laissent indifférente. Par contre ses nus sont vraiment incroyables et sublimes. Tout le monde connait « L’origine du monde » et connait donc l’audace insensée de Courbet. Mais « L’origine du monde » n’est finalement pas grand chose par rapport à la capacité de ce peintre à dessiner et mettre en couleur des peaux de femmes plus vraies que nature. On en devine la texture, la douceur et la sensualité, on se surprend à vouloir les toucher pour vérifier. Toutes les femmes qu’il a peintes n’étaient pas belles, mais il les a clairement sublimées. Plus que « L’origine du monde » c’est son « Sommeil » qui m’a paru le plus subversif et assez surprenant (mais de Courbet doit-on être surpris?)

Paresse_et_Luxure_ou_Le_Sommeil_de_Gustave_Courbet___1866__Petit_Palais____135_X_200

Comme toujours au Grand Palais, beaucoup de monde dehors (mais nous avions un précieux Sésame) et beaucoup de monde à l’intérieur. Cela restait très supportable, mais comme toujours la scénographie ne se prête pas à la foule, il faut donc faire preuve de patience et parfois se contorsionner un peu pour voir les œuvres ou lire les explications.
Avis à celles qui avaient vu l’expo des dessins érotiques de Klimt avec moi, il y a encore des scènes de « je donne des explications à mon enfant » assez amusantes dans la salle des nus.
« Et papa, elles font quoi les dames??? »
« Elles dorment ma chérie, elles dorment »

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