Bienvenue dans le Jardin Chocolaté

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Vous vous souvenez de mes clichés de chocolats sur Instagram et Twitter?
Et bien ça y est vous pouvez les commander sur la boutique de leur créatrice et surveiller sur son blog les dates de ses participations à des salons ou des marchés de Noël.

Mais reprenons depuis le début, Le Jardin Chocolaté c’est l’histoire d’une reconversion professionnelle et d’une création d’entreprise dont je suis très admirative.
Car c’est une chose d’aimer passionnément quelque chose, c’en est une autre de changer radicalement de boulot pour faire de sa passion son métier.
Jusqu’à présent les seules personnes que j’ai rencontrées qui aient osé, ce sont des blogueuses dont ce qui fut à une époque un passe-temps est devenu un métier.

C’est donc ce qu’a fait et est en train de faire Carine. Elle s’est formée et a appris le métier de chocolatier, a travaillé chez différents chocolatiers et en est arrivée au stade où elle peut se lancer.
Elle a créé ses chocolats, cherché des recettes pour s’inspirer, en a inventé d’autres, tâtonne, cherche, modifie, reprend, peaufine ses créations. Tout y passe: les saveurs et les goûts bien sûr, mais aussi la forme des chocolats, leur mode d’enrobage, la texture et le fondant des ganaches, l’apparence des bonbons, le style et le décor des boîtes. Tout ça. En solo.
Là où Carine a sollicité de l’aide, c’est pour goûter ses chocolats, et c’est comme ça qu’ils sont arrivés chez moi, pour que je les goûte.

Cardamome et pistache ; anis étoilé ; à l’eau de fleurs d’orangers ; au thé de Noël et à l’orange ; aux graines de courges… autant de ganaches, de pralinés, de variétés de cacao, de textures et de saveurs.
C’est un exercice passionnant à faire de goûter des chocolats. Pas juste les grignoter, hein, vraiment les goûter, tester comme ils croquent, comme ils fondent, leur parfum, le croustillant de leur praliné, le moelleux de leur ganache, l’ampleur de leur saveur et de leur parfum.
Avec des chocolats de cette qualité l’exercice est très agréable, je suis tombée instantanément sous le charme du croquant parfait de la coque de chocolat. Il s’agit bien d’un chocolat pour adultes, il est intense, puissant, mais le geste de croquer dans un chocolat a quelque chose d’enfantin et j’adore ça.
Ensuite les ganaches de Carine sont comme je les aime: fondantes mais pas molles. Je déteste les ganaches qui dégoulinent dès qu’on croque dans le chocolat, j’aime qu’elles aient une belle densité et qu’on les sentent fondre dans la bouche.
Et puis il faut que je vous parle du praliné aux graines de courges. Parce que ce praliné… Par où commencer? J’ai immédiatement pensé à mon grand-père maternel qui n’aimait que les pralinés et était un bon juge en la matière. Je crois qu’il aurait adoré celui-ci: très croustillant, avec une pointe de sel géniale qui sublime l’ensemble du chocolat, et ces graines de courges qui sont exactement à leur place dans un praliné. Probablement mon préféré parmi tous ceux que j’ai goûté.

Là où Carine est très forte c’est qu’elle m’a fait aimé un chocolat à l’anis étoilé, parce qu’il est parfaitement équilibré et plein de parfums subtils ; elle m’a fait apprécié un chocolat à la ganache aux fruits de la passion et au thé yuzu alors que je n’aime pas les ganaches aux fruits. Mais le yuzu apporte ce qu’il faut d’acidulé à la douceur des fruits de la passion, et tout cela marche bien avec un beau chocolat noir.

Parmi les chocolats dont j’espère qu’ils seront un jour commercialisés il y a le fabuleux thé rooibos vanille que j’ai adoré, un vrai chocolat doudou et rond, et puis celui à la verveine dont la recette ne satisfait pas encore Carine mais qui a un potentiel à chocolat extraordinaire. Il faut surveiller de près le blog de la chocolaterie car c’est là que seront annoncées les futures séances de dégustations.

Mais l’actualité du moment c’est bien sûr de préparer Noël, donc filez sur le blog de Carine pour surveiller sa participation à des salons ou des marchés de Noël ou sur sa boutique pour passer vos commandes. Elles peuvent être immédiates bien sûr (comme pour commander la petite boîte vous permettant de goûter tous les parfums de ce Noël) ou pour dans quelques semaines, il vous suffit de préciser dans le champ commentaire à quelle date vous souhaitez être livrés. C’est exactement ce que Mr Papillon et moi allons faire!
Autre possibilité, enregistrer le bon de commande ci-dessous et le renvoyer par mail ou par courrier à Carine avec votre commande.
Date limite de commande (par la boutique en ligne, courrier ou mail) pour être livré pour Noël: le 10 Décembre (ma journée préférée de l’année)

Le bon de commande (cliquez sur le lien, le fichier pdf va s’ouvrir):
Le jardin chocolaté – Noël 2014

Bons chocolats et bon week-end!

P.S: Les guimauves de Carine sont une tuerie. Elles ne sont pas sur la boutique en ligne mais disponibles sur le bon de commande, je dis ça, je ne dis rien. Mes chouchoutes? Fraise des bois et myrtille, aussi belles à regarder qu’à dévorer. Mr Papillon lui ne jure que par la vanille.

Une ville amicale

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Mercredi soir, après une journée particulièrement pourrie au bureau (Lutin du Père Noël est vraiment un boulot compliqué et épuisant) j’avais vraiment grand besoin de ma séance de course.
J’ai donc littéralement couru jusqu’à la maison, ignoré chaton qui voulait des câlins et se demandait quelle mouche nous avait piqués pour que nous nous dépêchions de la sorte, et suis sortie courir avec Mr Papillon. Direction notre parc fétiche: le Parc Monceau.

Globalement c’est très amusant d’aller courir vers 19h, on croise les gens qui sortent de leur bureau et vous regardent comme si vous étiez des extraterrestres ou des fous. J’ai un peu l’impression de prendre mon après-midi ou faire l’école buissonnière, mais ça me fait un bien fou en remettant mon compteur stress à 0.
La semaine dernière j’ai été courir mercredi matin, j’ai donc profité d’un parc désert et plein de lumière douce. Cette semaine c’était la première course du soir, post-changement d’heure.

Bon et bien c’est simple cela revient à tourner dans le noir.
A part les 2 allées traversantes du parc, tout le reste est plongé dans le noir, pas une loupiote pour voir où vous mettez les pieds ou voir s’il y a un individu louche planqué dans les buissons.
Si je n’avais pas su que Mr Papillon était là je crois que j’aurais rebroussé chemin et serais rentrée à la maison. Mon parc fétiche et adoré s’était transformé en possible coupe-gorge.
J’ai fait quelques tours en priant de ne pas trébucher sur un obstacle invisible ou de ne pas croiser un déséquilibré et suis rentrée à la maison en me promettant d’envoyer un petit mot à ma maire d’arrondissement.

C’est chose faite, Anne Hidalgo (Maire de Paris), Brigitte Kutser (Maire du 17ème arrondissement) et Jeanne D’Hauteserre (Maire du 8ème arrondissement) ont reçu le message suivant, à quelques variations près:

« Madame,

Habitante du 17ème voisin de votre arrondissement je vais courir régulièrement au Parc Monceau.
J’ai récemment ajouté une séance de course le soir.
J’ai constaté depuis le changement d’heure que dès que la nuit est tombée le parc – à part les deux allées traversantes – est plongé dans le noir.
Il n’y a aucun éclairage dans l’allée circulaire ni dans les petites allées intérieures.
Marcher ou courir dans le noir est évidemment dangereux, mais bien plus grave à mes yeux, cette obscurité transforme ce parc que j’adore en endroit inquiétant pour moi, une femme.

Faire de nos villes des endroits « amicaux » pour les femmes est quelque chose que j’ai beaucoup entendu ces dernières années, je constate que même dans Paris, même dans ses beaux quartiers, rien n’est fait pour.
N’est-il pas possible d’ajouter des éclairages alimentés à l’énergie solaire pour au moins éclairer les allées?

 Je vous remercie par avance pour votre réponse à ce sujet,
Cordialement, »

Trois maires, trois femmes. Ce sujet des villes sûres pour les femmes doit leur parler encore un peu plus fortement qu’à leurs confrères puisque cette peur ressentie dans une rue mal éclairée, elles ont pu la ressentir.
On verra bien ce qu’il me sera répondu…

Toujours sur ce sujet ajoutons le comportement inadmissible de nos chers policiers qui ne bougent pas le petit doigt lorsqu’une femme se fait harceler verbalement par des malotrus (mais ils ont trop à faire à distribuer des prunes aux voitures privées qui attendent leurs clients, question de priorité tu comprends), les tweets de Stéphanie m’ont laissée très agacée. Qu’elle est donc cette police qui oublie sa mission de protection de la population? (Non, non, ne répondez pas à cette question, ça va me ré-agacer très fort)

<A lire de bas en haut, c’est ainsi que fonctionne une timeline Twitter>

Tweets StephanieZwicky

Etre une femme, en France, en 2014. Y a du boulot.

Eidt du 24 Novembre 17:49, j’ai reçu une réponse de la Mairie de Paris, que je vous laisse apprécier:

Réponse mairie de Paris

Groumpf…
Je suis passablement agacée par cette réponse, on en reparle!

Trésors

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Il y a quelques semaine de cela en me promenant au Printemps avec Pauline au cours de notre géniale après-midi de « vraie » rencontre – oui oui, du même style que celle-ci – j’ai appris une très mauvaise nouvelle, et découvert une chose qui m’a étonnamment attristée.

Rien de grave rassurez-vous, juste une petite tristesse joaillère. Vraiment pas la fin du monde donc ;-)

Mais quand même…
La maison Dior a décidé d’arrêter de fabriquer et distribuer ses adorables bagues Mimioui.
La production a cessé depuis Janvier nous a expliqué l’adorable vendeuse aux fabuleuses boucles d’oreilles couleur myosotis. Depuis ils finissent de vendre les stocks restant.
Plus de rubis et de diamants depuis longtemps, il ne reste que quelques émeraudes… moins une puisque je suis repartie avec celle qui était à ma taille.

Mimioui rubis, c’est ma bague de fiançailles, presque 6 ans qu’elle n’a pas quitté mon doigt…
Je m’étais toujours dis que ses petites copines en saphir, émeraude et diamant viendraient la rejoindre pour marquer nos grands anniversaires de mariage.
Bon, et bien il n’y en aura qu’une, pour les 5 ans, et puis c’est tout… snif, snif…

Pauline et moi avons demandé la raison de cet arrêt. C’est visiblement un souhait de Victoire de Castellane, qui souhaite passer à autre chose dans son travail créatif.
Au revoir aussi aux fleurs et insectes parés de laque, et à l’usage quasi exclusif des pierres fines et semi-précieuses, l’heure est aux pierres précieuses, aux rubis, diamants et autre saphirs multicolores.
J’avoue ma déception, j’adorais l’idée qu’une maison si prestigieuse ait su faire un bijou si léger, un petit bijou de peau, qui plus est abordable. Un peu de magie gracieuse accessible… dommage.

Mes petites beautés rouge et verte étaient déjà des trésors évidemment, elles le sont encore un peu plus aujourd’hui.

L’autre nouvelle – qui a ravi Mr Papillon – est que la version « simple » de mon alliance a été arrêtée et que dorénavant Two for Trinity veut dire diamants à tous les étages (enfin sur tous les anneaux… 6 on le rappelle) et budget d’émir qatari ou de footballer.
J’avoue que sur le coup cette nouvelle m’a un peu attristée, cette bague sublime ne sera finalement qu’une petite opération marketing et ne rejoindra pas sa mythique « maman » dans la liste des Trinity reconduites d’années en années.
Et puis finalement, c’est assez joli cette rareté, c’était la raison pour laquelle nous avions choisi ce modèle plutôt que l’originale, je ne voulais pas la croiser trop souvent sur d’autres mains que la mienne. Risque éliminé.

Mais trésor encore plus cher à mon cœur.

Et vous quels sont-ils vos trésors fétiches?

Au théâtre cette semaine…

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Passage à l’heure d’hivers, grosses journées professionnelles, fatigue et stress, cette semaine était l’une de ces semaines où nous n’avions pas envie d’aller au théâtre le soir.
Et manque de bol comme la précédente nous enchaînions deux spectacles: William Forsythe par le Semperoper Ballett de Dresde au théâtre de la Ville et « L’enlèvement au sérail » de Mozart à Garnier.
Mais comme souvent dans ces cas-là, la vie est tendre et gentille avec nous, elle glisse un mi-cuit au chocolat à tomber dégusté juste avant un spectacle de danse classique contemporaine époustouflant et un opéra joyeux et moderne dirigé par un chef chouchou et écouté dans l’une des plus belles salles du monde.

Mais reprenons dans l’ordre: « Steptext », « Neue Suite » et « In the middle, somewhat elevated » par la troupe du Semperoper Ballett de Dresde.
Cette compagnie est a priori l’une des compagnies avec lesquelles William Forsythe aime particulièrement travailler et entretient un lien très fort. Cela se voit sur scène, c’est le moins que l’on puisse dire.
Nous avons l’habitude de voir des ballets de William Forsythe mais plutôt par le très beau ballet de l’opéra de Lyon, et là nous avons vu tout autre chose: plus de puissance, plus d’aisance, on a le sentiment que les danseurs vivent le ballet à 100% et ne font pas que l’interpréter.

Et puis la beauté de cette troupe, tout simplement: des danseurs et danseuses aux physiques très divers, parfaitement musclés et fuselés, à la technique impeccable. Si nous regardons clairement de la danse contemporaine, les mouvements qui la constituent sont classiques, et réalisés comme ils doivent l’être. Moi la maniaque des mains des danseurs et danseuses (c’est l’école française et c’est là que l’on voit si un artiste va au bout de son mouvement ou pas), j’ai été enchantée.
Et quel bonheur de voir des danseuses qui ne sont pas maigres (contrairement à l’opéra de Paris…) et qui sont donc vraiment belles. Forcément on sent la puissance de leurs muscles et on est moins dans la danseuse éthérée et toute fragile, évidemment, mais personnellement je préfère mille fois.
Je suis tombée amoureuse de la magnifique et très douée Courtney Richardson, interprète féminine de « Steptext », cette danseuse est incroyable.

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De ces 3 ballets nous avons tout aimé: la chorégraphie évidemment, magnifique exemple de ce qu’est la danse classique contemporaine ; la musique, classique ou ultra moderne et étrange ; le décor ou du moins son absence, seule la lumière habille la scène et les costumes enfin, parfaitement sobres et élégants (c’est assez rare en danse moderne pour être signalé).

Bref guettez les tournées de la troupe, le spectacle en vaudra forcément la peine.

Et cet enlèvement alors?
Et bien figurez-vous que je ne connaissais pas cet opéra de Mozart, à part 2 ou 3 extraits entendus sur Radio Classique. Je ne savais même pas ce dont il s’agissait… enfin à part d’un enlèvement dans un pays d’orient a priori.
Et puis un opéra à Garnier, c’est une première aussi, nous avons l’habitude de les voir à Bastille.

« L’enlèvement au sérail » est un opéra étonnamment moderne dans sa manière de parler de la place des femmes et de montrer des personnages de femmes fortes, nous avons adoré.
Comme souvent dans les opéras de Mozart l’humour ne manque pas et les situations cocasses et les clins d’œil tellement contemporains s’enchaînent, joliment servis par la mise en scène très réussie de Zabou Breitman.
Est-il nécessaire de dire que la musique est sublime et que l’opéra est magnifique? C’est Mozart, cela ne vous surprendra pas (je suis incapable d’objectivité à son sujet). Et puis Mozart dirigé par Philippe Jordan c’est forcément magique.
Parlons de la mise en scène, des décors et des costumes plutôt: un vrai univers de conte de fée avec les jolis clins d’œil modernes dont j’ai parlé plus haut.
J’ai trouvé ça génial, un bon équilibre entre nos images inconscientes d’un opéra du XVIIIème, l’humour délicieux de Zabou Breitman et la modernité qu’il est indispensable d’apporter à ce type de spectacle pour le garder bien vivant.

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Paie ton selfie en plein spectacle – Crédit photo Agathe Poupeney ~ OPN

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Moi aussi je veux un tapis volant – hammac – Crédit photo Agathe Poupeney ~ OPN

Comme d’habitude nous ne connaissions pas les interprètes, je ne saurais donc évaluer correctement leur performance, mais j’ai adoré les voix d’Erin Morley (délicieuse Constanze) et Anna Prohaska (géniale Blonde la chipie qui ne se laisse jamais marcher sur les pieds par ces messieurs). Lars Woldt est un Osmin jubilatoire, parfait Iznogoud qui ne pense qu’à empoisonner et torturer tout en se faisant maltraiter par la charmante Blonde.
J’ai aussi aimé la modernité des voix et de l’interprétation de Bernard Richter (Belmonte) et Paul Schweinester (Pedrillo).
Une autre belle soirée donc…

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L’enlèvement au sérail
Opéra Garnier
Jusqu’au 15 Février 2015

Carte postale new-yorkaise : infos pratiques

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Nous voici au terme de mes billets new-yorkais qui m’ont permis de prolonger encore un peu l’impression de vacances et vous serons j’espère utiles pour préparer un futur voyage dans cette ville fabuleuse.

Nous sommes partis avec Air France, en A380 et en croisant très très fort les doigts mi-Septembre lorsque les pilotes ont décidé d’achever la compagnie en lui faisant perdre 500 millions d’euros.
En surveillant leurs offres nous avions trouvé des aller-retour à 700€. C’est cher, mais j’aime bien le confort de l’A380, la gentillesse absolue des équipes navigantes Air France et le champagne servi à l’apéro. Mr Papillon lui s’en fiche, mais il aime voir son épouse contente, du coup il a cédé et apprécié le retour rapide et confortable (pendant lequel nous avons dormi, miracle!!)

Pour nous loger nous avons testé AirBnB pour la toute première fois. La recherche n’a pas été aussi simple que prévue puisque nous avons essuyé plusieurs refus ou non-réponses, mais avec un peu d’acharnement nous avons trouvé et été accepté par un hôte adorable pour un petit studio dans une rue tranquille du Lower East Side (un peu l’équivalent new-yorkais du Xème arrondissement parisien).
Pour le budget cela varie beaucoup selon la période je pense, et évidemment dépend du quartier et du type d’appartement mais dans notre coin et pour un studio il faut compter entre 100 et 150€ par nuit début Octobre.
La formule nous a bien plu car disposer de sa mini-cuisine est vraiment agréable lorsqu’on reste longtemps, et en termes de budget c’est sans comparaison avec l’hôtel (il fallait compter 300€ par nuit pour les quelques hôtels que nous avions regardés).

Pour nos entrées dans les musées et notre visite à Miss Liberty nous avons commandé sur internet notre New-York CityPass et l’avons récupéré au guichet de notre première visite.
Le pass coûte 110$ et permet d’économiser un peu de plus de 40% sur le prix des entrées et d’éviter la queue dans la plupart des attractions. On dispose de 9 jours pour l’utiliser, c’est donc parfaitement adapté à une semaine sur place.
Pour nos entrées au Whitney je les avais réservées sur Internet, j’ai juste à donner mon numéro de commande pour qu’un adorable jeune homme arborant un collier dément sur sa chemise (only in New-York!) me les donne en me souhaitant une excellente visite… en Français.

Pour circuler nous avons pris un taxi pour arriver et repartir, les yellow cabs proposent un tarif fixe à 52$ pour faire JFK – Manhattan. Ne pas oublier d’ajouter au moins 20% de tip, mais cela reste très économique car avec les bouchons et la distance – 25 km – il faut prévoir une bonne heure de trajet.
Ensuite pour circuler dans Manhattan et à Brooklyn nous avons pris une carte de métro hebdomadaire illimitée à 30$ par personne. La même carte existe en y ajoutant les bus, mais nous n’avons pas voulu nous lancer dans l’aventure en bus et nous sommes limités au métro, c’était parfait.
La logique et la circulation des métros n’a rien à voir avec celle du métro parisien ou londonien (ou même moscovite), on passe beaucoup de temps à éplucher son plan et à lire les panneaux, certaines lignes ne passent pas très fréquemment et ils n’ont pas de système permettant de savoir quand arrivera la prochaine rame, mais le métro est plutôt propre, sûr, ne sent que le métro et pas l’urine comme celui que je prends quotidiennement, c’est donc plutôt une bonne surprise.

Pour le volet nourriture et bonnes choses vous avez tous les détails dans mon billet mais sachez juste que pour manger il n’y a que l’embarras du choix, et nous avons essayé plein de trucs: diner, street food, whole food market, les épiceries de quartier. Vous ne mourrez jamais de faim à New-York!
Et pour réserver une table dans un restaurant, rien de plus simple: open table!

Pour finir, il y a de vrais beaux talents dans le métro de New-York. C’était le samedi soir en allant voir l’Empire State Building. Un petit instant de grâce (petite pensée pour cette chère NKM) dans le métro new-yorkais…

Quelques images de nos balades new-yorkaises encore….

<Cliquez sur l’une des images pour ouvrir la galerie et voir les photos en grand>

Carte postale new-yorkaise: A table!!!!

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New-York est comme Paris, Londres ou Tokyo: une capitale gastronomique. On peut manger tout et n’importe quoi dans cette ville qui semble en permanence à table, et le manger quasiment n’importe quand.

Résultat sur toute la longue liste de délicieuses adresses données par les amis et les copines de Twitter & Instagram, il nous en reste les 2/3 à essayer.
Il dire qu’avec nos déjeuners prévus chez Nougatine at Jean-Georges et au Bernardin cela réduisait naturellement nos envies d’autres déjeuners ou dîners gastronomiques ou pour des breakfasts gargantuesques.
Du coup je commence déjà à bassiner Mr Papillon sur un prochain nouveau voyage dans la Grande Pomme pour reprendre notre exploration culinaire et nos balades dans la ville.

Pas vraiment de juste milieu dans nos choix: des étoiles au Michelin et de la street food, ce serait un bon résumé de nos choix.
Pour les étoiles, je vous renvoie à mes billets sur Nougatine at Jean-Georges et le Bernardin, tout est dedans.

Pour le reste, voici les quelques adresses que nous avons testées et aimées:
On va commencer par notre diner coup de cœur: Remedy, ci à quelques rues de notre appartement et où nous avons été dîné le premier soir. Remedy est aussi installé à une portée de lance-pierre du mythique Katz (souvenez-vous, l’orgasme simulé de « Quand Harry rencontre Sally ») que nous avons évité, l’odeur de graillon et la vilaine réputation de l’endroit nous ayant rebutés.
Remedy est un vrai diner américain, comme ceux que l’on voit dans les séries et les films, avec petits box pour quatre, banquettes en vinyle, carrelage à grands carreaux, et grands classiques américains au menu.
Tout ce que nous avons goûté – grilled cheese, cheeseburger, salade Popeye et club sandwich – a été préparé à la commande, c’est donc bien frais, les légumes croquants, et bon, voire très bon (la salade Popeye était parfaite!!). Et puis j’avoue, si on me propose de la root beer je craque forcément.
Une chouette adresses à l’accueil simple et gentil.

A côté de chez nous nous avons eu la chance d’avoir deux très bonnes adresses réputées:
Doughnut Plant, un fabuleux atelier qui produit les meilleurs doughnuts de New-York, rien que ça. Leur particularité? Légers et pas gras. Il faut le faire pour des beignets!
Ils sont fiers d’avoir produit le premier doughnut à la crème brûlée, j’avoue ne pas bien comprendre la magie du truc, par contre j’apprécie mieux le concept du beignet carré, beaucoup plus grand et gourmand que son ami rond à trou central.
Je ne me suis toujours pas remise du « Black Out », un doughnut tellement chocolat qu’il ne peut l’être davantage. Une merveille, rien que ça.
L’apple cinnamon de Mr Papillon était assez fabuleux dans son genre, totalement de saison avec Halloween en pleine préparation dans toute la ville.
Nous avons également testé le chocolate & hazelnut très gourmand et le gigantesque cinnamon bun, digne petit frère du cinnamon roll.
Une excellente adresse pour les gourmands!!

L’autre très belle adresse proche de chez nous était Russ & Daughters, honorable institution centenaire et venue de Russie qui propose des poissons fumés sublimes, les œufs de poisson des plus simples aux plus prestigieux,  des cream cheeses travaillés avec art et donc les bagels qui permettent de déguster tout cela ensemble et immédiatement. Très très savoureux!
Nous avons testé deux bagels: un classique saumon fumé et cream cheese nature généreusement garni d’un saumon (un « gaspe nova » je crois) à mourir et un « super heebster » dont voici la description, en VO: « Whitefish & Baked Salmon Salad with Horseradish Dill Cream Cheese and Wasabi Flying Fish Roe on a Bagel ». J’en salive rien que d’y repenser.
Et si jamais vous avez une envie de sucre, les pâtisseries et confiseries aux recettes venues de la Russie des tsars et d’Europe de l’Est sont là.
Mémorables peanut butter & chocolate drops dégustées en haut de l’Empire State Building, et délicieuse babka à la cannelle rapportée dans nos bagages.
Bref, une adresse à essayer absolument si vous faites un tour dans le Lower East Side, surtout que l’accueil y est adorable!

A Brooklyn nous avons pu tester sans poireauter pendant des heures les burgers et hot-dogs du célèbre Shake Shack.
Rien de révolutionnaire, hein, juste de la viande sans hormone, des steaks dont on choisi la cuisson, du bon pain (toujours un peu trop sucré et un peu trop mou à notre goût), du bon fromage, des pickles comme je les aime à la folie… bref de la junk food  faite avec soin, qui ressemble à ce que l’on trouve dans nos food-trucks parisiens. Nous nous sommes régalés, évidemment!

A Brooklyn toujours nous avons fait une pause chocolatée chez Jacques Torrès. Ma photo de chocolat chaud n’est pas très jolie, mais je vous promets qu’il mérite le détour et la pause douceur.
Un endroit charmant, chaleureux et ultra-gourmand! Ce doit être dingue de s’y arrêter en plein hiver quand il fait bien froid, retour à l’enfance immédiat je pense.

Nous avons évidemment fait quelques courses pour nos petits déjeuners chez Whole Food et autres petits supermarchés façon Monop’ Gourmet disséminés partout dans Manhattan.
Pas donnés évidemment (enfin comme Monop’ quoi), mais les boutiques sont en général très jolies, et l’organisation des caisses de Whole Food d’une efficacité charmante (oui oui) et redoutable!
Nous nous sommes aussi arrêtés dans ces petits cafés et pâtisseries que l’on trouve à tous coins de rue dans le Lower East Side, Soho, Nolita et Greenwich, toujours parfaits à l’heure du petit-déjeuner ou pour un goûter gourmand.

 

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Nougatine at Jean-Georges
1 Central Park west
New York, NY 10023

Le Bernardin
155 West 51st Street
New York, NY 10019

Remedy Diner
245 E Houston Street
New York, NY 10002

 Russ & Daughters
179 East Houston Street
New York, NY 10002

Doughnut Plant
379 Grand Street
New York, NY 10002

Shake Shack Brroklyn
409 Fulton Street
(between Willoughby Street and Adams Street)

Jacques Torres
66 Water Street (DUMBO district)

La semaine dernière à l’opéra de Paris

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Cette année tous nos spectacles à l’Opéra de Paris sont concentrés sur la même période: en ce moment!
La semaine dernière a particulièrement représentative de cette situation, nous avons vu un ballet et un opéra, rien que ça.

Le ballet c’était « Rain » de Anne Teresa de Keersmaker – l’un de mes ballets favoris – que nous avions vu il y a 3 ans.
Comme la première fois j’ai passé 1h10 totalement subjuguée par tout ce ballet: la musique totalement incroyable et hypnotisante (mais peut-être stressante pour ceux qui n’aiment pas l’idée de répétition) ; la chorégraphie tellement libre, joyeuse, vibrante ; les costumes de Dries Van Noten si beaux qu’on aimerait pouvoir les enfiler.
Revoir le ballet m’a permis d’en approfondir la (ma) lecture: l’allégorie de l’amour, une certaine idée de la vie et de l’existence… C’est tellement agréable de voir le ballet de l’opéra de Paris danser ces mouvements tellement loin de ce qu’ils sont habitués à travailler. Je me suis dit qu’Anne Teresa de Keersmaeker serait celle qui pourrait les faire danser du hip-hop.
Je ne peux que vous dire de quitter l’apparition de ce ballet dans le programme de l’opéra et de vous ruer sur des places.

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L’opéra c’était « Tosca« , de Pucini. Cette année encore nous poursuivons notre éducation à cet art si spécial. Nous verrons « L’enlèvement au sérail » ce soir, sous les ors de Garnier (ce qui est assez rare me semble-t-il pour les opéras).
« Tosca » c’est l’opéra dont l’héroïne est une cantatrice et qui fut écrit pour une actrice mythique: Sarah Bernardt. Belle mise en abîme qui m’a beaucoup plu.
Et sans surprise j’ai trouvé cet opéra très différent de ce que l’on voit et entend habituellement, si je résumais un peu je dirais qu’on y appelle un chat, un chat. Scarpia veut « se faire » la belle Tosca? Il le lui dit, et sans mettre les formes. Soudain on a l’impression de lire le texte d’une pièce de théâtre plutôt que le livret d’un opéra classique. C’est très moderne et cela provoque de jolis moments de franc sourire amusé dans le public pourtant si guindé de Bastille.

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Si je n’ai pas été très fan des costumes que j’ai trouvé caricaturaux – ce bourreau à costume très SM était vraiment too much, comme ce pape plein de cristaux Swarovski – j’ai adoré le décor, complètement théâtral ou cinématographique  selon les tableaux. L’usage de cette croix gigantesque dans laquelle les personnages circulent ou qui domine la scène avait un petit goût de déjà vu, mais pour le reste, que ce soit le salon rouge vermillon de Scarpia ou le paysage sous soleil rasant final, tout était somptueux, j’ai vraiment aimé ce mélange entre les styles et les genres.

Je ne me permettrai pas de juger de la performance des interprètes, je n’y connais (toujours) rien, mais j’ai trouvé Oksana Dyka très émouvante dans le rôle de Floria Tosca.

Bonne semaine!!!

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