Prendre soin de ses souliers

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Deux conversations récentes m’indiquent qu’un petit billet sur les soins à apporter ses souliers ne serait pas superflu.

La première j’y ai participé sur Twitter, l’une de mes copines de Tweet appelant à l’aide pour sauver ses ballerines Repetto aux semelles trop usées (si tout va bien à l’heure qu’il est Norbert les a sauvées!!).
La seconde m’a été rapportée par Mr Papillon: l’une de ses collègues pestait contre la finesse des semelles chez Christian Louboutin, elle venait en effet de ruiner une paire d’escarpins faute d’avoir pris soin de leurs semelles. Évidemment la réparation, si elle était encore possible, allait être ruineuse.

Alors les amis soyons clairs: plus la paire est luxueuse et sophistiquée plus la semelle en est fine et délicate et plus le soulier dans son ensemble a besoin de soins.
Les maisons de luxe utilisent des peaux superbes, les choisissent fines et délicates, ne vous attendez donc pas à pouvoir les porter sans cesse sans jamais vous en occuper.

Règle de base: faites poser un patin sous la semelle. Tout de suite, sans nécessairement attendre de les avoir porté.
Personnellement je ne me pose plus de question: une nouvelle paire de Repetto ou une folie chez Louboutin (ou Jimmy Choo, Prada, Miu Miu, Manolo Blahnik, etc) signifie une visite immédiate chez Norbert ou Minuit moins 7.

Oui je sais, cela veut dire devoir se passer pendant une semaine (chez Norbert) ou un mois (chez Minuit moins 7) de ses nouveaux bébés d’amour.
C’est la vie. Vous les aimez et voulez les porter longtemps? Alors choyez-les dès le début.

Oui je sais, cela coûte de l’argent (entre 20 et 30€ selon la maison).
Vous venez d’en dépenser 200 ou bien plus vous n’allez pas chipoter. Pour moi une telle somme est un investissement, ce n’est pas une paire de souliers jetables, je veux pouvoir les porter pendant les 10 prochaines années.
Je vais être trash: vous ne voulez pas les entretenir? Alors ne venez pas vous plaindre qu’elles ne durent pas. C’est le jeu ma pauvre Lucette: soit tu as les moyens d’acheter 12 paires de Loub’ par an et tant mieux pour toi ; soit tu ne les as pas et tu claques 30€ chez Minuit Moins 7 pour garder tes merveilles pendant très longtemps.

Ensuite – ah oui ce n’est pas fini, on en est loin même! – on ne porte pas la même paire de chaussures deux jours d’affilée. Surtout ce type de souliers.
Le cuir a besoin de sécher et s’aérer. Un peu comme votre peau, vous voyez?
Porter sans cesse la même paire va provoquer un avachissement plus rapide du cuir et surtout le développement d’odeurs suspectes (spécialement si vous portez vos chaussures pieds nus).
C’est particulièrement vrai avec les ballerines Repetto dont les peaux sont fines et la doublure en coton. Personnellement elles respirent 48h avant d’être reportées.

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Je sais, c’est frustrant.
Mais rassurez-moi, sans avoir une collection aussi ridicule que la mienne, vous n’avez pas qu’une seule paire de souliers par saison? Alors tout va bien ;-)

Parlons soins maintenant.
Si jamais vos souliers chéris prennent la pluie, surtout ne les rangez pas dans leur boîtes tels quels, ils doivent sécher avant d’être rangés.
Ne les mettez pas près d’une source de chaleur (on oublie donc le radiateur ou la cheminée) mais calez-les à la verticale (enfin le plus possible) contre un mur ou un meuble et laissez-les sécher à l’air libre. Cela vous protègera des vilaines marques d’eau sur le côté de vos souliers.
N’hésitez pas à glisser du papier de soie froissé ou du papier journal à l’intérieur pour qu’ils gardent leur forme et que l’humidité soit bien absorbée.

Investissez dans un lait de nettoyage spécial cuir – Norbert et Minuit Moins 7 en proposent chacun un qui sont très bien – et utilisez-le pour nettoyer vos souliers et hydrater le cuir. Ces laits peuvent aussi parfois fonctionner sur les cuirs vernis pour leur éviter de trop se dessécher, renseignez-vous lors de l’achat. Celui de Minuit Moins 7 le fait c’est certain, je l’ai acheté pour mes 2 paires vernies.
Pour l’appliquer rien de tel qu’un vieux t-shirt en coton. Le jersey de coton est la meilleure matière qui soit pour nettoyer et cirer ses souliers. A la maison nous recyclons t-shirts, culottes et caleçons usés ainsi (rien ne se perd!).
Si vous pouvez, laissez le lait sécher et pénétrer le cuir quelques heures avant de passer à l’étape cirage

On trouve de très bons cirages chez les cordonniers et au BHV à Paris.
La collection de couleurs de Minuit Moins 7 est fabuleuse, je suis fascinée à chaque fois que je passe à la boutique.
pour l’application c’est facile: un peu de produit sur un chiffon doux et on fait de tous petits cercles sur le cuir. Ensuite on laisse sécher 24h. Oui, oui, je sais, c’est long. Mais alors le résultat après avoir légèrement massé la peau avec un chiffon doux bien propre est fabuleux.
Pour les cuirs exotiques (python, crocodile ou autre), investissez dans un lait spécialisé (toujours en vente chez votre cordonnier préféré… en tout cas chez les miens ;-) ) et suivez les instructions à la lettre.
Pour les cuirs vernis, un petit peu de lait nettoyant adapté. Et surtout jamais d’alcool ou – pire, mon Dieu quelle horreur j’en suis encore traumatisée – de dissolvant!
Vous lisez bien, il y a des folles furieuses qui utilisent du dissolvant à ongles sur leurs souliers en cuir vernis. Quand on sait que j’ai entendu ça chez Minuit Moins 7 ça vous donne une idée du type de souliers qui a subi ça. Vu ma tête et celle de la cordonnière je crois que la demoiselle n’est pas près de recommencer (non mais franchement!)

En conclusion, oui entretenir et conserver longtemps ses souliers demande du temps et un peu d’argent, il faut s’y faire ou arrêter de se lamenter sur la trop courte durée de vie de ses chaussures.
Cela demande aussi de chercher le bon cordonnier (qui vous demandera toujours au moins 48 heures pour s’occuper de vos souliers, moins que ça sera du travail mal fait et de la colle pas sèche), mais cela en vaut vraiment la peine, vos souliers vous le rendrons.

Il y a un onglet dédié dans l’en-tête de mon blog, mais voici mes adresses fétiches à Paris:

Norbert Bottier
164, Avenue de Suffren
75015 Paris

Minuit moins 7
10 passage Véro Dodat
75001 Paris

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PS: Merci Norbert pour tous ces précieux conseils!!! ♥
PPS: Voilà ce que produit 15 ans de passion pour les Cendrillon de Repetto

Friandises pour les dents

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Il y a quelques mois – peu de temps avant Noël – je suis tombées par hasard sur le blog d’une pure socialite new-yorkaise, Danielle Fichera***.
Danielle donnait des idées de petits cadeaux à glisser sous les serviettes de ses invités et mentionnait notamment les dentifrices Marvis.

Elle expliquait qu’ils étaient un délicieux luxe très abordable pour se brosser les dents et qu’avec leur joli packaging rétro ils faisaient un ravissant cadeau, très sain.
J’ai songé un instant les commander sur le site de la marque puis ai oublié. Je suis retombées sur eux il y a quelques semaines à la super "pharmacie pas chère" – Citypharma – de Saint-Germain des Prés. Ni une, ni deux, j’en ai pris quelques tubes en format miniature pour essayer.

La patience n’étant pas mon fort j’ai ouvert simultanément le "Whitening mint" (bouchon blanc), celui à la cannelle (bouchon rouge) et celui au gingembre (bouchon orange). Ne reste à ouvrir que celui à la menthe classique (bouchon vert) que j’ai acheté pour le faire goûter à Mr Papillon qui a des goûts assez arrêtés en matière de dentifrice (si, si…).

Sans surprise j’adore celui à la cannelle, j’ai une passion ridicule pour les dentifrices à la cannelle. Et le Marvis est particulièrement délicieux: bien parfumé mais ni piquant ni sucré.
Je suis par contre très déçue par celui au gingembre dont j’espérais beaucoup, moi qui peux dévorer tout un pot de gingembre dans un restaurant japonais. Celui-ci pour le coup pique, et n’est pas très parfumé, dommage.
Mais mon grand chouchou c’est le "Whitening mint". Oui, je sais, tout ça pour ça???
Bein oui que voulez-vous, un très bon dentifrice à la menthe, très rafraîchissant, qui ne pique pas, qui est agréable à utiliser et qui en plus est joli dans le verre à dents, ça ne se refuse pas.

Il faut que je vous dise deux mots de notre dentiste et de sa passion pour le parfait brossage de dent.
Pour cet homme très doux, point de détartrage ou autre grattage de dent pour les blanchir, le geste essentiel c’est le brossage quotidien.
Il enseigne donc à ses patients le bon brossage, à l’aide de brosses les plus douces possibles (en l’occurrence les Inava "chirurgicales").
Le dentifrice n’a aucune importance, "vous pourriez utiliser du savon de Marseille, ce serait pareil" m’avait-il dit lors de l’un de mes premiers rendez-vous.
Donc je m’amuse avec mes dentifrices, et adore ma dernière trouvaille.

On m’a chaudement conseillé de goûter le menthe-jasmin de la maison (bouchon violet), ce sera donc la prochaine emplette lors d’une visite chez Monop´ ou chez Citypharma.
Un dentifrice au jasmin, en voilà une idée amusante.

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*** La vie de Danielle n’a évidemment pas grand chose à voir avec la mienne, mais j’aime la délicatesse et le soin élégant qu’elle apporte à ses pages, le charme de ses tables fleuries, son amour pour New-York (que nous partageons!) et sa gentillesse positive.

Favourite outfit de saison

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OH MON DIEU DU LOOK!!!!!!!!!!!!!!!

Sur ce blog!
Et oui tout arrive. Enfin presque, pardonnez les photos faites de manière improvisée en fin de journée et à l’iPhone (God bless you mon petit!) juste avant d’aller enfin voir Yves Saint-Laurent au Mac Mahon.

Ce qui m’a décidé à poster ces photos est le fait que cette silhouette est MA silhouette de cette saison. J’adore cette ensemble, le manteau, le mariage d’imprimé avec la chemise, l’absence de couleur si ce ne sont ces quelques touches de rouge.
Bref c’est tout moi en ce moment, je me sens très jolie habillée ainsi, et comme cela n’arrive qu’une fois toutes les lunes dorées, je partage!

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Manteau Comptoir des Cotonniers (Amour absolu!!!)
Slim Cimarron (old)
Chemise Claudie Pierlot (old)
Escarpins Simple Pumps 85 Christian Louboutin (vous ai-je dit que c’était des pantoufles?)
Cabas Vanessa Bruno
Étole en voile de cachemire planquée dans le sac Eric Bompard
Sautoir et médaillon sur-mesure Mitabaya (ces dames sont des magiciennes, elles savent tout dessiner!)
Lunettes Chanel

Et en bonus un petit "behind the scene" avec mon beau gosse de mari en plein appel pro pendant que madame essaie de faire un selfie dans les immenses miroirs du Mac Mahon :-)

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Once in a golden moon

Vous vous souvenez de ces jours où je vous expliquais que parfois Paris et la vie vous faisaient un super cadeau et vous offraient un moment parfait?
Et bien c’est arrivé de nouveau il y a quelques semaines. Une fin d’après-midi au théâtre (je vous en parle très vite) suivie d’une balade dans les rues de Paris, puis soudain la magie sur le Pont des Arts.

Ce pont est de loin mon préféré, parce qu’il est tout petit, parce qu’il n’est que piéton, parce qu’il va de la culture à la culture et l’histoire, parce qu’il offre l’une des plus belles vues sur le cœur de Paris.
(Non je ne parlerais pas des horribles cadenas que ces idiots de touristes y accrochent, non, pas là, pas maintenant. Non, ne me tentez pas.)
Alors quand la lune décide de se donner en spectacle, le Pont des Arts est indéniablement l’endroit où il faut être pour se laisser émerveiller.

Le Faiseur et le magicien

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Vous le savez je suis membre depuis quelques années maintenant du fan club presque officiel d’Emmanuel Demarcy-Mota, le brillant directeur du Théâtre de la Ville (dont je suis membre du fan club depuis plus longtemps encore).

La conséquence est que depuis que j’ai repris la concoction de notre abonnement annuel je ne me pose pas de question: je prends toujours des places pour la pièce mise en scène par Demarcy-Mota, c’est la garantie quasi assurée d’une œuvre moderne, intelligente et brillante.

Ça n’a pas manqué cette année, Holly, Cécile et moi sommes ressorties enthousiasmées par son "Faiseur".
Mieux, Demarcy-Mota a réussi à obtenir un silence presque parfait d’une classe de collégiens venus voir la pièce avec leur enseignant.
Comme le dit très justement Cécile qui en sait quelque chose puisqu’elle enseigne: c’est peut-être même le meilleur moyen de mesurer la qualité de la pièce, de ses comédiens et de sa mise en scène.

La troupe est celle du Théâtre de la Ville avec qui Emmanuel Demarcy-Mota travaille habituellement.
Comme à chaque fois que nous les retrouvons, ils sont bons, très bons même.

La prouesse de Demarcy-Mota est de prendre une pièce peu connue de Balzac pour en faire un spectacle où les mots du brillant auteur du XIXeme deviennent modernes et ne cessent de nous mettre notre actualité sous le nez.
Car il est question de dette dans cette histoire. De la dette de Mr Mercadet et de comment se dernier se débrouille pour toujours continuer à faire des affaires.

La situation de Mr Mercadet évolué sans cesse, n’est qu’instabilité, oscillant d’un extrême à l’autre…. Au même rythme que l’incroyable décor voulu par Demarcy-Mota.
Les comédiens en plus de devoir jouer sur le fil de la tragédie et de la comédie doivent aussi être de sacrés équilibristes pour évoluer sur un plateau qui joue les montagnes russes.

Entre ce décor incroyable et les reprises par la troupe de quelques chansons à fort pouvoir monétaire des Pink Floyd ou Abba, les spectateurs sont surpris et conquis. On guette sans cesse la prochaine trouvaille du génial metteur en scène et de sa troupe de funambules.

Brillant, très intelligent, drôle… À voir absolument cette saison ou la saison prochaine je l’espère, plus aux Abbesses mais Place du Châtelet cette fois, cette pièce mérite la grande salle!

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Le Faiseur
Théâtre des Abbesses
Jusqu’au 12 Avril 2014

396 marches

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La résolution de Mr Papillon pour cette année est de faire quelque chose de nouveau et découvrir un nouvel endroit chaque fois que nous venons à Bourges.
C’est une excellente idée car si le Berry n’est finalement pas une province très connue, elle n’en est pas moins pleine de trésors et de jolis endroits.

En ce dimanche plein de soleil et de lumière nous avons donc décidé de prendre notre courage à deux mains – et surtout à deux jambes! – et de monter tout en haut de la grande tour de la cathédrale.

396 marches en colimaçon. Bonjour le tournis à l’arrivée!

Mais la vue en vaut la chandelle, le temps était clair et dégagé, point de nuage de pollution pour nous empêcher de voir très loin et compter les éoliennes qui ont poussé tout autour de la ville (j’adore ces trucs!).
La dernière fois que j’étais montée tout là-haut j’étais enfant je pense, je me souviens avoir trouvé la ville à mes pieds immense. Je la trouve maintenant toute petite, mais extrêmement jolie. J’aime regarder les maisons du centre ville bien rangées à l’abri de la cathédrale qui déploie sur elles son immense ombre.

Ce fut un exercice amusant que montrer à Mr Papillon les points de repère et mes lieux familiers de si haut. Nous avons retrouvé le bureau de mon Papa – aujourd’hui en retraite – dont je ne me souvenais pas qu’on le voyait si bien depuis la tour ; nous avons aimé regarder les constructions en cours et les évolutions qu’est en train de connaître la ville.

Et puis ce fut tellement amusant de regarder ce papillon arrivé ici nous ne savons pas comment mais qui semblait nous demander de lui ficher la paix, déguerpir et lui laisser la place.

Si jamais vous passez par là, entrez dans la cathédrale, dépensez les quelques euros nécessaires à l’ascension de la tour, échauffez vos jambes et profitez de cette vue géniale.

- Cliquez sur les photos pour les voir en grand -

Cartier-Bresson à Beaubourg

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Il fait partie du panthéon des grands photographes et sources d’inspiration de mon Papa.
J’ai donc grandi avec des livres de ses photos et connais un peu son célèbre œil pour les instants.

Naturellement j’ai donc été impatiente de découvrir la rétrospective qui est consacrée à Henri Cartier-Bresson en ce moment même à Beaubourg.
Surtout que l’approche en est atypique. Finalement très classique, mais totalement atypique quand il s’agit du travail de ce fantastique photographe et photo-reporter (il fait partie des fondateurs de l’agence Magnum): elle est chronologique et au sein de cette chronologie, géographique.

Et le résultat est brillant car ce n’est pas juste dans le travail de Cartier-Bresson que nous déambulons, mais bien dans tout le XXeme siècle et dans le monde entier. Avec la magie de son œil prodigieux.
J’ai presque envie de dire que même si vous n’aimez pas la photographie ou SA photographie, cette expo doit être vue, pour ce qu’elle nous apprend sur nous et notre monde sur ces 60 dernières années.

Et puis bien sûr il y a toutes les autres photos, les portraits "de commande" d’artistes et autres célébrités qui réussissent malgré tout à être gracieusement décalés et originaux, à l’écart des règles habituelles du genre. Henri Cartier-Bresson nous rappelle à chaque image que la seule règle valable est qu’il y en a pas, que suivre son instinct pour réussir une photo est primordial.
Il n’y a qu’à prendre le temps de regarder les petits films où on le voit travailler pour s’en rendre compte. Il ne faut que quelques secondes à ce monsieur discret et élégant pour se faufiler dans une foule, son petit Leica à la main pour capturer ses images.

Et finalement il faut regarder ses dessins. Je l’ignorais complètement mais Cartier-Bresson était un dessinateur infatigable qui depuis tout minot croque et dessine son environnement et son entourage ou son propre portrait.
Bien qu’elle n’en dise rien précisément on en apprend beaucoup sur l’homme derrière le Leica en parcourant cette exposition, et ça aussi c’est passionnant.

Mr Papillon vient de renouveler son pass duo, nous allons pouvoir revoir cette expo quelques fois d’ici le 9 Juin.

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Henri Cartier-Bresson
Centre Pompidou
Jusqu’au 9 Juin 2014