Le petit cheval noir

S’il y a un animal que j’aime plus que le chat, c’est le cheval. Les équidés en général (quand vous naissez et grandissez dans le Berry vous aimez forcément les ânes, l’âne noir berrichon est superbe).

Enfant j’ai évidemment pratiqué l’équitation, sur des poneys Shetland au ventre dodu d’abord (vous ai-je dit que quand je serai grande j’en aurai un dans mon jardin?)(Et 2 moutons aussi), puis sur des double-poneys, gentilles bestioles très proches des chevaux, simplement plus petites. Et avec un caractère de poney, ce qui les rend très amusants (c’est blagueur le poney).

Forcément j’ai suivi les aventures et les succès de Pierre Durand et Jappeloup, je me souviens des performances de cette petite bille noire, bien plus petit que ses compétiteurs mais qui sautait plus haut qu’eux.
Jappeloup est l’un de mes héros d’enfance, j’adorais l’idée que sa différence soit une telle force je crois.

Donc forcément lorsque j’ai su que Guillaume Cané – fou de chevaux comme on le sait – avait écrit un scenario sur l’histoire de ce couple de légende j’ai voulu voir le film.
Évidemment je l’ai loupé à sa sortie, la malédiction du cinéma continuant de sévir chez les Papillons.

Mais le cinéma Mac Mahon est là et nous avons enfin pu voir ce film.
C’est bien simple je suis passée par tous les sentiments pendant la projection: nostalgie, tendresse, angoisse, stress (j’ai broyé la main de Mr Papillon lors de la scène de l’incendie et la fuite sur l’autoroute alors que bien sûr on sait que tout s’est bien fini), rire, larmes, cœur qui bat la chamade pendant les scènes de compétition… Ce film est une réussite, un "must see" pour toute personne aimant un tant soit peu le monde équestre.

Et puis la brochette d’acteurs est géniale: Cané, Hands, Auteuil, Higelin, Sutherland, Rochefort… Même le temps d’un clin d’oeil c’est fantastique de voir ces 2 grands messieurs du cinéma.
La jeune comédienne qui joue Raphaëlle, la lad attitrée de Jappeloup est parfaite, juste parfaite.
Je n’ai pas réussi à voir le nom du (ou des, peut-être) cheval qui incarne Jappeloup, mais cet animal est un joyau. J’ai passé le film à vouloir le caresser et le flatter (et coller mon nez dans sa crinière, chacun ses folies et névroses).

Mr Papillon qui aime beaucoup moins les chevaux que moi a beaucoup aimé ce film également, j’aurais donc tendance à penser que même si vous n’êtes pas fana d’équitation ce film mérite d’être vu.

Bon film!!!!

Nothing like gaufres for breakfast!

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Riz au lait, œufs brouillés, œufs à la coque, viande des Grisons, charcuterie italienne, compote, jus de fruit frais, yaourts, pain maison, fromage… le petit déjeuner chez les Papillons est un vrai repas. LE repas. Mon préféré, le plus important de ma journée.
J’ai converti Mr Papillon qui aime lui aussi ce moment de notre journée.

De temps en temps ça me prend, j’ai envie de gaufres. Toutes simples, avec un petit morceau de beurre fondu et du sirop d’érable.
C’est simple à faire de la pâte à gaufre, et elle supporte très bien d’être faite à l’avance et conservée au frigo.

Voici la recette de ma cousine, pour 4 personnes.
Il vous faut: 125g de farine ; 80g de sucre en poudre ; 100g de beurre salé fondu ; 3 œufs ; 10cl de lait ; 1 cuillère à café de levure chimique ; 1 pincée de sel.

Mélangez la farine, le sucre, le sel et la levure. Creusez-y une fontaine.
Mettez-y les œufs battus et le beurre fondu. Mélangez tout ces ingrédients et versez petit à petit le lait.
Vous devez obtenir une pâte épaisse. Si elle ne l’est pas suffisamment, ajoutez un peu de farine. Laissez reposez 30 minutes puis allumez votre gaufrier.

Bon petit-déj!!!!

Retrouvez cette recette dans Mes petits plats.

Shali du Samedi #31

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Et alors cette petite Shali, comment va-t-elle?
Plutôt bien chers amis. Ses reins sont toujours dans le même état bien sûr (elle boit donc beaucoup et fait des pipis en conséquence), mais pour le reste elle est en forme.

Un peu trop même!
La demoiselle est vive, a des accès de folie aussi drôles qu’ébouriffants, veut jouer dès qu’elle nous voit, est tellement chipie qu’il a fallu ressortir le vaporisateur à plantes vertes chat pour la raisonner.

Oui parce lorsque Shali a décidé qu’elle voulait jouer, elle fait les 400 coups, monte sur le manteau de la cheminée ou le buffet ancien, gratte les chaises, le canapé ou le fauteuil, voire quand elle est vraiment déchaînée, attaque son 2-pattes (1,80m au garot on rappelle) sans vergogne et à pattes nues.
Elle lui attaque pieds et chevilles, ou si jamais nous sommes installés sur le canapé, les bras et les mains.
Elle a peur de tout, sauf de son 2-patte et du ridicule.

Vous voulez qu’elle arrête? Jetez-lui une boulette de papier et le problème est réglé.

Son drame c’est notre absence dans la journée et le fait que le soir lorsque nous rentrons, nous avons d’autres choses à faire que lui lancer des boulettes de papier.
Du coup notre chat est devenu un sale gosse (que nous avons le droit de pschitter quand il passe les bornes, Dieu merci!) :-)

Béjart, Nijinski, Robbins, Cherkaoui et Jalet sous le ciel de Chagall

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Je ne sais pas comment ils font. Plus le temps passe et plus les spectacles composés par l’équipe de l’opéra de Paris m’enchantent et me bouleversent.
Jeudi dernier j’ai terminé le sublime "Boléro" de Cherkaoui et Jallet la gorge nouée par l’émotion, les larmes au bord des yeux (et je sais depuis que je ne suis pas la seule), totalement subjuguée et très émue par la beauté de ce que je venais de voir.

La base de ce spectacle était de nous présenter la manière dont des grands noms de la chorégraphie contemporaine (du début du XXème avec Nijinski, jusqu’à aujourd’hui avec Cherkaoui et Jalet) vivent et expriment la musique. Classique, la musique.
Balade musicale, promenade à travers l’histoire et la richesse de la danse contemporaine… Un délice éminemment intéressant et instructif, notamment pour un apprenti de cet art comme Mr Papillon.

Il est rare de voir dans de telles conditions deux interprétations de "L’après-midi d’un faune".
Tout le monde connaît celle mythique de Nijinski, avec son faune mystérieux, envoutant, prédateur.
Mais connaissez-vous le magnifique pas de deux imaginé par Jerome Robbins, véritable ode à la sensualité de la danse classique?
Le ballet de Nijinski n’a que moyennement plu à Mr Papillon, mais la danse moderne des années 20 est forcément moins évidente pour nous spectateurs du XXIème siècle, sa subversion paraît bien étrange. Mais sans la folie créatrice d’un Nijinski nos chorégraphes actuels n’auraient pas créé la même danse.

Le ballet que j’ai préféré est l’incroyable "Boléro" des compères Cherkaoui et Jalet. Et Dieu sait pourtant si après Béjart se lancer dans cette création paraît insensé et fou tant l’œuvre de Béjart a marqué les esprits.
Mais j’ai été hypnotisée par l’œuvre globale qu’est cette version. Danse, musique (il faut voir et regarder l’orchestre jouer, c’est fascinant!!), images, scénographie (Marina Abramovic aux commandes), costumes (signés Riccardo Tisci s’il vous plaît), tout m’a plu et impressionnée dans ce ballet. Heureusement qu’aucune mouche n’est passée par là à ce moment précis, je l’aurais probablement gobée sans m’en rendre compte.

"L’oiseau de feu" de Béjart était peut-être le ballet le plus conventionnel de la soirée. La pièce la plus classique de ce répertoire contemporain, la plus prévisible, la plus attendue… je me suis dit que Béjart était en train de devenir un vrai classique, que nos yeux sont aussi éduqués et habitués à sa danse que nous le sommes aux les chorégraphie de Noureev. Ainsi va le cycle de la création, c’est magique!

Cet incroyable spectacle sera sur la scène de l’opéra Garnier jusqu’au 3 Juin.

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Sneak peak: la vente Antik Batik chez Adèle Sand

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C’est assez rare que cela se produise, alors quand en plus la marque est belle, je ne boude pas mon plaisir. Les copains j’ai été invitée à aller faire un tour en avant première à la vente Antik Batik organisée avec Adèle Sand.
Pas forcément facile à caser dans ce fichu emploi du temps trop rempli (j’ai pas mal de boulot ces temps-ci, je tire un peu la langue :-) ) mais j’ai réussi à aller faire un saut de puce boulevard Richard Lenoir.

Et j’ai bien fait!
Si vous aimez les beaux imprimés, les jolies soieries, le paillettes, la maroquinerie venue d’ailleurs, imprimez votre invitation et allez y faire un tour, il y a de jolies affaires à faire, les prix sont très raisonnables et la sélection ravissante.
Des vêtements, des sacs et des accessoires pour nous ; d’adorables robes et tuniques pour les petites filles, le tout dans un cadre charmant.

Un grand merci Céline pour cette invitation, merci Géraldine pour ton accueil! Bon shopping les filles! ;-)

Pâté de pommes de terre berrichon

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Ceci est probablement – avec les feuilletés au roquefort et les feuilletés de pommes de terre – l’un de mes plats favoris. Et l’un de ceux que je réussis le mieux.
Ce pâté c’est mon Berry natal dans l’assiette. Un vieux plat traditionnel de ce petit coin de France complètement oublié et ignoré (sauf une semaine par an en Avril pendant le Printemps de Bourges).
Le Berry est un territoire historiquement agricole ("99 moutons plus un berrichon ça fait 100 bêtes" dit un vieil adage fiscal) et pas bien riche. La cuisine du cru en porte la trace: des pommes de terre, des pommes de terre et des pommes de terre!! (Et de la crème et du beurre, du coup ça passe plutôt bien).

Mais qu’est-ce que c’est bon!!

La recette du pâté de pommes de terre est toute simple, elle n’a qu’un défaut: dans la famille nous la faisons plutôt au pif ("à l’urlure" dirait ma maman).

Pour 6 gourmands il vous faut une petite douzaine de petites pommes de terre à chair fondante… une plaie à éplucher mais un régal dans la tourte ; 2 doses de pâte brisée (si vous la faites maison: 500g de farine, 200 à 250g de beurre salé, sel, de l’eau au juger pour la souplesse de la pâte) ; 200g de lardons fumés (je vous fais la version "riche" là :-) ) sel et poivre du moulin ; un jaune d’œuf ;  un petit pot de crème fraîche ; du persil émincé ; un petit peu d’eau ou de lait pour souder la pâte.

Si vous faites votre pâte, préparez les deux doses de pâte. Étalez le premier pâton de façon à avoir un bord un petit peu haut et mettez-le dans un plat à manqué chemisé de papier sulfurisé. Mettez le second au frais en attendant que vous en ayez besoin.
Faites revenir les lardons à la poêle pour en éliminer le gras et égouttez-les sur du papier absorbant.
Épluchez les pommes de terre et coupez les en rondelles (personnellement je fais ça au robot, ça prend 5 secondes et les tranches sont fines comme il faut). Garnissez votre fond de pâte de toutes ces pommes de terre, des lardons, salez et poivrez généreusement.
Étalez votre second pâton et découpez-y le couvercle de votre pâté. Pour ce faire je pose mon plat à manqué sur la pâte et je découpe tout autour.
Posez le couvercle sur les pommes de terre, badigeonnez le bord de lait ou d’eau et rabattez dessus le bord du fond de pâte. Pressez avec vos doigts pour que cela soit bien étanche. Badigeonnez au jaune d’œuf battu.
Faites une petite incision au centre du couvercle pour faire une petite cheminée.

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Enfournez au four préchauffé à 180°C pendant 45min à une heure en surveillant la cuisson, le pâté sera très doré lorsqu’il sera cuit.

Au moment de le servir, découpez le couvercle et mettez 3 ou 4 jolies cuillères à soupe de crème fraîche, le persil, un tour de moulin à poivre et refermez le couvercle. Servez avec une salade verte bien vinaigrée et aillée. A table!!!

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Retrouvez cette recette dans Mes petits plats.