La déception d’un conte de Noël

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Je ne pensais pas que cela arriverait un jour tant j’ai une confiance absolue dans l’excellence de cette maison: écrire que j’ai été déçue par un « Casse-Noisette » donné par l’opéra de Paris.
Et bien voilà, nous y sommes. Dieu sait combien cette situation me chagrine.

Le ballet de Noël est devenu l’un de mes rituels d’anniversaire préférés: tous les ans si nous le pouvons nous assistons au ballet de Noël de l’opéra le jour de mon anniversaire.
Même si les années passent et le nombre de bougies augmente je redeviens une gamine de 8 ans que l’on emmène chez les fées. Mercredi soir dernier n’a pas échappé à la tradition.

Sauf que…

Le site de l’opéra annonçait encore le matin même Dorothée Gilbert que j’adore dans le rôle principal, mais c’est Mélanie Hurel que nous trouvons sur scène.
Pareil pour Drosselmeyer… Les étoiles ont disparu de l’affiche et sont remplacées par une première danseuse et un sujet. Et il en est de même pour le reste de la distribution me semble-t-il.
Le fameux « place à la jeunesse » de Benjamin Millepied.

Sur le papier l’idée est géniale, sur scène un peu moins. Nous avons vu un spectacle globalement brouillon, imprécis (voire simplifié?), sans ampleur, à des années lumières de ce que nous avions vu il y a déjà 5 ans.
J’ai détesté Mélanie Hurel dans le rôle de Clara. Peut-être était-elle épuisée, malade ou insuffisamment préparée, toujours est-il que j’ai trouvé ses solos « tous petits » et sans ampleur, sa fée Dragée une vraie déception. La chorégraphie de ce morceau est certes compliquée et déconnectée de la mélodie, mais bon, il y a des limites à ce qui est acceptable sur la scène de l’opéra.

Et ce d’autant plus qu’Hugo Marchand justifie sa récente promotion, il compose un Drosselmeyer/Prince élégant, aérien et puissant très convaincant. J’ai beaucoup aimé ses solos du quatrième tableau. Le contraste avec sa partenaire est donc cruel, mais heureusement disparaît dans leurs pas de deux charmants.

Nous – je m’autorise, je sais que Mr Papillon a adoré aussi – avons beaucoup aimé Fanny Gorse dans le duo de danse arabe, elle y était parfaite: gracieuse, féline (oui oui!) et très séduisante. Ce morceau a toujours été l’un de mes préférés (sous toutes ses formes, la version du Bolchoï me subjugue à chaque fois également) et le voir joliment interprété est toujours une grande satisfaction.

En parlant des danses de caractères, j’avais vu passer un tweet disant qu’elles en manquaient cruellement, j’ai malheureusement compris d’où venait ce commentaire: mais que s’est-il passé avec la danse russe? Je n’avais jamais rien vu d’aussi vilain et ridicule sur une scène aussi prestigieuse (j’étais en semi-état de choc au terme de la séquence, à me demander ce qui avait bien pu se passer).
La danse chinoise était joliment acrobatique, mais sans l’ampleur ni la sophistication attendue. Nous avons revisionné le passage dans mon film de danse favori, et il me semble que certains mouvements sont absents dans ce que nous avons vu sur scène.
La danse espagnole était jolie, sans plus malheureusement, j’ai préféré Caroline Robert et Daniel Stokes dans leurs rôles de Luisa et Fritz où ils ont été particulièrement justes.
Je passerai sur la pastorale, je vous mets juste un lien sur la version Bolchoï qui est délicieuse avec son petit mouton à roulettes!

Les grands tableaux de la valse des fleurs et du bal étaient beaux évidemment – avec un tel décor, de tels costumes et de tels danseurs cela va de soi – mais les imprécisions de placement de certains danseurs m’a un peu agacée… je suis maniaque que voulez-vous.

Donc voilà je râle, je suis pour mettre en avant les jeunes générations de danseurs, je suis pour les mettre dans la lumière, mais avec la dose de préparation qui doit accompagner leur moindre expérience de tels rôles. Lorsque je prends mon abonnement à l’opéra c’est notamment pour voir des artistes très confirmés et les stars de l’institution. S’ils ne sont pas sur scène, alors que leurs remplaçants soient correctement préparés car je réfléchirai à deux fois avant de reprendre des places si je sais que je vais voir un brouillon de ce que je pensais avoir réservé.
C’est déjà tout réfléchi pour Mr Papillon…

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Casse-Noisette
Opéra Bastille jusqu’au 31 Décembre 2014

Forsythe… bis

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La faute à « One flat thing, reproduced« .
Nous avions tellement aimé ce morceau il y a 5 ans – déjà! – que lorsque j’ai vu qu’il était reprogrammé j’ai pris le spectacle, même si nous avions déjà une belle dose de William Forsythe prévue dans notre abonnement.

Ce morceau, et le nom de Benjamin Millepied sur l’affiche. J’étais curieuse de voir davantage du travail de chorégraphe du tout nouveau directeur de la danse de l’opéra de Paris (il a pris ses fonctions en Septembre) dont j’avais beaucoup aimé le « Daphnis et Chloé » à Bastille l’été dernier.

Au programme de ce mercredi soir – à part la traditionnelle et succulente planche de charcuterie à la Robe et le Palais – « Workwithinwork » de Forsythe ; « Sarabande » de Millepied et « One flat thing, reproduced » de Forsythe.

« Workwithinwork » et ses violons lancinants a été un peu douloureux pour nos petits cerveaux fatigués par sa lenteur et sa musique pas toujours mélodieuse.
J’ai mis du temps à rentrer dans ce ballet que je trouvais au départ sans énergie. Le style Forsythe était évidemment là, sa technicité et ses désarticulation, la technique impeccable du ballet de Lyon aussi, mais il manquait quelque chose. Et puis la magie a fini par opérer et j’ai été prise par le morceau, ses sublimes pas de deux et ses ensembles incroyables où il y a trop à voir.
Ce ballet est d’une grande complexité et technicité, on peut donc vraiment admirer le niveau incroyable des danseurs du ballet de Lyon dont chaque geste est d’une précision et perfection admirables. Danser ce type de morceau doit être assez fou car on doit avoir conscience de chaque muscle et chaque articulation de manière très aigüe.

Je ne reviens pas sur « One flat thing, reproduced », ma critique est ici.
Ce ballet est hallucinant, une œuvre unique en son genre dont j’aime absolument tout: la musique, la scénographie, les costumes, l’énergie… tout, tout, tout.
Ce morceau a l’air totalement jouissif à danser, observer le visage des danseurs est génial car on sent toute la dimension de jeu et d’irrévérence de ce qu’ils sont en train d’interpréter.
Encore un ovni que je retournerai voir à chaque fois qu’il sera à l’affiche à Paris (Mr Papillon, Holly, vous êtes prévenus :-))

Quant à « Sarabande »… pfff, que vous dire?
Je ne vais pas être gentille, je n’ai pas aimé du tout. Malgré quelques très jolis passages – les solos notamment – et la virtuosité du quatuor de danseurs, j’ai trouvé pas abouti et finalement très moyen.
Laisser la danse et ses interprètes épouser complètement la musique est une très bonne idée, cela donne une fluidité incroyable aux mouvements, mais cela ne suffit pas à créer une œuvre originale. Le morceau nous a paru bien faible par rapport aux deux pépites de Forsythe.

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Une intéressante critique du New York Times (en Anglais donc)

J.D. et Mrs Chaplin

imageC’est la quatrième de couverture de ce roman qui m’a fait l’emporter et l’acheter.

« Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant ».

Une histoire d’amour sans happy end? Le tout traité par l’urticant Frédéric Beigbeder? Ok, cela se tente.
Il est très agaçant Frédéric Beigbeder, ce monsieur m’énerve en trois phrases lorsque je l’entends à la radio ou lit sa prose dans un magazine. Mais j’ai adoré « Un roman français » où j’avais découvert la très belle plume et la sensibilité du monsieur agaçant.

« Oona et Salinger » – puisque c’est de ce roman dont il s’agit – a réussi à m’agacer à plusieurs reprises car Frédéric ne peut s’empêcher de faire du Beigbeder et de le mettre en scène, mais dans l’ensemble j’ai beaucoup aimé ce roman inspiré de faits réels où l’on retrouve la belle plume fine et sautillante – oui, moi j’ai l’impression qu’elle danse la plume de Mr Beigbeder – de Mr B. qui s’est aussi manifestement donné beaucoup de mal pour documenter son récit.

Je m’attendais à lire le récit d’une histoire d’amour sans happy end, j’ai découvert un passionnant récit sur le New-York des années 30 à 80, sur les auteurs américains de cette époque (Salinger évidemment, Hemingway, Capote…) et sur la Seconde Guerre Mondiale, avec un prisme particulier que j’ai trouvé intéressant.
Et c’est finalement tout ce contexte, toute cette Histoire qui entoure l’histoire d’amour qui m’ont le plus plu.
Oona est très jolie, mais son charme physique n’opérant pas sur moi, je ne la trouve ni séduisante ni intéressante. Et puis les histoires de messieurs de 50 ans qui épousent des gamines de 15 ans, fussent-ils Charlie Chaplin me font froncer le nez avec un petit air dégoûté (appelez-moi Marie-Chantal).
Donc c’est Jérôme se cherchant, cherchant sa plume et son style, survivant comme il peut à la guerre, croisant ses héros, et le récit de ces années épouvantables qui m’ont intéressée et accrochée. Jérôme et la plume de Frédéric que j’aime décidément beaucoup.

Si vous aimez les romans qui ne parlent que de faits ayant réellement eu lieu, New-York, les beaux écrivains américains, les socialites des années 30 (qui étaient bien plus amusantes que celles des années 2000), l’Histoire et les histoires d’amour sans happy end, ce roman est fait pour vous.

Il ne me reste plus qu’à lire « L’Attrape Coeur »…

Action de grâce

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Cette tradition peut paraître cucul la praline, ridicule, un peu hypocrite, téléphonée… Et en même temps je trouve ça tellement sain de prendre le temps de dire « merci », de regarder tout ce qui fait que notre vie est riche et belle.
Alors voilà, en ce jour où l’Amérique du Nord célèbre Thanksgiving je voudrais moi aussi dire merci…

A cet homme extraordinaire qui chaque jour me sourit, prend soin de moi, m’apaise, me redonne de l’énergie quand cette dernière m’abandonne, veille sur mon repos comme sur mon stock de compote et d’orangettes, me dit que je suis belle les jours où je sortirais volontiers avec un sac en papier sur la tête, m’emmène voir du beau et respirer du grand air.
Mon Papillon tu es mon amplificateur de bonheur, merci pour ton amour, ta tendresse, ta confiance, la beauté de ton regard, merci pour chacune de nos journées que je ne peux commencer ni terminer sans toi.

A la boule de poils d’être toujours là, d’avoir rempli le contrat des 2 ans haut la main et d’être ma chipie à câlins préférée. On rempile pour deux ans petite Shali?

A nos familles si attentives et bienveillantes, qui nous accueillent toujours à bras ouverts et comme des princes dans ces moments où nous avons besoin de nous reposer et de souffler un peu loin de Paris. Chaque week-end ressemble à des mini-vacances dont nous repartons reposés, les batteries rechargées (et les valises pleines de bonnes choses!) et qui envoient en urgence fils de scoubidous et dessins à notre minette favorite au moindre message.

A nos amis, tout près de nous ou à quelques milliers de kilomètres, de longue date ou plus récents, pour ces heures passées à refaire le monde ; tester tout ce que Paris compte de pâtisseries ; siroter des cocktails en parlant chiffon ou droits de l’Homme ; disserter sur la meilleure manière de gérer les fêtes de Noël en famille sans devenir fou ou passer son temps dans un train ou une voiture ; préparer un week-end ensemble ou échanger sur les plus belles plages de Thaïlande ou le meilleur moment pour aller au Sri Lanka. Pour tous ces moments de pur bonheur simple, mais aussi pour tout leur soutien lors du décès de Mamie, ces petits mots, ces prières, ces sms nous transmettant du courage.
Cette année encore l’oiseau bleu a apporté ses belles rencontres et ses beaux échanges, elle est vraiment magique cette petite bestiole virtuelle!

A tous nos petits bouts, ces petits neveux et nièces de sang et de cœur, filleules et filleuls que nous voyons grandir, faire leurs premiers pas, dire leurs premiers mots, goûter de nouvelles saveurs, s’extasier sur chaton (qui prend ses pattes à son cou et se sauve, la froussarde!) pour ces moments mignons et tendres et souvent très drôles que nous passons avec eux.

A vous lectrices et lecteurs de ces pages pour votre fidélité, votre bienveillance, nos échanges ici, sur Twitter ou Facebook, si ce blog est mon bac à sable vous êtes ma jolie bulle de bonne humeur et de légèreté, indispensable!

A vous Mamie et Katy qui êtes parties rejoindre les étoiles, pour tout ce que vous m’avez donné pendant ces presque 37 ans et ces 18 mois (et non je ne vais pas pleurer, promis!)

Un très joyeux Thanksgiving à nos amis nord-américains!

Bienvenue dans le Jardin Chocolaté

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Vous vous souvenez de mes clichés de chocolats sur Instagram et Twitter?
Et bien ça y est vous pouvez les commander sur la boutique de leur créatrice et surveiller sur son blog les dates de ses participations à des salons ou des marchés de Noël.

Mais reprenons depuis le début, Le Jardin Chocolaté c’est l’histoire d’une reconversion professionnelle et d’une création d’entreprise dont je suis très admirative.
Car c’est une chose d’aimer passionnément quelque chose, c’en est une autre de changer radicalement de boulot pour faire de sa passion son métier.
Jusqu’à présent les seules personnes que j’ai rencontrées qui aient osé, ce sont des blogueuses dont ce qui fut à une époque un passe-temps est devenu un métier.

C’est donc ce qu’a fait et est en train de faire Carine. Elle s’est formée et a appris le métier de chocolatier, a travaillé chez différents chocolatiers et en est arrivée au stade où elle peut se lancer.
Elle a créé ses chocolats, cherché des recettes pour s’inspirer, en a inventé d’autres, tâtonne, cherche, modifie, reprend, peaufine ses créations. Tout y passe: les saveurs et les goûts bien sûr, mais aussi la forme des chocolats, leur mode d’enrobage, la texture et le fondant des ganaches, l’apparence des bonbons, le style et le décor des boîtes. Tout ça. En solo.
Là où Carine a sollicité de l’aide, c’est pour goûter ses chocolats, et c’est comme ça qu’ils sont arrivés chez moi, pour que je les goûte.

Cardamome et pistache ; anis étoilé ; à l’eau de fleurs d’orangers ; au thé de Noël et à l’orange ; aux graines de courges… autant de ganaches, de pralinés, de variétés de cacao, de textures et de saveurs.
C’est un exercice passionnant à faire de goûter des chocolats. Pas juste les grignoter, hein, vraiment les goûter, tester comme ils croquent, comme ils fondent, leur parfum, le croustillant de leur praliné, le moelleux de leur ganache, l’ampleur de leur saveur et de leur parfum.
Avec des chocolats de cette qualité l’exercice est très agréable, je suis tombée instantanément sous le charme du croquant parfait de la coque de chocolat. Il s’agit bien d’un chocolat pour adultes, il est intense, puissant, mais le geste de croquer dans un chocolat a quelque chose d’enfantin et j’adore ça.
Ensuite les ganaches de Carine sont comme je les aime: fondantes mais pas molles. Je déteste les ganaches qui dégoulinent dès qu’on croque dans le chocolat, j’aime qu’elles aient une belle densité et qu’on les sentent fondre dans la bouche.
Et puis il faut que je vous parle du praliné aux graines de courges. Parce que ce praliné… Par où commencer? J’ai immédiatement pensé à mon grand-père maternel qui n’aimait que les pralinés et était un bon juge en la matière. Je crois qu’il aurait adoré celui-ci: très croustillant, avec une pointe de sel géniale qui sublime l’ensemble du chocolat, et ces graines de courges qui sont exactement à leur place dans un praliné. Probablement mon préféré parmi tous ceux que j’ai goûté.

Là où Carine est très forte c’est qu’elle m’a fait aimé un chocolat à l’anis étoilé, parce qu’il est parfaitement équilibré et plein de parfums subtils ; elle m’a fait apprécié un chocolat à la ganache aux fruits de la passion et au thé yuzu alors que je n’aime pas les ganaches aux fruits. Mais le yuzu apporte ce qu’il faut d’acidulé à la douceur des fruits de la passion, et tout cela marche bien avec un beau chocolat noir.

Parmi les chocolats dont j’espère qu’ils seront un jour commercialisés il y a le fabuleux thé rooibos vanille que j’ai adoré, un vrai chocolat doudou et rond, et puis celui à la verveine dont la recette ne satisfait pas encore Carine mais qui a un potentiel à chocolat extraordinaire. Il faut surveiller de près le blog de la chocolaterie car c’est là que seront annoncées les futures séances de dégustations.

Mais l’actualité du moment c’est bien sûr de préparer Noël, donc filez sur le blog de Carine pour surveiller sa participation à des salons ou des marchés de Noël ou sur sa boutique pour passer vos commandes. Elles peuvent être immédiates bien sûr (comme pour commander la petite boîte vous permettant de goûter tous les parfums de ce Noël) ou pour dans quelques semaines, il vous suffit de préciser dans le champ commentaire à quelle date vous souhaitez être livrés. C’est exactement ce que Mr Papillon et moi allons faire!
Autre possibilité, enregistrer le bon de commande ci-dessous et le renvoyer par mail ou par courrier à Carine avec votre commande.
Date limite de commande (par la boutique en ligne, courrier ou mail) pour être livré pour Noël: le 10 Décembre (ma journée préférée de l’année)

Le bon de commande (cliquez sur le lien, le fichier pdf va s’ouvrir):
Le jardin chocolaté – Noël 2014

Bons chocolats et bon week-end!

P.S: Les guimauves de Carine sont une tuerie. Elles ne sont pas sur la boutique en ligne mais disponibles sur le bon de commande, je dis ça, je ne dis rien. Mes chouchoutes? Fraise des bois et myrtille, aussi belles à regarder qu’à dévorer. Mr Papillon lui ne jure que par la vanille.

Une ville amicale

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Mercredi soir, après une journée particulièrement pourrie au bureau (Lutin du Père Noël est vraiment un boulot compliqué et épuisant) j’avais vraiment grand besoin de ma séance de course.
J’ai donc littéralement couru jusqu’à la maison, ignoré chaton qui voulait des câlins et se demandait quelle mouche nous avait piqués pour que nous nous dépêchions de la sorte, et suis sortie courir avec Mr Papillon. Direction notre parc fétiche: le Parc Monceau.

Globalement c’est très amusant d’aller courir vers 19h, on croise les gens qui sortent de leur bureau et vous regardent comme si vous étiez des extraterrestres ou des fous. J’ai un peu l’impression de prendre mon après-midi ou faire l’école buissonnière, mais ça me fait un bien fou en remettant mon compteur stress à 0.
La semaine dernière j’ai été courir mercredi matin, j’ai donc profité d’un parc désert et plein de lumière douce. Cette semaine c’était la première course du soir, post-changement d’heure.

Bon et bien c’est simple cela revient à tourner dans le noir.
A part les 2 allées traversantes du parc, tout le reste est plongé dans le noir, pas une loupiote pour voir où vous mettez les pieds ou voir s’il y a un individu louche planqué dans les buissons.
Si je n’avais pas su que Mr Papillon était là je crois que j’aurais rebroussé chemin et serais rentrée à la maison. Mon parc fétiche et adoré s’était transformé en possible coupe-gorge.
J’ai fait quelques tours en priant de ne pas trébucher sur un obstacle invisible ou de ne pas croiser un déséquilibré et suis rentrée à la maison en me promettant d’envoyer un petit mot à ma maire d’arrondissement.

C’est chose faite, Anne Hidalgo (Maire de Paris), Brigitte Kutser (Maire du 17ème arrondissement) et Jeanne D’Hauteserre (Maire du 8ème arrondissement) ont reçu le message suivant, à quelques variations près:

« Madame,

Habitante du 17ème voisin de votre arrondissement je vais courir régulièrement au Parc Monceau.
J’ai récemment ajouté une séance de course le soir.
J’ai constaté depuis le changement d’heure que dès que la nuit est tombée le parc – à part les deux allées traversantes – est plongé dans le noir.
Il n’y a aucun éclairage dans l’allée circulaire ni dans les petites allées intérieures.
Marcher ou courir dans le noir est évidemment dangereux, mais bien plus grave à mes yeux, cette obscurité transforme ce parc que j’adore en endroit inquiétant pour moi, une femme.

Faire de nos villes des endroits « amicaux » pour les femmes est quelque chose que j’ai beaucoup entendu ces dernières années, je constate que même dans Paris, même dans ses beaux quartiers, rien n’est fait pour.
N’est-il pas possible d’ajouter des éclairages alimentés à l’énergie solaire pour au moins éclairer les allées?

 Je vous remercie par avance pour votre réponse à ce sujet,
Cordialement, »

Trois maires, trois femmes. Ce sujet des villes sûres pour les femmes doit leur parler encore un peu plus fortement qu’à leurs confrères puisque cette peur ressentie dans une rue mal éclairée, elles ont pu la ressentir.
On verra bien ce qu’il me sera répondu…

Toujours sur ce sujet ajoutons le comportement inadmissible de nos chers policiers qui ne bougent pas le petit doigt lorsqu’une femme se fait harceler verbalement par des malotrus (mais ils ont trop à faire à distribuer des prunes aux voitures privées qui attendent leurs clients, question de priorité tu comprends), les tweets de Stéphanie m’ont laissée très agacée. Qu’elle est donc cette police qui oublie sa mission de protection de la population? (Non, non, ne répondez pas à cette question, ça va me ré-agacer très fort)

<A lire de bas en haut, c’est ainsi que fonctionne une timeline Twitter>

Tweets StephanieZwicky

Etre une femme, en France, en 2014. Y a du boulot.

Eidt du 24 Novembre 17:49, j’ai reçu une réponse de la Mairie de Paris, que je vous laisse apprécier:

Réponse mairie de Paris

Groumpf…
Je suis passablement agacée par cette réponse, on en reparle!

Trésors

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Il y a quelques semaine de cela en me promenant au Printemps avec Pauline au cours de notre géniale après-midi de « vraie » rencontre – oui oui, du même style que celle-ci – j’ai appris une très mauvaise nouvelle, et découvert une chose qui m’a étonnamment attristée.

Rien de grave rassurez-vous, juste une petite tristesse joaillère. Vraiment pas la fin du monde donc ;-)

Mais quand même…
La maison Dior a décidé d’arrêter de fabriquer et distribuer ses adorables bagues Mimioui.
La production a cessé depuis Janvier nous a expliqué l’adorable vendeuse aux fabuleuses boucles d’oreilles couleur myosotis. Depuis ils finissent de vendre les stocks restant.
Plus de rubis et de diamants depuis longtemps, il ne reste que quelques émeraudes… moins une puisque je suis repartie avec celle qui était à ma taille.

Mimioui rubis, c’est ma bague de fiançailles, presque 6 ans qu’elle n’a pas quitté mon doigt…
Je m’étais toujours dis que ses petites copines en saphir, émeraude et diamant viendraient la rejoindre pour marquer nos grands anniversaires de mariage.
Bon, et bien il n’y en aura qu’une, pour les 5 ans, et puis c’est tout… snif, snif…

Pauline et moi avons demandé la raison de cet arrêt. C’est visiblement un souhait de Victoire de Castellane, qui souhaite passer à autre chose dans son travail créatif.
Au revoir aussi aux fleurs et insectes parés de laque, et à l’usage quasi exclusif des pierres fines et semi-précieuses, l’heure est aux pierres précieuses, aux rubis, diamants et autre saphirs multicolores.
J’avoue ma déception, j’adorais l’idée qu’une maison si prestigieuse ait su faire un bijou si léger, un petit bijou de peau, qui plus est abordable. Un peu de magie gracieuse accessible… dommage.

Mes petites beautés rouge et verte étaient déjà des trésors évidemment, elles le sont encore un peu plus aujourd’hui.

L’autre nouvelle – qui a ravi Mr Papillon – est que la version « simple » de mon alliance a été arrêtée et que dorénavant Two for Trinity veut dire diamants à tous les étages (enfin sur tous les anneaux… 6 on le rappelle) et budget d’émir qatari ou de footballer.
J’avoue que sur le coup cette nouvelle m’a un peu attristée, cette bague sublime ne sera finalement qu’une petite opération marketing et ne rejoindra pas sa mythique « maman » dans la liste des Trinity reconduites d’années en années.
Et puis finalement, c’est assez joli cette rareté, c’était la raison pour laquelle nous avions choisi ce modèle plutôt que l’originale, je ne voulais pas la croiser trop souvent sur d’autres mains que la mienne. Risque éliminé.

Mais trésor encore plus cher à mon cœur.

Et vous quels sont-ils vos trésors fétiches?