Carte postale new-yorkaise: A table!!!!

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New-York est comme Paris, Londres ou Tokyo: une capitale gastronomique. On peut manger tout et n’importe quoi dans cette ville qui semble en permanence à table, et le manger quasiment n’importe quand.

Résultat sur toute la longue liste de délicieuses adresses données par les amis et les copines de Twitter & Instagram, il nous en reste les 2/3 à essayer.
Il dire qu’avec nos déjeuners prévus chez Nougatine at Jean-Georges et au Bernardin cela réduisait naturellement nos envies d’autres déjeuners ou dîners gastronomiques ou pour des breakfasts gargantuesques.
Du coup je commence déjà à bassiner Mr Papillon sur un prochain nouveau voyage dans la Grande Pomme pour reprendre notre exploration culinaire et nos balades dans la ville.

Pas vraiment de juste milieu dans nos choix: des étoiles au Michelin et de la street food, ce serait un bon résumé de nos choix.
Pour les étoiles, je vous renvoie à mes billets sur Nougatine at Jean-Georges et le Bernardin, tout est dedans.

Pour le reste, voici les quelques adresses que nous avons testées et aimées:
On va commencer par notre diner coup de cœur: Remedy, ci à quelques rues de notre appartement et où nous avons été dîné le premier soir. Remedy est aussi installé à une portée de lance-pierre du mythique Katz (souvenez-vous, l’orgasme simulé de « Quand Harry rencontre Sally ») que nous avons évité, l’odeur de graillon et la vilaine réputation de l’endroit nous ayant rebutés.
Remedy est un vrai diner américain, comme ceux que l’on voit dans les séries et les films, avec petits box pour quatre, banquettes en vinyle, carrelage à grands carreaux, et grands classiques américains au menu.
Tout ce que nous avons goûté – grilled cheese, cheeseburger, salade Popeye et club sandwich – a été préparé à la commande, c’est donc bien frais, les légumes croquants, et bon, voire très bon (la salade Popeye était parfaite!!). Et puis j’avoue, si on me propose de la root beer je craque forcément.
Une chouette adresses à l’accueil simple et gentil.

A côté de chez nous nous avons eu la chance d’avoir deux très bonnes adresses réputées:
Doughnut Plant, un fabuleux atelier qui produit les meilleurs doughnuts de New-York, rien que ça. Leur particularité? Légers et pas gras. Il faut le faire pour des beignets!
Ils sont fiers d’avoir produit le premier doughnut à la crème brûlée, j’avoue ne pas bien comprendre la magie du truc, par contre j’apprécie mieux le concept du beignet carré, beaucoup plus grand et gourmand que son ami rond à trou central.
Je ne me suis toujours pas remise du « Black Out », un doughnut tellement chocolat qu’il ne peut l’être davantage. Une merveille, rien que ça.
L’apple cinnamon de Mr Papillon était assez fabuleux dans son genre, totalement de saison avec Halloween en pleine préparation dans toute la ville.
Nous avons également testé le chocolate & hazelnut très gourmand et le gigantesque cinnamon bun, digne petit frère du cinnamon roll.
Une excellente adresse pour les gourmands!!

L’autre très belle adresse proche de chez nous était Russ & Daughters, honorable institution centenaire et venue de Russie qui propose des poissons fumés sublimes, les œufs de poisson des plus simples aux plus prestigieux,  des cream cheeses travaillés avec art et donc les bagels qui permettent de déguster tout cela ensemble et immédiatement. Très très savoureux!
Nous avons testé deux bagels: un classique saumon fumé et cream cheese nature généreusement garni d’un saumon (un « gaspe nova » je crois) à mourir et un « super heebster » dont voici la description, en VO: « Whitefish & Baked Salmon Salad with Horseradish Dill Cream Cheese and Wasabi Flying Fish Roe on a Bagel ». J’en salive rien que d’y repenser.
Et si jamais vous avez une envie de sucre, les pâtisseries et confiseries aux recettes venues de la Russie des tsars et d’Europe de l’Est sont là.
Mémorables peanut butter & chocolate drops dégustées en haut de l’Empire State Building, et délicieuse babka à la cannelle rapportée dans nos bagages.
Bref, une adresse à essayer absolument si vous faites un tour dans le Lower East Side, surtout que l’accueil y est adorable!

A Brooklyn nous avons pu tester sans poireauter pendant des heures les burgers et hot-dogs du célèbre Shake Shack.
Rien de révolutionnaire, hein, juste de la viande sans hormone, des steaks dont on choisi la cuisson, du bon pain (toujours un peu trop sucré et un peu trop mou à notre goût), du bon fromage, des pickles comme je les aime à la folie… bref de la junk food  faite avec soin, qui ressemble à ce que l’on trouve dans nos food-trucks parisiens. Nous nous sommes régalés, évidemment!

A Brooklyn toujours nous avons fait une pause chocolatée chez Jacques Torrès. Ma photo de chocolat chaud n’est pas très jolie, mais je vous promets qu’il mérite le détour et la pause douceur.
Un endroit charmant, chaleureux et ultra-gourmand! Ce doit être dingue de s’y arrêter en plein hiver quand il fait bien froid, retour à l’enfance immédiat je pense.

Nous avons évidemment fait quelques courses pour nos petits déjeuners chez Whole Food et autres petits supermarchés façon Monop’ Gourmet disséminés partout dans Manhattan.
Pas donnés évidemment (enfin comme Monop’ quoi), mais les boutiques sont en général très jolies, et l’organisation des caisses de Whole Food d’une efficacité charmante (oui oui) et redoutable!
Nous nous sommes aussi arrêtés dans ces petits cafés et pâtisseries que l’on trouve à tous coins de rue dans le Lower East Side, Soho, Nolita et Greenwich, toujours parfaits à l’heure du petit-déjeuner ou pour un goûter gourmand.

 

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Nougatine at Jean-Georges
1 Central Park west
New York, NY 10023

Le Bernardin
155 West 51st Street
New York, NY 10019

Remedy Diner
245 E Houston Street
New York, NY 10002

 Russ & Daughters
179 East Houston Street
New York, NY 10002

Doughnut Plant
379 Grand Street
New York, NY 10002

Shake Shack Brroklyn
409 Fulton Street
(between Willoughby Street and Adams Street)

Jacques Torres
66 Water Street (DUMBO district)

La semaine dernière à l’opéra de Paris

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Cette année tous nos spectacles à l’Opéra de Paris sont concentrés sur la même période: en ce moment!
La semaine dernière a particulièrement représentative de cette situation, nous avons vu un ballet et un opéra, rien que ça.

Le ballet c’était « Rain » de Anne Teresa de Keersmaker – l’un de mes ballets favoris – que nous avions vu il y a 3 ans.
Comme la première fois j’ai passé 1h10 totalement subjuguée par tout ce ballet: la musique totalement incroyable et hypnotisante (mais peut-être stressante pour ceux qui n’aiment pas l’idée de répétition) ; la chorégraphie tellement libre, joyeuse, vibrante ; les costumes de Dries Van Noten si beaux qu’on aimerait pouvoir les enfiler.
Revoir le ballet m’a permis d’en approfondir la (ma) lecture: l’allégorie de l’amour, une certaine idée de la vie et de l’existence… C’est tellement agréable de voir le ballet de l’opéra de Paris danser ces mouvements tellement loin de ce qu’ils sont habitués à travailler. Je me suis dit qu’Anne Teresa de Keersmaeker serait celle qui pourrait les faire danser du hip-hop.
Je ne peux que vous dire de quitter l’apparition de ce ballet dans le programme de l’opéra et de vous ruer sur des places.

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L’opéra c’était « Tosca« , de Pucini. Cette année encore nous poursuivons notre éducation à cet art si spécial. Nous verrons « L’enlèvement au sérail » ce soir, sous les ors de Garnier (ce qui est assez rare me semble-t-il pour les opéras).
« Tosca » c’est l’opéra dont l’héroïne est une cantatrice et qui fut écrit pour une actrice mythique: Sarah Bernardt. Belle mise en abîme qui m’a beaucoup plu.
Et sans surprise j’ai trouvé cet opéra très différent de ce que l’on voit et entend habituellement, si je résumais un peu je dirais qu’on y appelle un chat, un chat. Scarpia veut « se faire » la belle Tosca? Il le lui dit, et sans mettre les formes. Soudain on a l’impression de lire le texte d’une pièce de théâtre plutôt que le livret d’un opéra classique. C’est très moderne et cela provoque de jolis moments de franc sourire amusé dans le public pourtant si guindé de Bastille.

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Si je n’ai pas été très fan des costumes que j’ai trouvé caricaturaux – ce bourreau à costume très SM était vraiment too much, comme ce pape plein de cristaux Swarovski – j’ai adoré le décor, complètement théâtral ou cinématographique  selon les tableaux. L’usage de cette croix gigantesque dans laquelle les personnages circulent ou qui domine la scène avait un petit goût de déjà vu, mais pour le reste, que ce soit le salon rouge vermillon de Scarpia ou le paysage sous soleil rasant final, tout était somptueux, j’ai vraiment aimé ce mélange entre les styles et les genres.

Je ne me permettrai pas de juger de la performance des interprètes, je n’y connais (toujours) rien, mais j’ai trouvé Oksana Dyka très émouvante dans le rôle de Floria Tosca.

Bonne semaine!!!

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La douche de 2h31

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Voilà bien longtemps que mademoiselle chaton n’a pas connu l’honneur de ces pages.
Comment va-t-elle donc?

Et bien elle est insomniaque* figurez-vous. Et elle semble avoir peur que ses 2-pattes meurent car elle passe ses nuits à s’assurer que nous sommes bien vivants.
« Eeehhh !! Tu dors? Tu es bien vivant? Hein 2-pattes? T’es mort? » Miaule-t-elle très fort en sautant sur le lit aussi légèrement qu’un éléphant.
Comme on n’est jamais trop prudent elle fait ça plusieurs fois par nuit. Des fois que nous décidions de tirer notre révérence sans la prévenir entre 3h et 4h du matin.

Le fait de dormir dans notre dressing** ne change plus rien depuis notre retour de New-York, sitôt que nous sommes endormis elle vient nous réveiller pour s’assurer que nous sommes bien là et en profiter pour se faire câliner (pas folle la bête).
Depuis peu, au second réveil de son 2-patte – vers 2:31 donc – mademoiselle se prend une douche. Le pschitt anti-chat farceur*** entre en action et quelques bons sprays mademoiselle est un peu calmée. Elle remet son brushing en état en 3 coups de langues et retourne se coucher. Enfin.****

Et nous aussi.

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* Mais uniquement la nuit, je peux vous garantir qu’à 8h12, 13h43 ou 16h50 elle trouve le sommeil sans problème.

** C’est une longue histoire, mais les insomnies datent de plusieurs semaines voire quelques mois. Le véto a confirmé qu’elle était en pleine forme, mais elle ne dort pas la nuit. Sauf dans le dressing.
Mais ça c’était avant notre escapade new-yorkaise (damned!).

*** Un bête mais très efficace vaporisateur pour plantes vertes.

**** On nous a proposé l’ajout de calva dans son biberon du soir. Ce sera la prochaine étape. Avec une lampée dans mon mug à tisane.

Carte postale new-yorkaise : les mythiques

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Les mythiques?
Ok, mes mythiques, ceux qui me font rêver et qu’ai éprouvé le même plaisir à revoir que j’avais eu à les découvrir il y a 7 ans.

Le Guggenheim Museum et l’Empire State Building .

Il est impossible de photographier quoi que ce soit au Guggenheim et les expos y sont de qualité variable car l’art contemporain n’est pas toujours hyper accessible, mais le bâtiment même du musée – signé Frank Lloyd Wright – est magique et mérite une visite. Lui et la collection de Kandinsky qui demeure magique (quand elle est présentée, si l’exposition temporaire du moment prend trop de place elle disparaît dans les réserves).

Donc il faut faire la queue, même avec un pas ou un billet acheté sur internet, on est parfois déçu par l’expo présentée, mais le bâtiment me fait rêver. La petitesse et la forme étrange du bâtiment de l’extérieur, la grâce et la délicatesse de l’intérieur, et le plaisir incomparable d’y voir une exposition car la circulation est facile, même lorsqu’il y a beaucoup de monde comme ce pluvieux samedi matin où nous nous y sommes rendus.

La collection Kandinsky était là, une collection d’œuvres impressionnistes et de Picasso a tomber par terre aussi, et du Klein était là, tout bleu d’amour dehors, ce fut une visite parfaite.

<Cliquez sur l’une des images pour ouvrir la galerie et voir les photos en grand>

Et l’Empire State Building… Bein la vue quoi! THE view!!
Quiconque est monté au 86eme étage sera d’accord avec moi je crois.
Cette vue est absolument folle. On prend conscience de la concentration de Manhattan, on découvre le canyon urbain sous un autre angle, et on quitte le bruit de la ville.

Le cadeau génial du New-York City Pass: une double entrée, de jour et de nuit.
Le même jour, oui bon d’accord, mais nous avons adoré!
Pour la petite histoire le soir nous avons même fait les six derniers étages à pieds afin d’éviter la queue aux ascenseurs du 80eme étage. C’est amusant d’apercevoir un petit peu du dessous d’un tel bâtiment. Les six étages se parcourent très bien et l’ascension ne prend que quelques minutes. Elle justifie même de déguster les chocolate and peanut butter drops achetées chez Russ & Daughters un peu plus tôt dans la journée.

La première fois que j’avais découvert l’Empire State Building c’était aussi de nuit, et j’ai retrouvé cette même impression de souffle coupé devant cette masse de building tellement lumineux qu’on se croirait en plein jour. Cette vue est magique, vraiment.

Mais la prochaine fois nous suivrons le conseil d’Hélène et monterons en haut du Rockfeller Center afin d’avoir cette vue magique, et l’Empire State Building dans notre champ de vision.

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The Empire State Building
350 5th Avenue
New York  10118

Ouvert tous les jours de 8:00 à 2:00 (oui, du matin)

The Guggenheim Museum
1071 Fifth Avenue at 89th Street
New York

Fermeture hebdomadaire le Jeudi
Ouvert de 10:00 à 17:45 (nocturne le samedi jusqu’à 19:45)

Carte postale new-yorkaise : les poppets

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Les poppets ?
Mais oui, les adorables petites bestioles que l’on croise dans ce monde, et en l’occurrence les un petit peu moins mignonnes mais assez scotchantes: nos amis les dinosaures. Mais même là j’en ai trouvé des mignons :-)

Le muséum d’histoire naturelle de New-York est un musée assez dingue: il est d’une richesse incroyable, il parle aussi bien des différentes espèces animales que de l’Homme, tout y est mis en scène de manière réaliste et poétique (oui c’est manifestement possible, ces gens sont très forts) et comme au Met on peut y passer trois jours pour réussir à tout voir.
Nous n’y avons passé que quelques heures avant notre déjeuner au Bernardin.

J’aurais volontiers écrit que j’ai adoré mais si je veux être complètement honnête je dirais que j’aurais adoré si le musée avait été réservé quelques heures par semaine ou par mois aux adultes uniquement.
Ce musée grouille de groupes scolaires. Et croyez-moi, c’est douloureux et hautement pénible pour qui n’est pas enseignant en maternelle, car oui supporter ça implique une formation spéciale.
Nous échangions il y a peu avec Holly et Philomène sur les différences fondamentales avec l’éducation à la française et l’éducation à l’américaine. Et bien ce n’est pas un vain mot.
30 minutes de film sur la création de l’univers sous la jolie petite géode, pas une seule seconde de silence. Pas une. On ne parle pas de bébés ou d’enfants en bas âge, on parle de gamins à l’école primaire ou au collège. Pas une seconde de silence. Du coup chapeau bas à nos enseignants qui organisent avec des groupes d’écoliers et parviennent à leur faire conserver une attitude courtoise et respectueuse!
Nous sommes ressortis horrifiés. Et avons fui toutes les ailes où nous avons croisé des classes.
Autant dire que cela écourte la visite, malheureusement.

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Les autres poppets, les écureuils de Central Park évidemment!
Mon Dieu que ces bestioles sont mignonnes!!! Mais en fait je crois qu’ils le savent très bien – voire un peu trop – et en jouent sérieusement.
Je suis une femme extrêmement faible devant de jolies frimousses couvertes de poils qui semblent très doux, du coup j’ai passé une semaine à les chercher partout et à les mitrailler (de photos!) à chaque fois que je les ai trouvés.

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American Museum of Natural History
Central Park West at 79th Street
New York, NY 10024-5192
Phone: 212-769-5100

Ouvert tous les jours de 10:00 à 17:45
Sauf Thanksgiving et Noël

Carte postale new-yorkaise: la High Line

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Voilà un endroit new-yorkais que j’avais très envie de voir depuis que j’en avais découvert l’existence puis vu quelques images grâce aux carnets de route de François Busnel sur les auteurs américains: la High Line.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, la High Line est un sentier vert construit sur d’anciennes voies ferrées au Nord-Est de Manhattan. L’endroit est devenu un temple hipster, hype et méga-bobo. Bref tout pour nous plaire à nous les bobos parisiens. A nous et à toute personne aimant un peu la verdure et les choses bien faites. L’endroit est absolument délicieux.

Elle démarre à Gansevoort street et s’achève au niveau de la 34ème rue (ou vice versa), ci-dessous le plan très fait trouvable sur le site des amis de la High Line.

High Line map NYC

La High Line permet de se promener en hauteur et donc loin du bruit dans des quartiers déjà charmants ou en pleine transformation (le Meatpacking district est en pleine et massive reconstruction, waouh!!) et donc de découvrir Manhattan d’une toute nouvelle façon. Génial!
Nous avons fait notre promenade en fin d’après-midi, après notre déjeuner au Bernardin. Le ciel oscillait entre soleil de fin de journée et nuages gris et menaçants, la lumière était dingue.

La High Line est clairement un de nos chouchous new-yorkais, un « must see » et clairement l’un des endroits où nous reviendrons à chaque escapade new-yorkaise.

Photos! <Cliquez sur l’une des images pour ouvrir la galerie et voir les photos en grand>

Ouvrir les tiroirs de l’histoire

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Retour à Paris, retour dans les fauteuils du Théâtre de la Ville, aux Abbesses cette fois.
Pour un spectacle original, que j’avais choisi en pensant à Mr Papillon: « Schubladen » du collectif She She Pop.
Cela fait plusieurs années que ce groupe de comédiennes allemandes se produit sur la scène du Théâtre de la Ville mais c’est la première fois que nous le voyons.
Le thème du spectacle: les différences entre les Allemandes nées en RFA et celles nées en RDA.

Comme l’a dit très justement Holly au terme du spectacle, pas sûr que ce spectacle puisse dire quoi que ce soit à de jeunes vingtenaires qui n’ont pas connu les 9-10 Novembre 1989.
Parce que ces jours de 1989 sont comme le 11 Septembre 2001, qui était assez vieux pour comprendre ce qui était en train de se passer: vous savez ce que vous faisiez au moment où les frontières se sont ouvertes entre Allemagne de l’Est et Allemagne de l’Ouest.
Je revois clairement la salle de classe dans laquelle notre prof d’histoire nous a réunis pour nous expliquer l’histoire du mur et ce que signifie sa « chute ».

Donc le sujet de ce spectacle nous parle, forcément, et encore un peu plus à Mr Papillon qui a vécu quelques années en Allemagne.

Les « filles » de She She Pop sont géniales. Elles ont réussi à rendre vivant, drôle, passionnant et touchant un sujet pas si simple. Car leur idée est de « régler leurs comptes » au sujet de leurs origines et de leur histoire, avec un petit et un grand « H ».
Assises deux par deux autour de trois tables couvertes de livres, disques, essais, journaux intimes… On parcourt leurs enfances, leurs adolescences en parcourant les livres qui les ont marquées, écoutant les disques qui forment la bande son de leur vie (et quelle bande son, mais où est le disque?!). Femmes nées et éduquées à l’Est et à l’Ouest échangent, s’affrontent, se découvrent des souvenirs communs parfois surprenants (mon Dieu ce Carmen de Katarina Witt sur chaises de bureaux, mythique!!!). Elles ne se comprennent pas, se moquent les unes des autres et ironisent sur leurs préjugés respectifs, mais à l’heure du bilan les différences se floutent, ne viennent plus de là où elles sont nées mais se sont construites sur leurs parcours d’adultes et plus sur leur lieu de naissance.

Jolie mise sous microscope d’une identité allemande tellement complexe… A voir!!

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P.S: La minute féministe ultra agacée par ce que l’on voit dans les média.
Hier soir je cherche sur Google ce qu’il est advenu de la talentueuse Katarina Witt, et la première chose que je trouve, avant le fait qu’elle soit médaillée olympique (bordel!!) c’est ça:

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 Mais on s’en fout de sa taille et de son poids! Indiquez-moi son nombre de médaille, ça ce sera de l’information. Pfff…