La douche de 2h31

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Voilà bien longtemps que mademoiselle chaton n’a pas connu l’honneur de ces pages.
Comment va-t-elle donc?

Et bien elle est insomniaque* figurez-vous. Et elle semble avoir peur que ses 2-pattes meurent car elle passe ses nuits à s’assurer que nous sommes bien vivants.
« Eeehhh !! Tu dors? Tu es bien vivant? Hein 2-pattes? T’es mort? » Miaule-t-elle très fort en sautant sur le lit aussi légèrement qu’un éléphant.
Comme on n’est jamais trop prudent elle fait ça plusieurs fois par nuit. Des fois que nous décidions de tirer notre révérence sans la prévenir entre 3h et 4h du matin.

Le fait de dormir dans notre dressing** ne change plus rien depuis notre retour de New-York, sitôt que nous sommes endormis elle vient nous réveiller pour s’assurer que nous sommes bien là et en profiter pour se faire câliner (pas folle la bête).
Depuis peu, au second réveil de son 2-patte – vers 2:31 donc – mademoiselle se prend une douche. Le pschitt anti-chat farceur*** entre en action et quelques bons sprays mademoiselle est un peu calmée. Elle remet son brushing en état en 3 coups de langues et retourne se coucher. Enfin.****

Et nous aussi.

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* Mais uniquement la nuit, je peux vous garantir qu’à 8h12, 13h43 ou 16h50 elle trouve le sommeil sans problème.

** C’est une longue histoire, mais les insomnies datent de plusieurs semaines voire quelques mois. Le véto a confirmé qu’elle était en pleine forme, mais elle ne dort pas la nuit. Sauf dans le dressing.
Mais ça c’était avant notre escapade new-yorkaise (damned!).

*** Un bête mais très efficace vaporisateur pour plantes vertes.

**** On nous a proposé l’ajout de calva dans son biberon du soir. Ce sera la prochaine étape. Avec une lampée dans mon mug à tisane.

Carte postale new-yorkaise : les mythiques

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Les mythiques?
Ok, mes mythiques, ceux qui me font rêver et qu’ai éprouvé le même plaisir à revoir que j’avais eu à les découvrir il y a 7 ans.

Le Guggenheim Museum et l’Empire State Building .

Il est impossible de photographier quoi que ce soit au Guggenheim et les expos y sont de qualité variable car l’art contemporain n’est pas toujours hyper accessible, mais le bâtiment même du musée – signé Frank Lloyd Wright – est magique et mérite une visite. Lui et la collection de Kandinsky qui demeure magique (quand elle est présentée, si l’exposition temporaire du moment prend trop de place elle disparaît dans les réserves).

Donc il faut faire la queue, même avec un pas ou un billet acheté sur internet, on est parfois déçu par l’expo présentée, mais le bâtiment me fait rêver. La petitesse et la forme étrange du bâtiment de l’extérieur, la grâce et la délicatesse de l’intérieur, et le plaisir incomparable d’y voir une exposition car la circulation est facile, même lorsqu’il y a beaucoup de monde comme ce pluvieux samedi matin où nous nous y sommes rendus.

La collection Kandinsky était là, une collection d’œuvres impressionnistes et de Picasso a tomber par terre aussi, et du Klein était là, tout bleu d’amour dehors, ce fut une visite parfaite.

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Et l’Empire State Building… Bein la vue quoi! THE view!!
Quiconque est monté au 86eme étage sera d’accord avec moi je crois.
Cette vue est absolument folle. On prend conscience de la concentration de Manhattan, on découvre le canyon urbain sous un autre angle, et on quitte le bruit de la ville.

Le cadeau génial du New-York City Pass: une double entrée, de jour et de nuit.
Le même jour, oui bon d’accord, mais nous avons adoré!
Pour la petite histoire le soir nous avons même fait les six derniers étages à pieds afin d’éviter la queue aux ascenseurs du 80eme étage. C’est amusant d’apercevoir un petit peu du dessous d’un tel bâtiment. Les six étages se parcourent très bien et l’ascension ne prend que quelques minutes. Elle justifie même de déguster les chocolate and peanut butter drops achetées chez Russ & Daughters un peu plus tôt dans la journée.

La première fois que j’avais découvert l’Empire State Building c’était aussi de nuit, et j’ai retrouvé cette même impression de souffle coupé devant cette masse de building tellement lumineux qu’on se croirait en plein jour. Cette vue est magique, vraiment.

Mais la prochaine fois nous suivrons le conseil d’Hélène et monterons en haut du Rockfeller Center afin d’avoir cette vue magique, et l’Empire State Building dans notre champ de vision.

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The Empire State Building
350 5th Avenue
New York  10118

Ouvert tous les jours de 8:00 à 2:00 (oui, du matin)

The Guggenheim Museum
1071 Fifth Avenue at 89th Street
New York

Fermeture hebdomadaire le Jeudi
Ouvert de 10:00 à 17:45 (nocturne le samedi jusqu’à 19:45)

Carte postale new-yorkaise : les poppets

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Les poppets ?
Mais oui, les adorables petites bestioles que l’on croise dans ce monde, et en l’occurrence les un petit peu moins mignonnes mais assez scotchantes: nos amis les dinosaures. Mais même là j’en ai trouvé des mignons :-)

Le muséum d’histoire naturelle de New-York est un musée assez dingue: il est d’une richesse incroyable, il parle aussi bien des différentes espèces animales que de l’Homme, tout y est mis en scène de manière réaliste et poétique (oui c’est manifestement possible, ces gens sont très forts) et comme au Met on peut y passer trois jours pour réussir à tout voir.
Nous n’y avons passé que quelques heures avant notre déjeuner au Bernardin.

J’aurais volontiers écrit que j’ai adoré mais si je veux être complètement honnête je dirais que j’aurais adoré si le musée avait été réservé quelques heures par semaine ou par mois aux adultes uniquement.
Ce musée grouille de groupes scolaires. Et croyez-moi, c’est douloureux et hautement pénible pour qui n’est pas enseignant en maternelle, car oui supporter ça implique une formation spéciale.
Nous échangions il y a peu avec Holly et Philomène sur les différences fondamentales avec l’éducation à la française et l’éducation à l’américaine. Et bien ce n’est pas un vain mot.
30 minutes de film sur la création de l’univers sous la jolie petite géode, pas une seule seconde de silence. Pas une. On ne parle pas de bébés ou d’enfants en bas âge, on parle de gamins à l’école primaire ou au collège. Pas une seconde de silence. Du coup chapeau bas à nos enseignants qui organisent avec des groupes d’écoliers et parviennent à leur faire conserver une attitude courtoise et respectueuse!
Nous sommes ressortis horrifiés. Et avons fui toutes les ailes où nous avons croisé des classes.
Autant dire que cela écourte la visite, malheureusement.

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Les autres poppets, les écureuils de Central Park évidemment!
Mon Dieu que ces bestioles sont mignonnes!!! Mais en fait je crois qu’ils le savent très bien – voire un peu trop – et en jouent sérieusement.
Je suis une femme extrêmement faible devant de jolies frimousses couvertes de poils qui semblent très doux, du coup j’ai passé une semaine à les chercher partout et à les mitrailler (de photos!) à chaque fois que je les ai trouvés.

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American Museum of Natural History
Central Park West at 79th Street
New York, NY 10024-5192
Phone: 212-769-5100

Ouvert tous les jours de 10:00 à 17:45
Sauf Thanksgiving et Noël

Carte postale new-yorkaise: la High Line

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Voilà un endroit new-yorkais que j’avais très envie de voir depuis que j’en avais découvert l’existence puis vu quelques images grâce aux carnets de route de François Busnel sur les auteurs américains: la High Line.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, la High Line est un sentier vert construit sur d’anciennes voies ferrées au Nord-Est de Manhattan. L’endroit est devenu un temple hipster, hype et méga-bobo. Bref tout pour nous plaire à nous les bobos parisiens. A nous et à toute personne aimant un peu la verdure et les choses bien faites. L’endroit est absolument délicieux.

Elle démarre à Gansevoort street et s’achève au niveau de la 34ème rue (ou vice versa), ci-dessous le plan très fait trouvable sur le site des amis de la High Line.

High Line map NYC

La High Line permet de se promener en hauteur et donc loin du bruit dans des quartiers déjà charmants ou en pleine transformation (le Meatpacking district est en pleine et massive reconstruction, waouh!!) et donc de découvrir Manhattan d’une toute nouvelle façon. Génial!
Nous avons fait notre promenade en fin d’après-midi, après notre déjeuner au Bernardin. Le ciel oscillait entre soleil de fin de journée et nuages gris et menaçants, la lumière était dingue.

La High Line est clairement un de nos chouchous new-yorkais, un « must see » et clairement l’un des endroits où nous reviendrons à chaque escapade new-yorkaise.

Photos! <Cliquez sur l’une des images pour ouvrir la galerie et voir les photos en grand>

Ouvrir les tiroirs de l’histoire

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Retour à Paris, retour dans les fauteuils du Théâtre de la Ville, aux Abbesses cette fois.
Pour un spectacle original, que j’avais choisi en pensant à Mr Papillon: « Schubladen » du collectif She She Pop.
Cela fait plusieurs années que ce groupe de comédiennes allemandes se produit sur la scène du Théâtre de la Ville mais c’est la première fois que nous le voyons.
Le thème du spectacle: les différences entre les Allemandes nées en RFA et celles nées en RDA.

Comme l’a dit très justement Holly au terme du spectacle, pas sûr que ce spectacle puisse dire quoi que ce soit à de jeunes vingtenaires qui n’ont pas connu les 9-10 Novembre 1989.
Parce que ces jours de 1989 sont comme le 11 Septembre 2001, qui était assez vieux pour comprendre ce qui était en train de se passer: vous savez ce que vous faisiez au moment où les frontières se sont ouvertes entre Allemagne de l’Est et Allemagne de l’Ouest.
Je revois clairement la salle de classe dans laquelle notre prof d’histoire nous a réunis pour nous expliquer l’histoire du mur et ce que signifie sa « chute ».

Donc le sujet de ce spectacle nous parle, forcément, et encore un peu plus à Mr Papillon qui a vécu quelques années en Allemagne.

Les « filles » de She She Pop sont géniales. Elles ont réussi à rendre vivant, drôle, passionnant et touchant un sujet pas si simple. Car leur idée est de « régler leurs comptes » au sujet de leurs origines et de leur histoire, avec un petit et un grand « H ».
Assises deux par deux autour de trois tables couvertes de livres, disques, essais, journaux intimes… On parcourt leurs enfances, leurs adolescences en parcourant les livres qui les ont marquées, écoutant les disques qui forment la bande son de leur vie (et quelle bande son, mais où est le disque?!). Femmes nées et éduquées à l’Est et à l’Ouest échangent, s’affrontent, se découvrent des souvenirs communs parfois surprenants (mon Dieu ce Carmen de Katarina Witt sur chaises de bureaux, mythique!!!). Elles ne se comprennent pas, se moquent les unes des autres et ironisent sur leurs préjugés respectifs, mais à l’heure du bilan les différences se floutent, ne viennent plus de là où elles sont nées mais se sont construites sur leurs parcours d’adultes et plus sur leur lieu de naissance.

Jolie mise sous microscope d’une identité allemande tellement complexe… A voir!!

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P.S: La minute féministe ultra agacée par ce que l’on voit dans les média.
Hier soir je cherche sur Google ce qu’il est advenu de la talentueuse Katarina Witt, et la première chose que je trouve, avant le fait qu’elle soit médaillée olympique (bordel!!) c’est ça:

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 Mais on s’en fout de sa taille et de son poids! Indiquez-moi son nombre de médaille, ça ce sera de l’information. Pfff…

 

Carte postale new-yorkaise : At the Met

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Ça n’a pas manqué: vendredi à 20:30 j’étais couchée. Épuisée.
Une journée entière à arpenter les cloîtres puis les couloirs du Met ont eu raison de mon énergie, KO par excès de musée!

Le Met est comme le Louvre, il faut prévoir plusieurs jours pour être capable de le visiter en entier. Il y a tout dans ce musée: le monde entier et quasi toutes les époques.
Forcément on ne sait plus où donner de la tête ni dans quelle direction aller lorsqu’on arrive à une intersection de couloirs.
Ce musée est évidemment un des « must see » de la ville, comme l’Ermitage à Saint-Petersbourg (j’en rêve de celui-ci!) ou le Louvre à Paris. Et ne pas oublier d’y ajouter la visite des cloîtres au Nord de Manhattan, l’endroit et les collections sont assez scotchantes.

<The Cloisters – cliquez sur l’une des photos pour ouvrir la galerie et voir les images en grand>

Disons-le tout de suite, j’ai passé la journée à m’interroger sur la provenance de certaines pièces – et quand je dis pièce je parle aussi de pièces entières venant de châteaux français, italiens et britanniques – qui donnent soudain l’impression comme l’a dit très justement Mr Papillon que le reste du monde a disparu et qu’il n’en subsiste que ce qui est présenté au Met.
La France n’a plus et ne sais plus conserver ses cloîtres, églises et châteaux si on la regarde à travers le prisme de ce gigantesque et incroyable musée.
Comment du mobilier ayant appartenu à la chambre de Louis XIV ou des vitraux de la cathédrale de Rouen peuvent-il se retrouver ici?
Je sais que cela pose aussi la question de ce bel obélisque installé place de la Concorde, je le sais et je comprends très bien que des Égyptiens puissent en être fâchés. Pour la première fois je prends conscience du sujet et je reste très dubitative.

<La collection égyptienne>

Disperser des monuments et des œuvres afin de les préserver de la destruction comme ce fut le cas du temple de Bendur, je comprends complètement, mais emporter des pièces entières de châteaux qui sont très manifestement en bon état et installées dans un pays qui protège son patrimoine (enfin, pas si bien manifestement…), c’est moins facile à comprendre.
J’en conclus que le nobliaux français un peu désargenté n’est pas difficile à convaincre et son mobilier pas bien cher vu la quantité de pièces et objets présentés.

<En vrac les trésors japonais, la peinture française des XIX-XXèmes, les chefs d’oeuvres hollandais du XVIème, l’armure d’Henri VIII, bambi en perles de verre>

Reste que ce musée est passionnant, que leur collection d’œuvres impressionnistes et de sculptures françaises de la fin du XIXème est sublime et que rien que pour cela il faut aller y faire un tour.
J’ai adoré l’aile américaine avec ses sublimes fenêtres de Louis Comfort Tiffany et son atelier, et le salon de Frank Lloyd Wright au style impeccable.
L’aile égyptienne est d’une richesse inouïe. Cela fait longtemps que je n’ai pas été visiter celle du Louvre, mais dans mon souvenir elle est beaucoup moins riche.
Le trésor inca est totalement hallucinant. Les Espagnols n’ont pas réussi à tout piller et fondre, et le peu qu’il reste est incroyable à voir. Quand nos amis manquaient d’or ils travaillaient l’argent de manière tout aussi bluffante. Par contre le concept du « couteau de cérémonie » est assez glaçant quand on se souvient de ce à quoi il servait.

<Le trésor Inca>

 

<L’aile américaine>

Et puis bien sûr il faut monter sur la fameuse terrasse où les new-yorkais viennent pour prendre un verre tant la vue sur Central Park est originale et magique. Soudain nous flottons sur les arbres…

Carte postale new-yorkaise: Lunch at Le Bernardin

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Et de quatre…
Je me suis surprise toute seule en en faisant la liste et ai commencé à sentir une pointe de culpabilité – foutue éducation judéo-chrétienne – vite dissipée.
Nous avons eu le bonheur de tester et savourer la cuisine et le service de quatre merveilles trois fois étoilées par le petit livre rouge (pas celui-là, l’autre, le made in France).

Après beaucoup d’hésitations autour de la « raisonnabilité » de réserver un restaurant trois étoiles à New-York et du fait de devoir prévoir une tenue casual chic avec veste pour Mr Papillon j’ai fini par cliquer sur le bouton « réservation » du site du Bernardin.
Et mettre une alerte dans mon calendrier pour les appeler 48h avant le rendez-vous pour te confirmer notre venue.

Ce restaurant mystique réputé pour sa cuisine de la mer est situé à deux pas de Time Square, ce qui est extrêmement surprenant, et le devient encore plus une fois qu’on a goûté à la sérénité et au calme de l’endroit.
Luxe, calme et volupté sont bien les maîtres-mots de tous ces incroyables restaurants. Vous avez le cafard ou haïssez le monde? Venez passer 2 heures ici, vous sortirez guéri.

Le bar et l’espace destinés aux gourmands qui n’ont pas réservé tout près de l’entrée du restaurant est ravissant. Mais je ne suis pas objective, je tombe à chaque fois amoureuse des bars des beaux restaurants.
Nous sommes accueillis en français, ce qui ne manque pas de nous surprendre agréablement. Il n’y a pas que la cuisine et le chef – Eric Rupert – qui sont français ici.

Notre table est installée dos à la paroi qui sépare le bar de la grande salle, nous avons donc une vue parfaite sur toute la salle. Et cette idée d’installer 2 amoureux sur une table ronde prévue pour quatre est parfaite, nous sommes près l’un de l’autre plutôt qu’en face et nous avons plein de place.

Je n’ai toujours pas réussi à déterminer si notre adorable (et charmant) hôte était français a physique très américain, ou Américain a français impeccable. Mystère, toujours est-il que nous n’avons été choyés et conseillés qu’en français et que c’est très agréable, même lorsqu’on maitrise la langue de Shakespeare.

Au menu pour ces messieur-dame: le tartare de thon rouge au foie gras (recette signature du chef) et les noix de Saint-Jacques au beurre noisette, puis la saumon à l’unilatéral, ses légumes verts et son beurre de cerfeuil et le bar rayé a la sauce au vin rouge et gingembre avec salade de papaye verte et riz rouge du Boutan, et pour finir Pavlova au sorbet noix de coco, ananas rôti et sirop de yuzu et praliné au chocolat et orange confite. Dans mon verre un mélon de Bourgogne californien parfait.
En amuse-bouche des rillettes de saumon à tomber, en mignardise un financier aux framboises léger comme un nuage. Et pour nos 5 ans de mariage et 7 ans de rencontre un parfait à la vanille accompagné de rubans de ganache et une mignonne bougie.
Tout est parfumé – et en cascades les parfums, c’est ça la magie des ces chefs – cuit à la perfection, donc très peu lorsque l’on parle de produits de la mer exceptionnels. La présentation des plats est évidemment impeccable, tous les aliments sont mis en valeur, comme le sera leur saveur ensuite. Les portions sont de la juste taille, j’ai pu aller au bout du repas sans avoir l’impression d’exploser, mais Mr Papillon est sorti de table parfaitement rassasié.
Si je devais émettre une remarque, ce serait: mais enfin c’est quoi ce beurre doux??? Les enfants quand on propose une corbeille de pains maison si variés et délicieux on les accompagne d’un beurre salé. Vous travaillez les produits de la mer bon sang.

Le service est parfait et adorable, très très soigné mais jamais guindé ou pesant. On est choyé, pas sur-couvé.

Tout ça pour dire que si vous venez à New-York, aimez la très grande cuisine et les produits de la mer et pouvez vous permettre ce genre de très beau cadeau, ne vous en privez pas, offrez-le vous, vous en garderez un sacré souvenir.

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Le Bernardin
155 W 51 Street
10019 New-York