Et au milieu coule une rivière ou « Vollmond » de Pina Bausch au Théâtre de la Ville

Un agenda un peu trop rempli a généré pas mal de retard sur ce blog, je ne vous ai donc pas parlé de l’un des derniers spectacles que j’ai vu et adoré. Mais avant de vous parler de Vollmond, il faut que je vous raconte ma petite malédiction Pina Bausch. Figurez-vous que depuis que j’ai un abonnement au Théâtre de la Ville je n’ai jamais réussi à assister au spectacle de Pina Bausch prévu dans mon abonnement. En déplacement, obligation professionnelle ou voyage de noce, rien à faire, je n’ai pas pu voir les derniers spectacles. J’ai fini par me dire que j’étais maudite et que jamais je ne réussirais à voir un spectacle de Pina Bausch. Et puis voilà, la grande Pina est décédée, laissant le monde de la danse un peu orphelin. Cette nouvelle m’a touchée et attristée. Et beaucoup frustrée : je n’ai jamais eu l’occasion d’applaudir Pina Bausch au terme d’un spectacle, et l’idée de ne

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Roses danst rosas

La scène est plongée dans la pénombre. Seuls apparaissent les mots « rosas danst rosas » projetés au sol. Tout au fond à gauche de la scène une pile de chaise. Juste à côté sont alignées 4 paires de chaussures. Le public emplit la salle petit à petit, s’installe. Lorsque le noir se fait dans la salle et que la lumière se fait sur la scène vide, décorée uniquement d’une immense tenture métallisée couleur acier en fond de scène, le silence tombe instantanément sur le public. Voilà une très agréable surprise qui augure une très très belle soirée de danse: les spectateurs sont de vrais amateurs. Peut-être même des fans de Anna Teresa de Keersmaeker. « Rosas danst rosas » est l’une de ses plus anciennes créations puisqu’elle date de 1983. C’est probablement aussi sa création la plus connue puisqu’elle est celle qui l’a rendue célèbre et l’a fait entrer dans le club très fermé des grands chorégraphes contemporains. C’est vraiment notre soir de

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« Sous le volcan » par Guy Cassiers – Théâtre de la Ville

Je vis une blog-frustration assez intense ces dernières semaines. Impossible de trouver le temps qu’il me faut pour écrire comme j’aimerais le faire. Impossible de ne serait-ce que sortir le pied de l’appareil photo pour garder la trace de mes dernières trouvailles vestimentaires. Impossible de partager ces petits moments de bonheur d’un week-end en bord de mer, d’un déjeuner dominical particulièrement réussi. Pas le temps. Il me faudrait des journées de 30 heures. J’adore mon boulot et les challenges qu’il m’offre, mais ces jours-ci c’est presque trop. J’ai beau essayer de ne pas trop sacrifier ma vie sociale sur l’autel du travail, ces temps-ci à quelques rares exceptions près, c’est néanmoins le cas. Frustration donc. Ca va finir par passer, je vais finir par retomber dans mes escarpins et retrouver un rythme qui me convient. En attendant, reprise de la saison théâtrale au Théâtre de la Ville! Changement de partenaire cette année: Holly partant en voyage dans quelques semaines, elle

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Une Florence peut en cacher une autre

You sexy M.F… C’est sur cette chanson de Prince que se termine le spectacle de Florence Foresti. Les mamans prennent cher pendant son spectacle. Les papas aussi d’ailleurs. Et les enfants par la même occasion. Et les fabricants de poussette, les médecins, les allumeurs de bombes nucléaires, les jeunes, les lions et les phoques, sa nounou, les parents du petit Poucet…bref une belle galerie de portrait. Parmi tous ces portraits, son sketch sur la grossesse (ah le marouflage de vessie….) et l’accouchement. Le fameux. Celui qui me fait hurler de rire à chaque visionnage. Mother F…… Ça c’est sûr! De l’évolution de l’humeur de sa fille, aux séances ( à se pendre) au square, en passant par les grands principes (en bois, et qu’on se prend dans la tronche) et en s’arrêtant sur le Petit Poucet version Tata Kronenbourg, toutes les joies de la petite enfance y passent. Nos attitudes amoureuses passent elles aussi à la moulinette Foresti (je résume:

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« The Song » de Anna Teresa de Keersmaeker au Théâtre de la Ville

Étrange spectacle que celui vu mardi soir au Théâtre de la Ville. Étrange parce qu’assister à spectacle de danse dans le théâtre où Pina Bausch – décédée le matin même – a si souvent présenté ses œuvres est forcément émouvant. Surtout lorsque Anna Teresa de Keersmaeker est arrivée sur scène, visiblement très émue, pour prendre la parole et improviser quelques pas en hommage à Pina Bausch. Un très joli moment, plein de douceur et de poésie. « Song » est ce que j’appelle un spectacle exigeant. Pour les artistes qui sont sur scène et pour le public. Techniquement irréprochable ce spectacle nous oblige à pousser un peu plus loin nos capacités de vision et de «compréhension» – faute de meilleur mot, il s’agit d’absorption, d’intégration, d’imagination, d’acceptation dans notre imaginaire – d’un spectacle de danse. Pas de musique sur une longue partie du spectacle, mais une bruiteuse brillante, une incursion rock très surprenante et rafraichissante, des imitations de chants d’oiseaux,

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