Mes folles journées à Nantes

La famille de Mr Papillon habite dans la région nantaise, dans le joli pays du Muscadet.
La situation idéale pour découvrir la Folle Journée, consacrée cette année à Frédéric Chopin.

J’ai grandi en écoutant de la musique classique: France Musique à la radio ; Mozart, Bach, Chopin en fond sonore ; des parents et une sœur pianistes ; des années de danse classique.
Je vous une passion sans borne à Mozart et une passion presque similaire à Chopin.
Ils m’émerveillent, m’enthousiasment, m’amènent au bord des larmes…

Depuis que je connais les parents de Mr Papillon j’entends parler des Folles Journées. Ils avaient proposé à plusieurs reprises à mes parents de venir les voir pour découvrir ce festival.
Nous avons décidé de nous inviter nous aussi. Pour le plaisir d’être tous ensemble. Pour le plaisir de la musique de Chopin.

Nous avons commencé par un « petit » concert de nocturnes de Chopin et Field. Ils étaient interprétés par une jeune artiste multi-disciplinaire belge.

Les nocturnes font partie de mes œuvres de Chopin préférées.
J’aime leur douceur et leur mélancolie. Ils me plongent immanquablement dans une certaine tristesse, mais j’aime tellement leur grâce que je les écoute encore et toujours.
Ce sont les scouts de notre chambre, toujours prêts à être écoutés, instant de plénitude et de grâce avant de poser sa tête sur l’oreiller.

Ann Joanna Druyts ne les a peut-être pas interprétés avec la légèreté et la finesse que j’aime tant chez certains interprètes de Chopin, elle a néanmoins réussi à me transporter et à m’emmener du coté de Nohant, cette si jolie maison de Georges Sand où Chopin avait sa chambre et son piano.

Nous avons eu un très beau cadeau le samedi matin, en écoutant Anne Quéffelec et l’Orchestre d’Auvergne interpréter une mazurka (en ut majeur opus 7 n°5) et le concerto n°1.
Ah quelle merveille… tellement belle que les larmes me sont montées aux yeux. La belle musique peut me mettre dans des états hallucinants, allant de l’euphorie la plus totale aux gros sanglots. Je ne sais ni pourquoi, ni comment, mais je ne peux me rendre dans une salle de concert classique sans un petit stock de mouchoirs en papier. Nous voilà bien je vous jure!

Le soir c’est Lise de la Salle qui nous a enchantés en nous emmenant en ballades (1 à 4) sur les chemins de l’esprit de Chopin. Si j’ai trouvé son interprétation moins émouvante que celle d’Anne Quéffelec, je suis restée bouche bée devant sa virtuosité. Âgée de 22 printemps la demoiselle est un vrai prodige et est – en prime – belle comme un cœur avec ses longs cheveux blonds.
Un seul bémol (ha ha ha, quel humour!) à ce beau tableau: sa tenue de scène.

Nan mais franchement, faire porter une chose aussi vilaine à une aussi jolie fille ça devrait être puni par des travaux d’intérêt général (genre étiquetage des boîtes de la chaussurothèque, je ne m’y retrouve plus.)
Imaginez une longue robe en velours noir avec un empiècement de dentelle dans le décolleté, le tout faisant assez cheap.

Un peu de modernité que diable! La musique classique n’implique pas nécessairement une robe taillée dans un rideau. Pourquoi pas une jolie robe made in Heimstone, ou un classique pantalon noir avec l’une des tueries de blazer The Kooples? Ou cette petite robe noire aux découpes au laser aperçue chez Comptoir?
Voire, audace de toutes les audaces, si une jolie maison de couture ne voudrait pas lui prêter quelques robes pour ses concerts. Lise de la Salle en Balmain, Chanel ou Balenciaga, miam miam!!

Mais revenons à nos moutons: la musique de Chopin.
Nos folles journées se sont achevées par une polonaise et une sonate pour piano et violoncelle interprétée par deux très jeunes artistes au talent incroyable, Adam Laloum et Yan Levionnois.
Leur maitrise de leurs instruments et de leur art, leur aisance, leur complicité, tout nous a enchantés. Une vingtaine d’année (à peine) et un avenir très prometteur sur les scènes du monde entier… y a pas à dire, ça impressionne.

Nous sommes naturellement rentrés à Paris avec un joli stock de musique en boîte pour continuer à savourer et à apprendre Chopin.

2 réflexions sur “Mes folles journées à Nantes

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