Décidément les histoires qui vont mal titillent ma fibre littéraire. Après « La fenêtre panoramique« , « J’étais derrière toi » de Nicolas Fargues.
Comme si l’année où je me marie, j’avais besoin d’en savoir un peu plus sur ce qui met un couple à mal, voire le tue.
Peut-être.
On va dire que cela a fait partie de mon travail de préparation, au même titre que « L’éloge du mariage, de l’engagement et autres folies« .
Quoi qu’il en soit, le sujet m’intéresse. Parce qu’un couple ça se construit, c’est un « travail » quotidien, c’est fragile et précieux.
Ce roman n’est en fait que le long dialogue/monologue du héros avec un interlocuteur inconnu (d’où ce quasi monologue), dialogue au cours duquel il lui raconte les derniers mois de son mariage.
C’est trash, cru, violent. Parfois très drôle tendance surréaliste, comme peuvent l’être les situations qui deviennent absurdes.
Nicolas Fargues ne raconte rien d’autre que la vie très ordinaire et de ce qu’elle peut faire subir à un couple qui a oublié combien il était fragile et demandait une attention quotidienne.
Alors l’autre devient insupportable, invivable, et on ne cherche plus qu’à fuir au plus vite cette situation terriblement inconfortable.
Il nous parle aussi de la culpabilité qui envahit lorsqu’on réalise que l’on préfère sa vie sans l’autre plutôt qu’avec. Qu’on préfère boulverser complètement la vie de ses enfants plutôt que d’essayer de poser des rustines sur un couple qui ne peut plus être sauvé.
Nicolas Fargues nous parle aussi de l’éblouissement d’une rencontre, de cette magie qui fait que 2 êtres se comprennent instantanément et ont si vite envie de construire quelque chose ensemble.
La forme et le ton de ce roman m’ont parfois légèrement déconcertée, mais j’ai adoré ce roman et ai eu du mal à le lacher, voulant savoir ce qu’allait finalement advenir de ce couple et de ces amoureux.

Un livre qu’on a du mal à lâcher, c’est bon signe! Tu m’as donné envie de le lire, merci 🙂
Il y a du bon et du moins bon dans ce roman. Le bon? Tout ce qui concerne la partie italienne et la liaison avec la jeune Alice. Le moins bon? Les lamentations du narrateur quand il évoque la crise de son couple, et plus précisément sa femme Alexandrine, présentée comme inhumaine, froide, agressive, tyrannique. J’ai trouvé ces nombreux passages très oppressants, et contrastant totalement avec la fraîcheur du flirt avec l’Italienne. Bref, un roman contrasté!