Hélène Berr est née en Mars 1921 à Paris et est morte en Avril 1945 à Bergen-Belsen. D’Avril 1942 à Février 1944 elle tient son journal, dans un premier temps pour noter les petits événements de sa vie, puis avec une volonté de témoigner, d’écrire pour ne jamais oublier les horreurs nazies. Ce journal est magnifiquement écrit, très émouvant et ouvre une petite fenêtre plus personnelle sur une période que nous connaissons tous par ce que nous en avons appris à l’école ou par quelques oeuvres majeures (Shoah, de Nuremberg à Nuremberg). Ce témoignage n’en est que plus poignant. Adolescente j’avais lu – que dis-je dévoré – le journal d’Anne Franck. Mais ce sont plus les émotions d’une jeune fille du même âge que moi que le témoignage des horreurs nazies qui m’avaient touchées. Et puis mes cours d’histoire et mes grands-parents m’instruisaient des faits historiques. Là, c’est autant l’histoire personnelle, intime d’Hélène Berr (son histoire d’amour naissante avec Jean) qui
