La sortie du métro et l’entrée dans le petit passage sont familières. La montée des marches et l’enfilade des couloirs auraient pu se faire les yeux fermés. Il faut que je me retienne de filer au bout du quai et m’arrête « en tête » de train. Ce changement entre la ligne 1 en direction de la Défense et la ligne 12 en direction de Porte de la Chapelle je l’ai fait un millier de fois. Ou plus. Il était un petit rituel quotidien de ma semaine de travail pendant de nombreuses années. Le retour sur ma colline, le retour vers mon nid. Le retour vers mon quartier. Voilà un an et demi que ce petit rituel n’est plus. Et pourtant en ce lundi soir où je me laisse à nouveau bercer par le métro, connaissant chaque virage, chaque accélération, j’ai de nouveau l’impression de rentrer « à la maison ». Si j’avais encore besoin d’une confirmation, elle est là, dans le plaisir de refaire
