Hier matin (euh, 11h c’est encore le matin, hein?), Mr Papillon et moi-même, pris par un élan de folie douce, avons décidé de monter aux chalets de Clapeyto, à pieds.
Clapeyto fait parti de mes paradis sur Terre. L’endroit est magnifique, perdu en haut d’une montagne (Marie, tu nous diras laquelle, comme d’hab ma géographie laisse à désirer).
Voici à quoi cela ressemble en été, avec en bonus le chalet d’Ardoise magique et son papa qui apparaît sur la photo.

Merci Frédéric D pour ce joli cliché!
L’endroit est superbe et sauvage donc. Marie et Ardoise magique m’y ont emmenée plusieurs fois lors de mes précédentes visites, j’adore!
Revenons à nos marmotes (qui dorment là tout de suite maintenant, elles ont bien raison), Mr Papillon et moi avons donc décidé de monter là-haut. Selon les avis on nous annonce 2h30 à 3h de montée, 2h de descente. Une jolie trotte donc. Et dans la neige, ce que je n’ai personnellement jamais fait. On aime les challenges nous, nous sommes comme ça.
Mr Papillon a rempli son sac à dos de victuailles (miam maim), moi j’ai rempli le sac à dos d’Ardoise magique (un truc à peu près aussi grand que moi et dans lequel on peut mettre les enfants pas sages) de raquettes. Nous voilà parés, nous pouvons partir.
Puisque nous aimons les challenges nous commençons par 15 minutes de bitume qui monte. Je hais le bitume, ça me coupe les jambes. Du coup je suis arrivée au point de départ fatiguée, les jambes coupées, en nage, et à moitié grumpy (Dobby le chat était presque de retour). Ca commence pas très glop cette histoire.
Heureusement, une fois sur la neige ça a été beaucoup mieux. C’est doux sous les pieds la neige. Et puis c’est super joli, ça brille sous le soleil façon quelqu’un y a versé des tonnes de paillettes, j’aime bien.
Il fait très très beau, chaud, adieu écharpes et gros blousons, vive les pulls et les lunettes de soleil.
Je vais être très honnête, ce que j’adore dans la marche au delà des paysages et de cette bonne sensation de muscles qui travaillent, ce sont les pauses. Les 5 minutes où on pose le sac à dos, on sort la gourde d’eau toute fraîche et les barres de céréales/dattes/figues ou autres gourmandises pleines d’énergie. Ca et le pique-nique en haut à l’arrivée, ça peut me faire faire des kilomètres sans problème.
De pauses nous n’en ferons que 2, courageux – ou fous – que nous sommes.
Est venu le moment où il a fallu chausser les raquettes aka les grands pieds car le chemin devenait trop impraticable en chaussures de marche. Très très bizarres les grands pieds. Je ne m’en remets toujours pas d’avoir chaussé du 52 pendant quelques heures. J’aime décidément beaucoup mon 36 fillette, le 52 c’est compliqué à gérer.
Par contre les grands pieds sur la neige c’est canon, on marche vraiment facilement. Pas très très vite, mais facilement.
Quelques grands Z de piste plus tard et nous voilà arrivés aux premiers chalets de Clapeyto. Ouf! On commence à être fatigués nous. Le spectacle est superbe, le hameau est vraiment ravissant enfoui dans la neige.
Et c’est là que les ennuis commencent. Après avoir traversé le petit pont de bois (qui paraît encore plus petit à moitié enseveli sous la neige) un choix s’offre à nous: prendre le vallon de gauche ou remonter un peu sur la droite et atteindre l’autre vallon.
Très sûre de moi j’annonce qu’il faut prendre à gauche. Hop c’est parti, nous marchons, marchons, marchons, et là…rien. Plus de chalets. Je vous laisse imaginer la perpléxité qui m’a envahi: il est où le chalet?????
Je tourne, je vire….Mr Papillon regarde aussi. Pas là le chalet. M’a gouré…
Et là ce n’est pas Dobby le chat qui a pointé le bout de son nez, c’est la tête de mule. Je suis venue ici pour voir le chalet et y déjeuner, on va le trouver ce chalet, même si ça nous prend 15 jours!!!!!!
Non je ne suis pas obstinée du tout, qu’est-ce qui a bien pu vous donner cette impression?
Mr Papillon regarde sa montre, ok, nous repartons. Demi-tour, on repasse le pont, et on monte sur la droite.
Ô miracle, le bon vallon, les bons chalets!!!!!
Ca tombe bien, nous sommes vraiment affamés, il nous reste juste ce qu’il faut comme énergie pour rejoindre le chalet tout là-haut, là-haut.
Personnellement il faut que je fasse attention de ne pas poser mes grands pieds sur ma langue tellement je suis fatiguée et affamée. Le loup de Tex Avery à côté c’est de la gnognotte!
Je confonds une dernière fois le chalet avec celui d’un voisin (le même, mais un peu plus grand, et sans voisin), et nous y voilà.
Yes, yes, yes, à nous le saucisson, le bon fromage de montagne, le pain aux céréales, les figues séchées, le repos et le confort du petit chalet. C’est du confort tout simple et un peu spartiate, mais on s’en fiche, il est trop mignon ce petit nid de montagne.
Et là c’est le drame, l’échec, la déception. Erreur de clé. Nous avons la clé de l’une des chambres du gîte et pas celle du chalet. Nous voilà à la porte du petit paradis.
Adieu le petit café et ma sieste, nous devons pique-niquer dehors, au soleil.
Il y a bien pire comme « punition », le paysage est superbe, le soleil bien chaud et le casse-croûte délicieux. Le seul inconvénient c’est que la neige c’est froid, et que au terme du pique-nique je ressens comme une petite fraicheur de fesses. Mon blouson a beau être chaud et bien imperméable, le froid a fini par traverser.
En montagne il ne faut jamais trop s’attarder, il est donc temps de redescendre pendant qu’il fait encore grand jour et grand soleil. Il fait très froid dès que le soleil va réchauffer une autre montagne. En route les marcheurs!
En quittant le hameau Mr Papillon me fait découvrir le sens premier du « tomber en amour » de nos cousins québecois: essayez d’embrasser votre amoureux en ayant des grands pieds aux pieds, et bien je vous le dis: vous tomberez! Il s’en est fallu de très très peu que je me retrouve le bout du nez dans la neige (c’est froid la neige, je vous le rappelle)
Un peu moins de 2 heures plus tard nous étions de retour à La Teppio, épuisés mais très contents de notre promenade. Mr Papillon a pris de belles couleurs. Moi j’ai pris….l’air (les couleurs je n’y arrive pas). Inutile de dire que nous avons très bien dormi et que le Harry Potter n°7 de Mr Papillon n’a pas beaucoup avancé.
Pour bien finir, la question/blagounette du jour:
Pourquoi les tanches sont-elles toujours à l’heure? Réponse demain si vous êtes sages, j’attends vos propositions!

