Carte postale new-yorkaise : infos pratiques

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Nous voici au terme de mes billets new-yorkais qui m’ont permis de prolonger encore un peu l’impression de vacances et vous serons j’espère utiles pour préparer un futur voyage dans cette ville fabuleuse.

Nous sommes partis avec Air France, en A380 et en croisant très très fort les doigts mi-Septembre lorsque les pilotes ont décidé d’achever la compagnie en lui faisant perdre 500 millions d’euros.
En surveillant leurs offres nous avions trouvé des aller-retour à 700€. C’est cher, mais j’aime bien le confort de l’A380, la gentillesse absolue des équipes navigantes Air France et le champagne servi à l’apéro. Mr Papillon lui s’en fiche, mais il aime voir son épouse contente, du coup il a cédé et apprécié le retour rapide et confortable (pendant lequel nous avons dormi, miracle!!)

Pour nous loger nous avons testé AirBnB pour la toute première fois. La recherche n’a pas été aussi simple que prévue puisque nous avons essuyé plusieurs refus ou non-réponses, mais avec un peu d’acharnement nous avons trouvé et été accepté par un hôte adorable pour un petit studio dans une rue tranquille du Lower East Side (un peu l’équivalent new-yorkais du Xème arrondissement parisien).
Pour le budget cela varie beaucoup selon la période je pense, et évidemment dépend du quartier et du type d’appartement mais dans notre coin et pour un studio il faut compter entre 100 et 150€ par nuit début Octobre.
La formule nous a bien plu car disposer de sa mini-cuisine est vraiment agréable lorsqu’on reste longtemps, et en termes de budget c’est sans comparaison avec l’hôtel (il fallait compter 300€ par nuit pour les quelques hôtels que nous avions regardés).

Pour nos entrées dans les musées et notre visite à Miss Liberty nous avons commandé sur internet notre New-York CityPass et l’avons récupéré au guichet de notre première visite.
Le pass coûte 110$ et permet d’économiser un peu de plus de 40% sur le prix des entrées et d’éviter la queue dans la plupart des attractions. On dispose de 9 jours pour l’utiliser, c’est donc parfaitement adapté à une semaine sur place.
Pour nos entrées au Whitney je les avais réservées sur Internet, j’ai juste à donner mon numéro de commande pour qu’un adorable jeune homme arborant un collier dément sur sa chemise (only in New-York!) me les donne en me souhaitant une excellente visite… en Français.

Pour circuler nous avons pris un taxi pour arriver et repartir, les yellow cabs proposent un tarif fixe à 52$ pour faire JFK – Manhattan. Ne pas oublier d’ajouter au moins 20% de tip, mais cela reste très économique car avec les bouchons et la distance – 25 km – il faut prévoir une bonne heure de trajet.
Ensuite pour circuler dans Manhattan et à Brooklyn nous avons pris une carte de métro hebdomadaire illimitée à 30$ par personne. La même carte existe en y ajoutant les bus, mais nous n’avons pas voulu nous lancer dans l’aventure en bus et nous sommes limités au métro, c’était parfait.
La logique et la circulation des métros n’a rien à voir avec celle du métro parisien ou londonien (ou même moscovite), on passe beaucoup de temps à éplucher son plan et à lire les panneaux, certaines lignes ne passent pas très fréquemment et ils n’ont pas de système permettant de savoir quand arrivera la prochaine rame, mais le métro est plutôt propre, sûr, ne sent que le métro et pas l’urine comme celui que je prends quotidiennement, c’est donc plutôt une bonne surprise.

Pour le volet nourriture et bonnes choses vous avez tous les détails dans mon billet mais sachez juste que pour manger il n’y a que l’embarras du choix, et nous avons essayé plein de trucs: diner, street food, whole food market, les épiceries de quartier. Vous ne mourrez jamais de faim à New-York!
Et pour réserver une table dans un restaurant, rien de plus simple: open table!

Pour finir, il y a de vrais beaux talents dans le métro de New-York. C’était le samedi soir en allant voir l’Empire State Building. Un petit instant de grâce (petite pensée pour cette chère NKM) dans le métro new-yorkais…

Quelques images de nos balades new-yorkaises encore….

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Carte postale new-yorkaise: A table!!!!

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New-York est comme Paris, Londres ou Tokyo: une capitale gastronomique. On peut manger tout et n’importe quoi dans cette ville qui semble en permanence à table, et le manger quasiment n’importe quand.

Résultat sur toute la longue liste de délicieuses adresses données par les amis et les copines de Twitter & Instagram, il nous en reste les 2/3 à essayer.
Il dire qu’avec nos déjeuners prévus chez Nougatine at Jean-Georges et au Bernardin cela réduisait naturellement nos envies d’autres déjeuners ou dîners gastronomiques ou pour des breakfasts gargantuesques.
Du coup je commence déjà à bassiner Mr Papillon sur un prochain nouveau voyage dans la Grande Pomme pour reprendre notre exploration culinaire et nos balades dans la ville.

Pas vraiment de juste milieu dans nos choix: des étoiles au Michelin et de la street food, ce serait un bon résumé de nos choix.
Pour les étoiles, je vous renvoie à mes billets sur Nougatine at Jean-Georges et le Bernardin, tout est dedans.

Pour le reste, voici les quelques adresses que nous avons testées et aimées:
On va commencer par notre diner coup de cœur: Remedy, ci à quelques rues de notre appartement et où nous avons été dîné le premier soir. Remedy est aussi installé à une portée de lance-pierre du mythique Katz (souvenez-vous, l’orgasme simulé de « Quand Harry rencontre Sally ») que nous avons évité, l’odeur de graillon et la vilaine réputation de l’endroit nous ayant rebutés.
Remedy est un vrai diner américain, comme ceux que l’on voit dans les séries et les films, avec petits box pour quatre, banquettes en vinyle, carrelage à grands carreaux, et grands classiques américains au menu.
Tout ce que nous avons goûté – grilled cheese, cheeseburger, salade Popeye et club sandwich – a été préparé à la commande, c’est donc bien frais, les légumes croquants, et bon, voire très bon (la salade Popeye était parfaite!!). Et puis j’avoue, si on me propose de la root beer je craque forcément.
Une chouette adresses à l’accueil simple et gentil.

A côté de chez nous nous avons eu la chance d’avoir deux très bonnes adresses réputées:
Doughnut Plant, un fabuleux atelier qui produit les meilleurs doughnuts de New-York, rien que ça. Leur particularité? Légers et pas gras. Il faut le faire pour des beignets!
Ils sont fiers d’avoir produit le premier doughnut à la crème brûlée, j’avoue ne pas bien comprendre la magie du truc, par contre j’apprécie mieux le concept du beignet carré, beaucoup plus grand et gourmand que son ami rond à trou central.
Je ne me suis toujours pas remise du « Black Out », un doughnut tellement chocolat qu’il ne peut l’être davantage. Une merveille, rien que ça.
L’apple cinnamon de Mr Papillon était assez fabuleux dans son genre, totalement de saison avec Halloween en pleine préparation dans toute la ville.
Nous avons également testé le chocolate & hazelnut très gourmand et le gigantesque cinnamon bun, digne petit frère du cinnamon roll.
Une excellente adresse pour les gourmands!!

L’autre très belle adresse proche de chez nous était Russ & Daughters, honorable institution centenaire et venue de Russie qui propose des poissons fumés sublimes, les œufs de poisson des plus simples aux plus prestigieux,  des cream cheeses travaillés avec art et donc les bagels qui permettent de déguster tout cela ensemble et immédiatement. Très très savoureux!
Nous avons testé deux bagels: un classique saumon fumé et cream cheese nature généreusement garni d’un saumon (un « gaspe nova » je crois) à mourir et un « super heebster » dont voici la description, en VO: « Whitefish & Baked Salmon Salad with Horseradish Dill Cream Cheese and Wasabi Flying Fish Roe on a Bagel ». J’en salive rien que d’y repenser.
Et si jamais vous avez une envie de sucre, les pâtisseries et confiseries aux recettes venues de la Russie des tsars et d’Europe de l’Est sont là.
Mémorables peanut butter & chocolate drops dégustées en haut de l’Empire State Building, et délicieuse babka à la cannelle rapportée dans nos bagages.
Bref, une adresse à essayer absolument si vous faites un tour dans le Lower East Side, surtout que l’accueil y est adorable!

A Brooklyn nous avons pu tester sans poireauter pendant des heures les burgers et hot-dogs du célèbre Shake Shack.
Rien de révolutionnaire, hein, juste de la viande sans hormone, des steaks dont on choisi la cuisson, du bon pain (toujours un peu trop sucré et un peu trop mou à notre goût), du bon fromage, des pickles comme je les aime à la folie… bref de la junk food  faite avec soin, qui ressemble à ce que l’on trouve dans nos food-trucks parisiens. Nous nous sommes régalés, évidemment!

A Brooklyn toujours nous avons fait une pause chocolatée chez Jacques Torrès. Ma photo de chocolat chaud n’est pas très jolie, mais je vous promets qu’il mérite le détour et la pause douceur.
Un endroit charmant, chaleureux et ultra-gourmand! Ce doit être dingue de s’y arrêter en plein hiver quand il fait bien froid, retour à l’enfance immédiat je pense.

Nous avons évidemment fait quelques courses pour nos petits déjeuners chez Whole Food et autres petits supermarchés façon Monop’ Gourmet disséminés partout dans Manhattan.
Pas donnés évidemment (enfin comme Monop’ quoi), mais les boutiques sont en général très jolies, et l’organisation des caisses de Whole Food d’une efficacité charmante (oui oui) et redoutable!
Nous nous sommes aussi arrêtés dans ces petits cafés et pâtisseries que l’on trouve à tous coins de rue dans le Lower East Side, Soho, Nolita et Greenwich, toujours parfaits à l’heure du petit-déjeuner ou pour un goûter gourmand.

 

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Nougatine at Jean-Georges
1 Central Park west
New York, NY 10023

Le Bernardin
155 West 51st Street
New York, NY 10019

Remedy Diner
245 E Houston Street
New York, NY 10002

 Russ & Daughters
179 East Houston Street
New York, NY 10002

Doughnut Plant
379 Grand Street
New York, NY 10002

Shake Shack Brroklyn
409 Fulton Street
(between Willoughby Street and Adams Street)

Jacques Torres
66 Water Street (DUMBO district)

Carte postale new-yorkaise : les mythiques

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Les mythiques?
Ok, mes mythiques, ceux qui me font rêver et qu’ai éprouvé le même plaisir à revoir que j’avais eu à les découvrir il y a 7 ans.

Le Guggenheim Museum et l’Empire State Building .

Il est impossible de photographier quoi que ce soit au Guggenheim et les expos y sont de qualité variable car l’art contemporain n’est pas toujours hyper accessible, mais le bâtiment même du musée – signé Frank Lloyd Wright – est magique et mérite une visite. Lui et la collection de Kandinsky qui demeure magique (quand elle est présentée, si l’exposition temporaire du moment prend trop de place elle disparaît dans les réserves).

Donc il faut faire la queue, même avec un pas ou un billet acheté sur internet, on est parfois déçu par l’expo présentée, mais le bâtiment me fait rêver. La petitesse et la forme étrange du bâtiment de l’extérieur, la grâce et la délicatesse de l’intérieur, et le plaisir incomparable d’y voir une exposition car la circulation est facile, même lorsqu’il y a beaucoup de monde comme ce pluvieux samedi matin où nous nous y sommes rendus.

La collection Kandinsky était là, une collection d’œuvres impressionnistes et de Picasso a tomber par terre aussi, et du Klein était là, tout bleu d’amour dehors, ce fut une visite parfaite.

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Et l’Empire State Building… Bein la vue quoi! THE view!!
Quiconque est monté au 86eme étage sera d’accord avec moi je crois.
Cette vue est absolument folle. On prend conscience de la concentration de Manhattan, on découvre le canyon urbain sous un autre angle, et on quitte le bruit de la ville.

Le cadeau génial du New-York City Pass: une double entrée, de jour et de nuit.
Le même jour, oui bon d’accord, mais nous avons adoré!
Pour la petite histoire le soir nous avons même fait les six derniers étages à pieds afin d’éviter la queue aux ascenseurs du 80eme étage. C’est amusant d’apercevoir un petit peu du dessous d’un tel bâtiment. Les six étages se parcourent très bien et l’ascension ne prend que quelques minutes. Elle justifie même de déguster les chocolate and peanut butter drops achetées chez Russ & Daughters un peu plus tôt dans la journée.

La première fois que j’avais découvert l’Empire State Building c’était aussi de nuit, et j’ai retrouvé cette même impression de souffle coupé devant cette masse de building tellement lumineux qu’on se croirait en plein jour. Cette vue est magique, vraiment.

Mais la prochaine fois nous suivrons le conseil d’Hélène et monterons en haut du Rockfeller Center afin d’avoir cette vue magique, et l’Empire State Building dans notre champ de vision.

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The Empire State Building
350 5th Avenue
New York  10118

Ouvert tous les jours de 8:00 à 2:00 (oui, du matin)

The Guggenheim Museum
1071 Fifth Avenue at 89th Street
New York

Fermeture hebdomadaire le Jeudi
Ouvert de 10:00 à 17:45 (nocturne le samedi jusqu’à 19:45)

Carte postale new-yorkaise : les poppets

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Les poppets ?
Mais oui, les adorables petites bestioles que l’on croise dans ce monde, et en l’occurrence les un petit peu moins mignonnes mais assez scotchantes: nos amis les dinosaures. Mais même là j’en ai trouvé des mignons :-)

Le muséum d’histoire naturelle de New-York est un musée assez dingue: il est d’une richesse incroyable, il parle aussi bien des différentes espèces animales que de l’Homme, tout y est mis en scène de manière réaliste et poétique (oui c’est manifestement possible, ces gens sont très forts) et comme au Met on peut y passer trois jours pour réussir à tout voir.
Nous n’y avons passé que quelques heures avant notre déjeuner au Bernardin.

J’aurais volontiers écrit que j’ai adoré mais si je veux être complètement honnête je dirais que j’aurais adoré si le musée avait été réservé quelques heures par semaine ou par mois aux adultes uniquement.
Ce musée grouille de groupes scolaires. Et croyez-moi, c’est douloureux et hautement pénible pour qui n’est pas enseignant en maternelle, car oui supporter ça implique une formation spéciale.
Nous échangions il y a peu avec Holly et Philomène sur les différences fondamentales avec l’éducation à la française et l’éducation à l’américaine. Et bien ce n’est pas un vain mot.
30 minutes de film sur la création de l’univers sous la jolie petite géode, pas une seule seconde de silence. Pas une. On ne parle pas de bébés ou d’enfants en bas âge, on parle de gamins à l’école primaire ou au collège. Pas une seconde de silence. Du coup chapeau bas à nos enseignants qui organisent avec des groupes d’écoliers et parviennent à leur faire conserver une attitude courtoise et respectueuse!
Nous sommes ressortis horrifiés. Et avons fui toutes les ailes où nous avons croisé des classes.
Autant dire que cela écourte la visite, malheureusement.

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Les autres poppets, les écureuils de Central Park évidemment!
Mon Dieu que ces bestioles sont mignonnes!!! Mais en fait je crois qu’ils le savent très bien – voire un peu trop – et en jouent sérieusement.
Je suis une femme extrêmement faible devant de jolies frimousses couvertes de poils qui semblent très doux, du coup j’ai passé une semaine à les chercher partout et à les mitrailler (de photos!) à chaque fois que je les ai trouvés.

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American Museum of Natural History
Central Park West at 79th Street
New York, NY 10024-5192
Phone: 212-769-5100

Ouvert tous les jours de 10:00 à 17:45
Sauf Thanksgiving et Noël

Carte postale new-yorkaise: la High Line

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Voilà un endroit new-yorkais que j’avais très envie de voir depuis que j’en avais découvert l’existence puis vu quelques images grâce aux carnets de route de François Busnel sur les auteurs américains: la High Line.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, la High Line est un sentier vert construit sur d’anciennes voies ferrées au Nord-Est de Manhattan. L’endroit est devenu un temple hipster, hype et méga-bobo. Bref tout pour nous plaire à nous les bobos parisiens. A nous et à toute personne aimant un peu la verdure et les choses bien faites. L’endroit est absolument délicieux.

Elle démarre à Gansevoort street et s’achève au niveau de la 34ème rue (ou vice versa), ci-dessous le plan très fait trouvable sur le site des amis de la High Line.

High Line map NYC

La High Line permet de se promener en hauteur et donc loin du bruit dans des quartiers déjà charmants ou en pleine transformation (le Meatpacking district est en pleine et massive reconstruction, waouh!!) et donc de découvrir Manhattan d’une toute nouvelle façon. Génial!
Nous avons fait notre promenade en fin d’après-midi, après notre déjeuner au Bernardin. Le ciel oscillait entre soleil de fin de journée et nuages gris et menaçants, la lumière était dingue.

La High Line est clairement un de nos chouchous new-yorkais, un « must see » et clairement l’un des endroits où nous reviendrons à chaque escapade new-yorkaise.

Photos! <Cliquez sur l’une des images pour ouvrir la galerie et voir les photos en grand>

Carte postale new-yorkaise : At the Met

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Ça n’a pas manqué: vendredi à 20:30 j’étais couchée. Épuisée.
Une journée entière à arpenter les cloîtres puis les couloirs du Met ont eu raison de mon énergie, KO par excès de musée!

Le Met est comme le Louvre, il faut prévoir plusieurs jours pour être capable de le visiter en entier. Il y a tout dans ce musée: le monde entier et quasi toutes les époques.
Forcément on ne sait plus où donner de la tête ni dans quelle direction aller lorsqu’on arrive à une intersection de couloirs.
Ce musée est évidemment un des « must see » de la ville, comme l’Ermitage à Saint-Petersbourg (j’en rêve de celui-ci!) ou le Louvre à Paris. Et ne pas oublier d’y ajouter la visite des cloîtres au Nord de Manhattan, l’endroit et les collections sont assez scotchantes.

<The Cloisters – cliquez sur l’une des photos pour ouvrir la galerie et voir les images en grand>

Disons-le tout de suite, j’ai passé la journée à m’interroger sur la provenance de certaines pièces – et quand je dis pièce je parle aussi de pièces entières venant de châteaux français, italiens et britanniques – qui donnent soudain l’impression comme l’a dit très justement Mr Papillon que le reste du monde a disparu et qu’il n’en subsiste que ce qui est présenté au Met.
La France n’a plus et ne sais plus conserver ses cloîtres, églises et châteaux si on la regarde à travers le prisme de ce gigantesque et incroyable musée.
Comment du mobilier ayant appartenu à la chambre de Louis XIV ou des vitraux de la cathédrale de Rouen peuvent-il se retrouver ici?
Je sais que cela pose aussi la question de ce bel obélisque installé place de la Concorde, je le sais et je comprends très bien que des Égyptiens puissent en être fâchés. Pour la première fois je prends conscience du sujet et je reste très dubitative.

<La collection égyptienne>

Disperser des monuments et des œuvres afin de les préserver de la destruction comme ce fut le cas du temple de Bendur, je comprends complètement, mais emporter des pièces entières de châteaux qui sont très manifestement en bon état et installées dans un pays qui protège son patrimoine (enfin, pas si bien manifestement…), c’est moins facile à comprendre.
J’en conclus que le nobliaux français un peu désargenté n’est pas difficile à convaincre et son mobilier pas bien cher vu la quantité de pièces et objets présentés.

<En vrac les trésors japonais, la peinture française des XIX-XXèmes, les chefs d’oeuvres hollandais du XVIème, l’armure d’Henri VIII, bambi en perles de verre>

Reste que ce musée est passionnant, que leur collection d’œuvres impressionnistes et de sculptures françaises de la fin du XIXème est sublime et que rien que pour cela il faut aller y faire un tour.
J’ai adoré l’aile américaine avec ses sublimes fenêtres de Louis Comfort Tiffany et son atelier, et le salon de Frank Lloyd Wright au style impeccable.
L’aile égyptienne est d’une richesse inouïe. Cela fait longtemps que je n’ai pas été visiter celle du Louvre, mais dans mon souvenir elle est beaucoup moins riche.
Le trésor inca est totalement hallucinant. Les Espagnols n’ont pas réussi à tout piller et fondre, et le peu qu’il reste est incroyable à voir. Quand nos amis manquaient d’or ils travaillaient l’argent de manière tout aussi bluffante. Par contre le concept du « couteau de cérémonie » est assez glaçant quand on se souvient de ce à quoi il servait.

<Le trésor Inca>

 

<L’aile américaine>

Et puis bien sûr il faut monter sur la fameuse terrasse où les new-yorkais viennent pour prendre un verre tant la vue sur Central Park est originale et magique. Soudain nous flottons sur les arbres…

Carte postale new-yorkaise: Lunch at Le Bernardin

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Et de quatre…
Je me suis surprise toute seule en en faisant la liste et ai commencé à sentir une pointe de culpabilité – foutue éducation judéo-chrétienne – vite dissipée.
Nous avons eu le bonheur de tester et savourer la cuisine et le service de quatre merveilles trois fois étoilées par le petit livre rouge (pas celui-là, l’autre, le made in France).

Après beaucoup d’hésitations autour de la « raisonnabilité » de réserver un restaurant trois étoiles à New-York et du fait de devoir prévoir une tenue casual chic avec veste pour Mr Papillon j’ai fini par cliquer sur le bouton « réservation » du site du Bernardin.
Et mettre une alerte dans mon calendrier pour les appeler 48h avant le rendez-vous pour te confirmer notre venue.

Ce restaurant mystique réputé pour sa cuisine de la mer est situé à deux pas de Time Square, ce qui est extrêmement surprenant, et le devient encore plus une fois qu’on a goûté à la sérénité et au calme de l’endroit.
Luxe, calme et volupté sont bien les maîtres-mots de tous ces incroyables restaurants. Vous avez le cafard ou haïssez le monde? Venez passer 2 heures ici, vous sortirez guéri.

Le bar et l’espace destinés aux gourmands qui n’ont pas réservé tout près de l’entrée du restaurant est ravissant. Mais je ne suis pas objective, je tombe à chaque fois amoureuse des bars des beaux restaurants.
Nous sommes accueillis en français, ce qui ne manque pas de nous surprendre agréablement. Il n’y a pas que la cuisine et le chef – Eric Rupert – qui sont français ici.

Notre table est installée dos à la paroi qui sépare le bar de la grande salle, nous avons donc une vue parfaite sur toute la salle. Et cette idée d’installer 2 amoureux sur une table ronde prévue pour quatre est parfaite, nous sommes près l’un de l’autre plutôt qu’en face et nous avons plein de place.

Je n’ai toujours pas réussi à déterminer si notre adorable (et charmant) hôte était français a physique très américain, ou Américain a français impeccable. Mystère, toujours est-il que nous n’avons été choyés et conseillés qu’en français et que c’est très agréable, même lorsqu’on maitrise la langue de Shakespeare.

Au menu pour ces messieur-dame: le tartare de thon rouge au foie gras (recette signature du chef) et les noix de Saint-Jacques au beurre noisette, puis la saumon à l’unilatéral, ses légumes verts et son beurre de cerfeuil et le bar rayé a la sauce au vin rouge et gingembre avec salade de papaye verte et riz rouge du Boutan, et pour finir Pavlova au sorbet noix de coco, ananas rôti et sirop de yuzu et praliné au chocolat et orange confite. Dans mon verre un mélon de Bourgogne californien parfait.
En amuse-bouche des rillettes de saumon à tomber, en mignardise un financier aux framboises léger comme un nuage. Et pour nos 5 ans de mariage et 7 ans de rencontre un parfait à la vanille accompagné de rubans de ganache et une mignonne bougie.
Tout est parfumé – et en cascades les parfums, c’est ça la magie des ces chefs – cuit à la perfection, donc très peu lorsque l’on parle de produits de la mer exceptionnels. La présentation des plats est évidemment impeccable, tous les aliments sont mis en valeur, comme le sera leur saveur ensuite. Les portions sont de la juste taille, j’ai pu aller au bout du repas sans avoir l’impression d’exploser, mais Mr Papillon est sorti de table parfaitement rassasié.
Si je devais émettre une remarque, ce serait: mais enfin c’est quoi ce beurre doux??? Les enfants quand on propose une corbeille de pains maison si variés et délicieux on les accompagne d’un beurre salé. Vous travaillez les produits de la mer bon sang.

Le service est parfait et adorable, très très soigné mais jamais guindé ou pesant. On est choyé, pas sur-couvé.

Tout ça pour dire que si vous venez à New-York, aimez la très grande cuisine et les produits de la mer et pouvez vous permettre ce genre de très beau cadeau, ne vous en privez pas, offrez-le vous, vous en garderez un sacré souvenir.

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Le Bernardin
155 W 51 Street
10019 New-York