Dans les vignes

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Pendant quelques semaines en Septembre et Octobre la vie de ma belle-famille marque une pause dans son cours normal et se met à respirer au rythme de la vigne et des vendanges.

Tout est scruté et observé: la température extérieure, le ciel, le soleil, l’humidité de l’air et la pluie, la vigne, ses belles feuilles vert et or, les grappes et les grains de raisin plus ou moins dodus.

Commence alors ce long sprint de 15 jours de récolte, de 6 heures le matin à 21h ou 22h le soir, passant d’un rang à l’autre, d’une parcelle à l’autre à bord de la grande sauterelle mécanique chargée de secouer les vignes pour qu’elles donnent leurs précieux fruits ou du tracteur permettant de les rapporter à la cave où le marathon du pressage et de la vinification a commencé.

Chacun connaît son rôle et chaque maillon de cette grande chaîne entre hommes et vigne est précieux et important.
Cette période est toujours un peu spéciale pour Mr Papillon et elle le devient de plus en plus pour moi aussi.
Il s’inquiète de la météo, du niveau de forme de son Papa, de sa confiance sur l’état des vignes et le niveau de maturité du raison, de l’état d’esprit de son oncle qui va se charger de la vinification. Je sens cette tension arriver jusqu’à Paris dans notre petit nid.

Alors lorsque nous pouvons venir à Nantes à cette période, Mr Papillon a une mission qui lui tient à coeur: apporter le café à son papa et à son coéquipier de cueillette dans les vignes.
Lorsque l’on met en marche la sauterelle (je vous jure que la machine à vendanger ressemble à une sauterelle géante!!) à 6h le matin, le café de 10h n’a pas de prix et à un goût bien particulier.

Tout comme accompagner le patriarche de la famille voir les vendangeurs au travail.
Oh bien sûr il ne ferait pas comme ça et il râle un peu, mais son petit-fils voit aussi combien il est heureux d’être là, malgré les douleurs et la santé qui décline. Et puis ses fils ont fait du beau boulot avec le domaine qu’il a créé, ce n’est pas rien tout ça!!

Toute la famille était réunie samedi soir pour rencontrer le dernier né de la famille et goûter le vin nouveau en savourant un morceau de fouasse maison.

Quant à nous les Parisiens aux métiers parfois si abstraits et virtuels, cela nous fait un bien fou de venir voir la récolte de ces jolis fruits qui ont demandé tant de travail et de patience, d’admirer la lumière dans les feuilles des vignes, de sentir l’odeur de ce jus de raisin en plein effervescence (dieu que ça bouillonne dans les cuves!). Nous nous souvenons soudain du cycle des saisons, des temps de la nature. Les pieds dans l’herbe mouillée, nos cerveaux aussi reposent leurs pieds sur terre. Nous respirons a pleins poumons l’air doux et piquant de l’automne, changeons notre rythme pour tenter de le recaler sur celui du monde.

Et puis cela me donne envie de ressortir mon appareil photo pour immortaliser cet instant, cette lumière.

A Carnac, des questions, par Elma

Aujourd’hui je vous propose un billet pas tout à fait comme les autres.
Aujourd’hui je laisse la plume à notre nièce Elma qui a été – accompagnée entre autres de Mr Papillon – visiter le site de Carnac.
Merci Elma de partager tes impressions, tes interrogations et tes trouvailles avec nous!!

Mercredi 6 février je suis allée à Carnac voir le musée de la préhistoire, des dolmens, des tumulus et des menhirs .

1 Les menhirs de Carnac (il y en a 4 000 !) qui sont la depuis très longtemps (6000 ans avant JC) sont des pierres de granite qui ont été placées dans la terre. Et ça ressemble a toutes les formes (triangles, carrés).
Ce qui était chouette, c’est qu’on avait le droit de courir au milieu des menhirs !

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2 Des dolmens.
Des dolmens sont des pierres placées dans la terre et qui font une sorte de cabane.

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3 Un tumulus
Un tumulus ce sont deux grosses pierres qui sont debout, et au milieu de ces deux grosses pierres, on met de la terre. Puis on rajoute une grande pierre par-dessus, et on recouvre de terre.
Le tumulus servait de tombe: on enlevait la terre pour mettre le corps du mort.

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Comment faire le feu on temps de la préhistoire ?

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On fait le feu a partir de paille, de bouts de bois, de duvet d’oiseau.
On ne peut pas faire du feu avec des silex : ça prendrait beaucoup trop de temps !
Et même si ça prend trop longtemps, on ne peut pas faire du feu avec deux silex.

Par contre, on peut faire du feu en frottant très fort deux bouts de bois.

ALLEZ VISITER CARNAC: AU MOINS ILS SONT GENTILS ET IL Y A PLEIN D’ACTIVITEES !!!!!!!!!!!

Dans les marais de Guérande

Dimanche dernier, en plus du plaisir immense d’aller déjeuner chez un couple d’amis qui habitent le golfe, nous avons eu le bonheur de découvrir les marais qui se cachent derrière le si célèbre sel de Guérande.

Des années que ce sel et sa tout aussi fameuse « fleur » sont présents dans les cuisines familiales, parfument et salent les plats, cuisent le foie gras, il était temps de découvrir le secret de sa culture.

1500 ans, voilà l’âge de la méthode de culture du sel guérandaise.
Et rien n’a changé, si ce ne sont les matériaux utilisés dans la fabrication des outils permettant l’extraction du sel et son ramassage.
Le procédé est extrêmement simple et tout aussi sophistiqué: les paludiers utilisent les grandes marées pour remplir des réservoirs naturels d’eau de mer (salée donc). Cette eau est ensuite acheminée lentement et à travers différents bassins peu profonds au sol d‘argile, très subtilement en pente (on ne la distingue pas à l’œil nu mais l’eau s’écoule sans assistance) et reliés les uns aux autres par des petites portes et selon un chemin bien défini, jusqu‘à ce qu’elle atteigne après plusieurs jours les bassins centraux où se trouvent les « œillets » permettant de ramasser le sel.
Son périple permet à l’eau de mer d’atteindre la bonne concentration en sel (230g de sel par litre d’eau). Le soleil et le vent font le reste et permettent la constitution du sel (cristaux gris au fond des bassins, fleur en surface).

Si les marais salants de Guérande ont failli disparaître dans les années 70, tous les efforts menés par les habitants de la région et les paludiers portent aujourd’hui leurs fruits, les marais sont exploités, de nouveaux paludiers s’installent, et les Salins du Midi se sont sentis obligés d’acquérir quelques parcelles (qu’ils n’exploitent pas) pour essayer de limiter la concurrence que leur font les plus célèbres marais salants de France.

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Si vous venez dans la région, pensez à réserver vos places auprès de Terre de Sel (la coopérative des paludiers) pour l’une des balades guidées dans les marais, les explications sont intéressantes, données de manière très pédagogique, la promenade est facile (y compris pour des jeunes enfants), le site incroyable et le bâtiment/boutique regorge d’informations intéressantes, d’expositions et de jolis produits locaux.